oh baby

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-troisième

nuit de pleine lune, le sommeil s’évapore, encore, l’âme s’élève et l’esprit gigotte…

et souvent c’est vers 3 h tapant que cet état d’éveil se manifeste… et souvent, aussi, c’est mon maître qui rode dans mes pensées et en mon âme en ces moments de grève somnifuge…

cet homme qui disait n’être jamais né, ni jamais mort, qu’ayant effleuré cette planète…

cet homme qui a prononcé des milliards de mots, ces milliards de mots formatés en des centaines de livres et traduits en de multiples langues, mais qui disait ne pas être un enseignant puisqu’il n’avait rien à enseigner…

rien d’autre qu’une qualité de présence à nous partager, par ses mots, mais surtout par ses silences, par sa présence, par son absence…

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absence d’identité, absence d’égo comme disent souvent ceux qui en ont un, ceux qui en sont un, nous qui en avons encore un…

en passant, un égo, on l’a ou on l’est ? question de disciple à cinq cennes…

quand on a choisi de prendre maître – même si Osho disait toujours que ce n’est jamais le disciple qui choisit son maître car comment un aveugle pourrait bien choisir celui qui voit ? la question des pose indeed – on saute dans l’inconnu… on accepte de se faire brasser la cage à convictions, de se faire swinger la boîte à beaux ah !

quand on devient disciple, on se fait mettre la corde – de mala – au cou… et on se fait pendre au jeu… et c’est définitivement mortel pour quelque chose en soi, nommez-le égo, soi, petit moi ou ce que vous voulez ou pouvez… car ça va bien au-delà de la psychologie ce genre d’histoire d’âmour…

un maître est là pour nous confusionner justement… et nous contusionner l’égo justement…

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oh baby did you certainly succeed here

quand on se pense OK du haut de notre propre ignorance, un maître nous met KO, et au plancher… car avant de pouvoir sortir nos ailes et visiter les hautes sphères, il faut ancrer nos racines et revenir à terre… as above so below…

oh que oui que tu m’as confusionné beloved master… con fus-je et con suis-je toujours, mais con tant qu’on voudra, surtout content pour l’éternité… comme dans contentement, comme dans plénitude… un vide plein, plein de rien…

mais que c’est long d’arriver à comprendre ce rien… non, rien de rien…

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quand on porte un maître en son coeur, on voyage avec une absence bienveillante en son âme et conscience… on ne peut dire clairement ce que c’est, mais on le ressent bien… et quelle grâce…

être disciple d’un maître risque de générer chez le/la disciple ce que l’on nomme un égo spirituel, et en même cela demande beaucoup d’humilité… surtout quand on partage son maître avec des milliers d’autres disciples…

car on le voudrait bien que pour soi son maître – mon maître – ou être le meilleur de la gang tant qu’à y être, disciple… mais ni mon gourou, ni le tien… qu’une lumière dans la nuit, qu’un guide sur la route… qu’on choisit de ne pas suivre car nulle part où aller ni rien à acquérir… qu’à revenir à la maison… c’est ce qu’enseigne un maître, the way back home…

rien à acquérir, que du vieux stock à laisser aller : vieilles idées, croyances anciennes, expériences passées à oublier car ce qui était n’est plus – et attentes futiles à laisser tomber car ce qui n’est pas encore ne sera jamais comme on le conçoit anyway…

en cette ère de prétendue indépendance et d’auto-satisfaction, un peu à contre-courant de s’avouer disciple… car disciple implique maître et qui dit maître dit maîtrise… et la maîtrise ne peut venir que de soi, que d’une expérience directe…

comme le dit Walt Whitman, qu’Osho citait souvent d’ailleurs : vous ne devez pas aborder le monde à partir des expériences d’autrui, ni voir à-travers les yeux des morts, ni se nourrir des idées contenues dans les livres… vous ne devez pas non plus voir à-traves mes yeux ou aborder les choses à partir de mes mots… vous devez écouter de tout bord tout côté et juger pour vous même…

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et c’est en plein ce qu’un maître enseigne… un peu contradictoire quand même d’écouter quelqu’un nous dire de ne pas l’écouter ! mais cela se passe à un autre niveau…

par sa simple présence et encore plus par son absence, par le silence entre ses mots, par le non-sens entre ses lignes, par les coups de bâton zen qu’il nous assène sur le crâne dur dur dur de notre inconscience crasse, un maitre nous fesse dans l’dash… expérience très directe même si le maître n’y est pas en corps…

mais il ne revient toujours qu’à soi de prendre acte et de poser action… car on peut aussi faire ce qu’on veut d’un maître et enorgueillir sa propre image, surtout quand il a quitté son corps ou qu’on vit à distance… on peut l’écouter et ne rien faire…

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car si on ne fait q’couter sans bouger, les mots du maître peuvent bercer, consoler, convaincre et être appréciés intellectuellement… on peut apprécier l’espace créé en sa présence mais cela est insuffisant… il faut agir, cela est indispensable…

car un moment donné, on va se faire arranger le cadran et le réveil vient à point à qui sait ne pas attendre…

drrrrrring… good morning…     

3 réflexions au sujet de « oh baby »

  1. Prashanti.

    L’absence et la présence bienveillante …dans l’absence .
    L’absence de l’autre nous oblige à revenir à soi .
    Expérience difficile parfois .

    Répondre

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