ainsi – simple – soit-il

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédizhuitième

traduction: c’est simple… nous sommes parfaitement là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose

that’s it that’s all, c’est ça qui est ça… aussi simple que ça la vie… tout est parfait, tout ce qui doit être est ici, tout est là… parfaitement, exactement, justement…

une autre façon de dire la même chose ?

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le stress résulte du fait de vouloir être ailleurs alors que l’on ne peut qu’être ici

on dirait que cet état d’être juste ici ne peut s’apprendre qu’avec les années… quoi que lorsqu’on est tout petit, on n’est qu’ici… on s’émerveille des petites choses de la vie, on court après les papillons, on ne vit que dans le moment présent car on ne connait rien d’autre… ailleurs et plus tard n’existent pas encore…

avoir hâte ne viendra que plus tard… en fait on nous apprend socialement qu’il existe un ailleurs meilleur qu’ici, un temps plus important que maintenant… le paradis ? à la fin de vos jours… et encore, rien n’est certain…

rien d’autre d’autre que le paradis ne sera certainement pas ailleurs ni plus tard s’il n’est pas ici… on ne pourra pas le reconnaître même si on y sera…

on commence note vie en apprenant seulement le temps présent… puis, on conjugue ensuite au futur simple, mais plus souvent compliqué et idéalisé que simple, et avec le temps qui passe, on aura peut-être tendance à se réfugier dans le passé antérieur, et décomposé de ses éléments moins plaisants…

c’est un peu ce qu’est l’alzheimer : oublier le présent pour se réfugier dans le passé… ou la folie qui nous amène dans l’ailleurs qu’ici, dans un monde imaginaire…

mais en réalité, le seul temps de conjugaison qui peut se vivre est le présent… même quand le présent n’est pas nécessairement un cadeau…

ces temps-ci, si vous suivez ces chroniques, vous savez qu’une amie proche à moi  vit ses derniers moments… et la mort est l’un des révélateurs ultimes du moment présent… car le plus tard existe de moins en moins et l’ailleurs est pur inconnu…

et même si ce n’est pas notre propre mort, la mort de nos proches constitue aussi notre propre mort… du moins, une partie de notre propre mort… ça nous rappelle notre finitude, notre date de péremption à venir que l’on a parfois tendance à repousser par en avant…

même si, bien sûr, une partie de nous est éternelle, mais ça on en saura davantage à ce sujet quand on changera de char, une grosse partie de ce que l’on vit se vit dans la finitude de notre identité séparée… et c’est à ce niveau-là qu’on doit apprendre à élargir nos horizons…

sans vouloir être ailleurs, qu’en étant ici…

car nous sommes parfaitement ici, là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose…

2 réflexions au sujet de « ainsi – simple – soit-il »

  1. Avatar de RaviRavi

    le moment présent… apprécier le moment présent….
    je veux goûter la vie dans sa totalité…
    et oui, ben bô vouloir l’éternité, mais c’est «maintenant» que je vis le moment présent
    Estrala da manha ce matin pour accompagner le passage à l’autre dimension d’Amala
    touché par ces moments que des ami(e)s vivent

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  2. Avatar de PrashantiPrashanti

    Le ciel est tout bleu .
    J’écoute les oiseaux qui chantent la vie.
    Je marche la joie ….
    Santé dans l’instant présent .
    Amala , nous sommes avec toi .

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