se laisser vider les poches par la vie

Capture d’écran 2016-08-14 à 08.36.55

/////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////// la trente/quatrième

traduction : laissez aller ce que vous voulez…

pourtant rien de mal comme tel avec l’idée de vouloir quoi que ce soit, mais j’imagine qu’il  suffit de ne pas trop s’attendre à avoir ce que l’on veut… libre vouloir, libre recevoir…

autre version de cette affirmation de Yoda et qui se prend par l’autre côté de la lorgnette: entraînez-vous à laisser aller tout ce que vous avez peur de perdre

13692483_1174499325941640_2499325961509887636_n
y a de quoi là non ?

car lorsque quelque chose à l’extérieur de soi – ou quelqu’un – contribue à notre bonheur personnel par sa présence et/ou son existence, normal d’entretenir quelques peurs quand on pense par avant…

car il est certain qu’on perdra cette personne ou cette chose éventuellement… qu’une question de temps et de lieu… car tout vient et tout repart… pas fou d’en profiter pendant que ça passe… la beauté de l’impermanence…

mais a on tendance à penser que les choses dureront éternellement… en fait autant les choses que les gens… on ne veut pas penser à la perte éventuelle, mais certaine… et alors on se fait surprendre par la vie… comme moi en ce moment… wake-up call…

toujours bon de se faire réveiller, même si pas facile… et rien comme un rêve désagréable pour vouloir s’éveiller de l’illusion… car les sweet dreams nous font vouloir continuer à dormir…

rien comme se faire strippé jusqu’à la moëlle… rien comme se faire faire les poches par la vie une fois de temps en temps… et ne pas tenter de retenir… rien comme laisser tomber toute les armures et se laisser labourer comme dit mon ami Ravi… nous sommes terre fertile mais il faut en prendre soin, la r’virer de bord et la laisser respirer…

mais pas grand monde n’aura tendance à suivre le conseil de Yoda… entraînez-vous à laisser aller tout ce que vous avez peur de perdre… gros training indeed… car plus on aime quelque chose ou quelqu’un, plus on s’y attache et plus on a peur de le perdre… alors s’entraîner à le perdre n’est si évident… mais cela s’avérera utile au moment du grand départ… alors bonne idée de provoquer de petits départs…

personnellement, il m’arrive parfois de donner des choses auxquelles je tiens beaucoup beaucoup, question de garder les muscles du détachement forts et flexibles… car donner ce qui nous importe peu est facile, donner ce qui est plein de fils attachés à nous est un plus grand défi…

de cette séparation actuelle je perds non pas une mais deux personnes que j’aime… mais quand je me raisonne, je me dis que je ne les perds pas vraiment, que nous ne connaissons qu’un changement de forme dans la relation, qu’un changement de fréquences de visite, que de temps passé ensemble différemment…

quand même toujours délicat le feeling de la séparation, de l’arrachement de soi à ce que l’on aime, ou de ce que l’on aime à soi… de quitter ceux et celles que l’on aime… revenir à soi, redonner cet amour à soi-même, se redonner le temps de prendre le temps…

le temps de… let go of what you want…

Une réflexion au sujet de « se laisser vider les poches par la vie »

Répondre à Prashanti. Annuler la réponse.