le prix de l’amour

13043361_10154783555513989_1246621220128961343_n

///////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////// la trente/huitième

traduction : il n’y a pas de fin au chagrin… mais il change… c’est un passage et non un lieu permanent… le chagrin n’est pas un signe de faiblesse, ni un manque de foi… c’est le prix à payer pour l’amour

beau non ? le chagrin est le prix à payer pour l’amour… car lorsqu’on ouvre son coeur, on ne décide plus de son destin… ni du nôtre… car l’amour est roi… ou est-elle reine ? car me semble que l’amour est sûrement féminin…

on dit qu’une peine d’amour ne guérit jamais vraiment tout à fait… ça laisse toujours quelques petites séquelles au coeur…séquelles qui ne rendent le coeur que plus fort, plus grand, plus vaste, plus élastique… plus aimanté…

mais il nous faudra retourner au coeur de soi, il nous faudra refaire confiance à l’amour éventuellement… et pas nécessairement à l’amour envers une seule personne, non, pas de cet amour du vécu heureux pour l’éternité… non l’amour envers soi-même en premier lieu, envers cette partie blessée, puis à l’amour envers le monde entier… en fait pour l’amour de l’amour… car aimer est suffisant en soi… même pas besoin d’objet un moment donné… que l’amour d’aimer…

le chagrin est un passage obligé, un prix à payer – à risquer du moins – pour quiconque ouvre son coeur… et une fois ouvert le coeur, ça ne se referme plus vraiment… ça peut ratatiner temporairement, se recroqueviller, question de lécher les plaies du moment, mais une fois ouvert, le coeur est lâché lousse et attirera l’amour sur son passage… aimant un coeur…

important qu’il y ait un prix à payer pour l’amour car l’amour est la valeur ultime de la vie, valeur ultime dans la vie… et le prix à payer ne se monnaye pas, car l’amour on ne prend pas ça pour du cash…

non le prix de l’amour se transige en chair, en os, en sueur, en larmes, en extase, en bleus au coeur, en don de soi, en expansion… et si on accepte de payer le prix, l’amour nous mènera jusqu’à notre âme… éventuellement… mais on ne peut rebrousser chemin…

pas une faiblesse le chagrin, ni un manque de foi… que le prix à payer pour l’amour… l’ultime prix à payer pour l’amour… une capacité de prendre des risques, un ouverture à l’inconnu, un saut dans le vide l’amour…

et quiconque dont le coeur n’a jamais connu les bleus de l’amour est bien pauvre… bien petit le petit coeur sans bleus… car si un coeur est doux et mou, aussi rough & tough un coeur, ça peut en prendre… des coups et de l’amour… élastique, résilient, amoureux de l’amour même…

et pas que de cet amour romantique, l’amour à une seule voie, l’amour pour un seul être… pas l’amour only you… non l’amour avec 3-4- A MAJUSCULES, l’âmour avec un accent circonflexe qui le rapproche de l’âme, celui qui élève jusqu’aux cieux…

quand on vit une rupture amoureuse, le coeur nous débat, et parfois il se débat aussi, et combat aussi parfois… le coeur doit parfois sauver sa peau au jeu de l’amour… mais ça en vaut toujours le risque… et la chandelle…

et il finit toujours par se sortir les tête des larmes le coeur… vive le temps… vivre le temps du chagrin qui passe beaucoup plus lentement si on veut l’écouler trop vite, si on ne veut l’écouter…

le chagrin est comme le sable dans le sablier de l’amour… et le sable dans l’engrenage de la raison… et un chemin privilégié vers soi… car coeur chagriné se porte toujours de près…

toute relation est vouée à se terminer éventuellement… que ce soit par la mort, ou par l’usure du temps, toute relation est déjà condamnée à  se transformer d’une façon ou d’une autre… alors important de prendre le temps de prendre soin, primordial d’en profiter pendant que ça passe car l’amour passe et tourne et revient et continue son chemin… l’amour est contagieux et transmissible sensuellement…

qui ne risque rien n’a rien dit le dicton… jamais aussi vrai que pour l’amour…

2 réflexions au sujet de « le prix de l’amour »

  1. Prashanti.

    Chagrin qui se rapproche souvent de la mélancolie .
    Chagrin qui demande de l’air , de détendre ce petit cœur souffrant .
    Cet état beaucoup plus grand qu’une seule personne …
    Un koan à méditer.
    Très inspirant ton texte.

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s