ignorance crasse, ignorante race

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarantième

hier je postais une citation qui allait ainsi : apprendre à ignorer certaines choses constitue l’une des voies royales vers la paix intérieure

et quelqu’un a posté un commentaire avançant que l’on ne devait pas trop ignorer… OK j’achète… mais du coup, je me suis demandé à moi-même, de même qu’au monde entier : mais comment on fait pour ne pas ignorer ce que l’on ignore ? comment savoir ce que l’on ne sait pas ? et que l’on ne sait pas ?

en effet, comment on fait pour savoir ce que l’on ne sait pas ? comment savoir tout ce que l’on ignore ? comment découvrir que l’on ne sait jamais rien ? en tous cas, certainement que l’on ne sait pas vraiment tout…

par définition, l’ignorance s’ignore… l’ignorance est ignorée d’elle-même… ignorante… et ignorable…

on ignore pas que l’on ignorera toujours certaines choses…

car il y a toujours quelque chose de nouveau à ignorer… dès qu’on sait un peu plus, on sait du coup qu’on en ignore tout autant… car tant à ignorer pour nous chers ignorants que nous sommes…  on ignore toujours quelque chose, quand ce n’est pas notre propre ignorance même que l’on ignore…

en fait, on ignore tout ce que l’on ignore… jusqu’à ce qu’on le découvre et qu’on se mette en savoir davantage à son sujet… alors plus on sait, et plus on sait qu’on ignore…

en fait, souvent on ignore même qu’on ne sait pas… souvent on ne se doute même pas de tout ce que l’on ignore… on ignore que l’on ne savait pas quelque chose tant qu’on ne le sait pas…  et quand on le sait, alors on sait qu’on ne savait pas… et même quand on le sait, on ne le sait pas vraiment… car que sait-on vraiment ?

mais ignorer n’est pas nécessairement la même chose que de ne pas savoir… il y a certaines choses qu’on ne peut pas savoir, et d’autres choses qu’on ne veut pas savoir… on choisit ce que l’on ne veut pas savoir car il y a trop à savoir…

et souvent on ne veut pas savoir ce qui nous dérange… pour la plupart, nous sommes prêt(e)s à savoir certains choses mais pas n’importe quoi… mais comment on choisit ? que choisit-on de savoir et d’ignorer ? telles sont quelques questions qu’il est plausible de poser ?

mais trouve-t-on toujours ce que l’on cherche ?

et qu’est-ce qu’il est essentiel de savoir ? et d’ignorer ?

par définition, on ignore tout ce que l’on ne sait pas… jusqu’à ce qu’on sache qu’on ne le sait pas… et alors on en sait un peu plus, ou on ne sait pas un peu moins, c’est selon…

si on savait tout ce que l’on ignore !

il y a donc des nuances entre ignorer et ne pas savoir… il y a ce que l’on ne sait pas, ce qu’on l’on ne veut pas savoir, et ce qu’on ne peut savoir… et il y a ce que l’on choisit d’ignorer…

mais le savoir est-il contraire à l’ignorance alors ? le savoir comme à l’opposé d’ignorer ?

nous sommes des ignorants et des ignorantes… plus ignorants et ignorantes que savants et savantes du moins… on sait moins de choses que ce que l’on ignore… et on ignore tout ce que l’on ignore…

on ne sait pas même pas tout ce que l’on ignore… car si on savait… nous ne le saurons peut-être jamais… ou peut-être qu’un jour quand on réalisera tout ce que l’on ignore, nous saurons un peu plus tout ce que l’on ne sait pas…

on ignore probablement tellement plus que ce que l’on sait ignorer… vous me suivez ? you know what I mean ? ou vous l’ignorez ? car souvent on dit qu’on sait et qu’on comprend, mais ce n’est pas le cas… car ignorant(e)s sommes-nous…

ah que c’est compliqué ignorer… compliqué de savoir qu’on ignore… car par définition, nous sommes ignorants et ignorantes de ce que l’on ignore…

un(e) ignorant(e) qui sait qu’il/elle ignore ignore moins qu’un(e) ignorant(e) qui l’ignore… (version ignorante d’un fou qui est fou (ou d’une folle qui est folle car l’ignorance n’a pas de genre) qui sait qu’il/elle est fou/folle etc… genre…

ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas mal… vraiment ? car si l’ignorance tue, la connaissance fait mal en ta… du moins certaines connaissances… on ne veut pas tout savoir… de toute façon on ne peut pas tout savoir…

on ne peut savoir que ce que l’on est prêt(e) à savoir… au moment où l’on est prêt à le savoir… ou plutôt à le recevoir car tout savoir est inévitablement recevoir… on ne peut forcer le savoir, que le recevoir…

recevoir une information quand nous sommes suffisamment ouverts à savoir recevoir… car on n’invente rien, on ne fait que recevoir le savoir… en fait, on ne fait que re-savoir car on a déjà tout su… on sait peut-être déjà tout… suffit de le redécouvrir… se voir de nouveau… re se voir…

mais quand est un bon moment de savoir ? le bon moment… la rose peut-elle éclore avant terme ?

et qu’est-ce que l’on doit chercher à savoir ? et que choisir d’ignorer ?

puisque l’on ne peut tout savoir, on ne peut que s’ouvrir à savoir… demander à recevoir… on propose et la vie dispose… ou l’on s’oppose… en tous cas on suppose…

mais est-ce que savoir et ignorance sont des verbes ou des choses ? en anglais, on distingue knowing – le fait de savoir – de knowledge- la connaissance…

mais sait-on vraiment ? sait-on vraiment quelque chose ? et ce que l’on pense savoir est-il vraiment ce qui est ? car comment sait-on que ce que l’on sait est ce qui est ?

plusieurs questions ce matin que l’on peut choisir d’ignorer… ou pas… car lorsqu’on se met à vouloir savoir,  on doit réaliser du même coup – et accepter surtout – que l’on ne sait pas vraiment rien… que l’on ne sait pas vraiment quoi savoir ? et quoi ignorer…

car si on savait… vraiment… si on savait… on ne pourrait plus l’ignorer…

ah OK… ignorez ça…

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