pensez-y même pas

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CENT-UNIÈME…

traduction : peu importe le nombre de pensées qui montent en vous… à chaque pensée qui se présente, on devrait (ou pourrait – note du chroniqueur) se demander, avec diligence : en qui cette pensée émerge-t-elle ? – Ramana Maharshi

tiens donc, je citais justement Ramana Maharshi dans ma chronique d’hier… si vous ne me croyez pas, n’allez surtout pas voir… mais revenez… 😉

je suis certain que vous aussi vous avez déjà essayé de ne pas penser… tough non ?

imposible en fait, on le sait tous et toutes… on n’empêche pas une tête de penser, pas plus qu’un coeur d’aimer…

ah on peut bien penser qu’on ne pense pas, mais ça, pensez-y pas, ça pense tout seul… tout le temps, même quand on dort…

la vie se pense comme elle se respire… comme elle s’inspire et s’expire, comme elle se boit et se pisse… se mange et… OK OK on a compris le chroniqueur…

alors une pensée à la fois, demeurons vigilant(e) et laissons-les aller où et quand elles veulent… car les pensées sont sauvages et meurent rapidement aussi…

assez simple en théorie… mais on le cherche encore ce foutu pays… pas loin de la république d’abstraction parait… bon voyage..

une pensée à la fois, sentir, observer, demeurer alerte, présent, curieux… ne pas (trop) accrocher., ne pas partir, ne pas juger… les regarder ces fichues pensées… car les pensées ne sont pas que des fleurs…

les pensées sont aussi des bulles… des bulles sauvages et spontanées, indépendantes et parfois encombrantes… des bulles qui montent et qui vont mourir sur les rivages de l’abîme du néant… sans cesse, sans fin, les pensées montent et poppent et pètent et disparaissent… jusqu’à leur réapparition constante et perpétuelle…

toujours de nouvelles pensées ou toujours la même qui change de contenu ? détail insignifiant…

une pensée à la fois, simplement parce qu’elles sont là, ici, nulle part et partout à la fois… les pensées sont infinies et infiniment perpétuelles…

comme nous le rappelle Ramana, ce qui importe n’est pas tant d’observer le contenu de nos pensées mais davantage de se demander à qui elles arrivent ? et petit complément philosophique, d’où elles viennent… et où elles vont…

une pensée à la fois… regarder, accepter, ne pas juger, observer et laisser aller…

car pas si grave de penser… tout le monde le fait, et c’est le propre de l’humain… et comme le dit Gandhi, le bonheur consiste à aligner harmonieusement pensées, paroles et actions… marcher sa parole quoi…

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alors peu importe d’où elles viennent et où elles vont, si elles s’arrêteront un jour ou pas, probablement que oui au moment de notre mort, observons cette boîte à surprises qui fait apparaitre l’une après l’autre et l’une à la file de l’autre des pensées multiples, sans cesse… et sans arrêt, ou presque… flot perpétuel de pensées…

peu importe leur nombre, leur saveur ou leur couleur, les regarder comme un film, comme un fil qui les enfile les unes après les autres… pour les laisser partir vers nulle part, dans le grand dépotoir à pensées… ou centre de recyclage, c’est selon… là d’où elles émergent, et retournent… dans le grand mystère… comme nous…

ouf… une chance que nous ne sommes pas nos pensées…

_______
« As long as duality is there, no happiness is possible. »

Duality appears together with the sense of individual existence. It’s a package deal. As soon as you subscribe to « I am this, » you automatically get « I am not that » as well. When duality operates in this way, the sense of separation from everything else, that is everything that is perceived as « not-I, » is inevitable.

Actually, you even conceive of the Self, which you always are, to be something separate from you. You then think of it as an object to be attained and start to search for yourself! What could be more ludicrous? In duality, everything becomes wrong. It goes without saying that happiness, other than the most fleeting taste, is not possible in these mixed-up circumstances.

The Way Of The Bird – Quotations of Ranjit Maharaj, commentarie by Andrew Vernon

Une réflexion au sujet de « pensez-y même pas »

  1. Shayam Anoda

    Cher Ati,
     »je suis certain que vous aussi vous avez déjà essayé de ne pas penser… tough non ?
    impossible en fait, on le sait tous et toutes… »
    J’aimerais faire suite à ton affirmation, en partageant les différentes façons me permettant aisément de goûter au No-Mind (état sans pensé).
    Mes premiers Amours avec le No-Mind se sont déployés tout à fait par hasard, alors que je vivais en yogi dans une grotte himalayenne.

    Lorsque l’on fixe un feu la nuit, sans aucunement battre les paupières, et cela durant au moins 2 heures, vient un moment où tout à coup, les flammes jaune orangé deviennent vert éthérique (dans la tonalité des pommes Granny Smith). Dès l’instant ou les flammes deviennent vertes, le défilé mental laisse place à un Vide de pensé, très spacieux, immuable et totalement Présent au Moment. Une fois enclenché, cet état peut être maintenu sans le moindre effort durant des heures, et cela sans la moindre ébauche de pensé.

    Lorsqu’on fais face à un mur durant 12 heures par jour, en contemplant le Vide entre Soi et le Mur, tout en maintenant l’Attention sur tous les sons ambiants, après 2 mois de pratique environ, les premiers résultats s’annoncent. Ainsi, passé ce délais (dans ma propre expérience) après 7 à 8 heures assis, il advient un moment, où un courant énergétique descend tout au long de la poitrine, pour ensuite remonter le long de la colonne vertébrale
    Dès cet instant, les pensées s’effacent pour ne laisser place qu’au Vide pleinement Conscient d’exister en tant que tel, sans même besoin du support d’un Soi pour vraiment exister, alors pour ce qui est d’une personnalité égotiques, alors là, on à pas finit de rigoler.

    Au cours de cérémonies impliquant des substances tel que l’Ayawasca, les Champignons Magiques, le Peyote ou l’Acide Lysergique Pur, grâce à l’attention soutenue sur le Présent et rien d’autre, le No-Mind Absolu devient alors l’état de prédilection., surtout du au fait qu’il facilite l’entrée en apesanteur respiratoire yogique sur de longues périodes.

    Durant la Méditation, l’ATTENTION SOUTENUE au Moment, aux Sons, à l’Espace, à la Respiration et surtout à la Non-Tension des Lèvres est la Porte Principale permettant l’accès au No-Mind et la Paix incomparable, qui l’habite.

    Lorsqu’on cherche l’Origine des Pensées, cela inévitablement vous mène droit au but..

    Lorsqu’on est totalement rivé au Coeur-même du Présent, la Plénitude qui s’installe alors ne peut laisser aucune place à la moindre pensée.

    Etonnamment, avec de l’entraînement l’état de No-Mind peut-être mentalement invoqué à volonté, notamment au cour d’une conversation à battons rompus, demandant un répit d’avalanche mentale.

    Merci pour l’opportunité ainsi offerte de partager, ce que j’ai du tenir sous silence au cour de tant d’années.

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