
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrième
traduction: si tu te rencontrais, voudrais-tu être ami(e) avec toi-même ?
drôle de question que je ne m’étais jamais vraiment posée… et qui ne se pose pas vraiment non plus il me semble… mais qui incite tout de même à prendre une certaine distance face à soi-même et à se regarder à partir de l’extérieur…
alors si je me rencontrais, voudrais-je être mon propre ami ? ou sal ami, c’est selon… car tout un pepperoni suis-je… mais par chance, ignoré des paparazzis..
quelques mots fous fous qui me font penser à une citation croisée sur le net récemment – et qu’on attribue à la présidente de Taiwan qui n’a jamais été mariée à 59 ans – et qui disait à cet effet ne pas vouloir acheter tout le cochon pour seulement un bout de saucisse… quel tire-bouchon cette politicienne…
attendez que je fouille dans ma mémoire…
tenez c’est elle… sympathique bouille non ?

quant au cochon, je vous laisse l’imaginer…
voyez-vous, être ami avec moi c’est un peu ça… une amitié sans queue ni tête… ni queue de cochon, ni tête fromagée…
de ce côté-ci de l’écran, et de mon clavier, que des jeux de mots nonos qui fusent spontanément et inopinément et que me font péter la fuse régulièrement… alors pour l’amitié, on repassera… c’est ce que nous nous disons mes personnalités multiples et moi… on essaie de cohabiter du mieux qu’on peut…
plus facile de me lire à distance que de me suivre dans ma propre tête… même moi je ne me suis plus moi-même… maladie chronique… car une fois c’t’un gars… deux fois aussi… et le cochon non plus… personnalités multiples…
alors si je me rencontrais, voudrais-je devenir ami avec mon ptit moi-même ?
mais faut-il absolument répondre à cette question monsieur le juge ? car mon avocat n’est pas présent… et on sait que l’avocat, comme la tomate, toujours un fruit de notre imagination…
parlant tomate…

la connaissance consiste à savoir que la tomate est un fruit, la sagesse à ne pas mettre cette tomate dans la salade de fruits alors que la philosophie cherche à savoir si le ketchup est un smoothie…
quant à moi, cette question de faire ami ami avec soi-même relève un peu de la philosophie… ou de la spychologie…
et j’imagine que la bonne réponse à la question est oui monsieur le juge – ou madame la présidente- oui je voudrais être ami avec moi-même…
quoi que lorsque deux personnes sont trop semblables, parfois la chimie n’opère pas… deux aimants positifs ont tendance à se repousser… et j’imagine que si je me rencontrais, je me ressemblerais trop… quoi que je ne me reconnaitrais peut-être même pas car souvent je ne me reconnais plus… car on a une certaine image de soi qui ne colle pas toujours à la réalité des autres…
en fait j’aime surtout cette question pour ce qu’elle peut contenir comme regard extérieur sur soi-même… pour cette distanciation face à soi-même… si je me vois je ne me suis plus…
car moi-même, quand je me croise d’une fois à l’autre, soit dans le miroir ou dans mon âme et conscience, je ne me reconnais pas toujours… je ne suis ni ci ni ça, et encore moins son contraire… et vice-versa…
bien sûr, je tente de faire du sens avec moi-même, le plus possible du moins, mais parfois je n’y arrive pas… ou j’arrive en retard… et that’s all right… voyez, je me parle même en anglais…
disons que j’essaie d’être minimalement cohérent… et optimalement heureux… genre aligner ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais…
ou ne plus penser, ne rien dire et faire rien…
donc d’être un peu qui je suis… quand je peux, du moins… ou quand je ne peux pas faire le contraire de qui je suis…
car bien beau principe le bonheur et l’harmonie, mais nous sommes aussi des êtres de contradiction, de paradoxe… par exemple, nous voudrions tous vivre ensemble dans une communauté d’intention, sans toutefois ne devoir rien changer – du moins pas trop – à nos petites vies d’individualistes invertébrés…
de toute façon, depuis quelques années, je cherche moins les ami(e)s… je suis de mieux en mieux en solo, reclus dans mes bois du grand now, ou avec ma belle et petite Lilia deux semaines sur quatre…
non je ne cours plus après les gens… en fait, parfois je les fuies même… je me trouve même un peu égoïste quand je me dis que si les gens veulent passer du temps avec moi, ils le feront s’ils le veulent et si ce n’est pas le cas, je suis bien en ma propre compagnie…

alors j’imagine que si je suis bien en ma propre compagnie, je voudrais bien être ami avec moi-même… mais pour être ami ami avec moi, je devrai me laisser libre, me donner du lousse, me prendre comme je suis et ça, ça peut changer… ça va changer inévitablement…
mais le but d’être totalement soi-même n’est pas d’être ami avec tout le monde… pour moi, c’est davantage de trouver cette cohérence intérieure, cette intégrité qui fera que l’on sera soi-même peu importe qui est avec nous, soi-même ou quiconque, même la présidente de Taïwan… même si on est tous un peu cochon de tête et d’esprit… j’ai pas dit saucisse, toi lecteur/trice cochon(ne)…
alors ami ami(e) vous et moi ? ami ami(e) vous et vous ?
probablement, d’une certaine façon, même si ce n’est que sur Facebook… puisqu’on partage encore ces mots…
amis pour la vie… et jusqu’à ce que mort nous prépare…

Très intéressant questionnement aussi. Juste d’y penser amène automatiquement une dissociation qui permet de se voir. Une étrange sensation/malaise physique apparaît, comme un décollement de la rétine, c’est l’image qui me vient (peut-être pas pour rien), mais ça se passe surtout au niveau du plexus solaire d’abord comme si j’étais collé à moi-même à cet endroit. Puis en continuant c’est au niveau de la conscience que ça se passe et probablement à tous les niveaux si on veut bien. Pouvoir prendre du recul c’est épeurant et soulageant en même temps. À explorer …..Merci!
Être amie avec soi même, ça commence par là comme ils le disent . Ce chemin que je découvre de plus
en plus dans « le gros bois » de Ste Anne des lacs. Les arbres, le vent, le silence que je goûte en marchant avec mes deux petites chiennes. La compagnie de mon amoureux avec tout son amour qu,il m,offre si généreusement… merci a la vie pour ces petits bonheurs qui me nourrissent au quotidien….
ouinnn je ne crois pas que je serais capable d’être ami avec moi….
suis trop compliqué à suivre, à me suivre….
suis trop compliqué à comprendre, à me comprendre…
suis pas mal difficile d’approche, alors je ne sais si je me laisserais m’approcher…
j’aime bien cet interrogation…. cela me laisse perplexe…. excellente question…
très drôle Ravi! Tu dois avoir un p’tit coté comique que tu ne te connais pas 🙂