écrifin

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/neuvième

traduction: un écrivain est un monde piégé dans une personne… – Victor Hugo

ceci est ma mille deux-centième chronique… and still kicking le clavier… eh oui j’écris avec mes pieds, dans ma bouche…

enfin pas vraiment mes chroniques ces chroniques, nos chroniques… car lorsque je pèse sur enter, je me décharge de tout sens de propriété… mes deviennent nos mots… et mes mots flyent all over the place… till they hit the fan… et espérons qu’ils sentent bon…

eh oui, depuis un peu plus de 4 ans, mes doigts ont tapé plus de 12 centaines de ces petits mottons de mots – mots ? hon –  100 douzaines de petits cadeaux… oui, je dis petits cadeaux comme on dit petit cadeau des petits cacas que les enfants nous offrent si fièrement… pas péjoratif, petit ati est très fier de ses timottons de mots…

je me dis écrivain comme on dit : écrit et vain… mais je n’écris pas en vain… j’écris enfin… je suis un écrifin…

j’aime jouer dans ma langue avec mes doigts, et celle des anglos also… car I write english and I french very well quand je pitche et garroche mes doigts sur mon clavier et mes mots sur vos écrans… et vlan dans l’écran les mots… et vlan dans les dents l’égo…

comme dit Jacques Salomé qui a lui-même beaucoup dit et écrit : écrire c’est pouvoir dire tout ce que je ne savais pas encore, mais que je pressentais comme essentiel

alors pour moi, plus j’écris plus je sais… plus j’écris et plus je sais que je ne sais pas grand chose finalement… j’écris en rond autour de l’essentiel… je ne sais que ce que le temps veut bien me révéler à la relecture de mes mots – je suis mon plus grand lecteur car j’ai manqué très peu de mes chroniques… j’y étais à peu près présent la plupart du temps… 

j’écris aussi ce que je veux bien voir et entendre se révéler de moi à-travers moi… et parfois j’écris aussi ce que je ne voudrais pas voir ou savoir… mais faut ce qui faut right ? et gauche aussi…

mais parfois justement, il faut voir et savoir ce que l’on ne veut pas voir ni savoir, ce que l’on voudrait mieux ne pas voir ni savoir… en tous cas on ne peut avoir ce que l’on écrit car les mots se lâchent lousses hors de mes doigts… alors on écrit et on se révèle… on écrit et on se relève… les manches et le corps…

quand on écrit, parfois on écrit en rond…

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à partir de ce que l’on pense – et dieu sait que l’on peut penser en masse right ?  – on écrit ce que l’on réussit à mettre en mots – pas toujours la même chose – et on le communique… éventuellement les gens comprendront bien ce qu’ils peuvent, ou ce qu’ils veulent, c’est selon… très selon… vous en faites ce que vous voulez de ces mots OK ?

mais pour rester humbles, la plupart des gens ne liront jamais ces mots et c’est OK…

sincèrement, je ne tire aucune fierté particulière au fait d’avoir pondu 1200 cocos mes ticocos…je suis plus surpris que fier finalement…

car ce n’est pas vraiment moi qui écrit, c’est mon alter égo… mon ati d’égo, mon tiers monde d’égo… mais je travaille dessus… c’est le petit moi du grand moi qui se cache en moi qui tape sur les touches… ou est-ce dieu ?  oh my God !

parfois l’écrivain se prend pour lui en inventant le monde à chaque touche… touche pas à mon monde dit l’écrit vain…

et ce que j’écris est casher et caché… selon ma religion du moins… et ma religion, si elle passe par les mots, ma religion est surtout celle du silence… le silence est ce que je tente de vous livrer… et des mots que je tente de me délivrer de… mon dieu délivrez-moi du mot… pour que j’accède enfin au silence éternel… et à la sainte paix de mon âme… amen… les mots amènent le silence…

car en effet, comme le dit si bien la citation en début de texte, on écrit pour libérer le monde qui est piégé en soi, pour libérer son monde de la trappe à mots et atteindre le seul langage réellement universel, le silence… le silence est au moins bilingue, sinon plus… il se parle en toutes les langues… en toutes les âmes, et en tous les coeurs…

on écrit pour faire de la place en soi, on écrit pour ressentir, on écrit ce que l’on pressent, on écrit et on délivre son présent… et on l’offre au monde comme l’enfant offre son ticadeau à môman… car il n’y a pas d’quoi écrire à sa mère vous savez…

alors voici mon ticadeau pour aujourd’hui… déballez-le bien… car il a plusieurs cordes dans son sac… il a plusieurs sens à son arc… en-ciel… de toutes les couleurs mes timots… en espérant qu’ils feront flèche en votre moi… bullseye…

mais retenez bien que ce que je tente de dire se cache entre les lignes, se loge entre les mots… et surtout se trouve après les trois petits points…

point point point

Une réflexion au sujet de « écrifin »

  1. Ravi

    comme écrit vin je croyais que tu étais davantage type bi ère ???
    ben content de te lire des fois le soir… et souvent le matin en dégustant une tiz a Anne
    tu pourrais les présenter chez Costco…. ils cherchent toujours les grosses quanti thé et avec 100 douzaines tu pourrais y aller pour 13 à la dz.
    chapeau Ati et crapaud aussi

    Répondre

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