ô solo mio à la vie à l’amor

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////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////// la trente/neuvième

mon amoure est partie, vivre sa vie, dans une vie, ailleurs qu’ici… mes deux amours en fait… la petite et la grande… uma flor duas flores…

comme le phoque dont la blonde est partie en Alaska faire tourner des ballons sur son nez… beau et bien dommage en effet… couteau à double tranchant l’amour… mais quel maître du coeur… tranchant tout, jusqu’à l’âme… scalpel chirurgical…

alors temps pour moi de retomber sur mes deux pattes, mes seules deux petites pattes d’en avant et d’en arrière en même temps, comme un chat le fait si bien, et de vivre une autre des multiples vies qu’on nous accorde… temps d’acccorder l’instrument de nouveau…

autre passage de feu hier dans le cadre d’une séparation douloureuse, un arrachement de soi à une entité  plus grande que moi… ça fait partie du processus dit-on… c’est le métier qui rentre disait mon père…

alors temps de ramasser tous ses morceaux, de se rapatrier dans cette solitude arrachée à une vie de couple qui fut douce et bonne, mais qui n’est plus… solo ati… net non plus duo ni trio… solo…

prendre le temps de sentir l’absence de l’autre, la manque de sa présence, qui nous complétait, qui nous faisait paraître plus grand que soi…

sentir l’absence pour dépasser ce sentiment de manque car quelle belle occasion que l’absence d’un être aimé, pour simplement rester branché sur ce qui est dans le moment, et ce qui n’est pas, ce qui était, ou qui aurait pu continuer à être dans nos rêves, même si autrement… justement, autrement…

car que ce qui est ne soit, même si cela parle fort et dur et claque la face comme une porte qui se referme sur les doigts de notre amour…

ce qui est dans la brutalité vivante de l’état actuel ramène à soi, ramène à ici, et à maintenant, simplement…

amère médecine mais essentielle, médecine mère que la solitude en son propre royaume intérieur… mais essentielle, inévitable… merci la vie même si… car rien comme l’amour pour ramener à soi…

temps de revenir à soi, en toute soloïtude, back au solo après le duo et le trio qui fut doux au coeur pour le temps qu’il dura…

sans que le manque de l’autre – ou des autres dans ce cas-ci car double peine d’amour, spécial deux pour un pour un temps limité à la grande shoppe amoureuse – ne prenne toute la place, sans que son absence ne remplisse le vide de sa propre présence à soi-même… utiliser l’absence de l’autre justement pour retrouver sa propre présence, pour être précipité à soi…

car la présence d’un(e) autre est souvent égarememt de soi-même, éloignement de soi, car encore à l’extérieur de soi la source de l’amour… rien comme cela pour apprendre…

et quand on nous quitte pour un autre, toujours un petit pincement supplémentaire au coeur du loup solitaire, à savoir que non seulement la présence de notre amour n’est plus requise au coeur de l’autre, mais qu’en plus il a été remplacé… déjà… si vite… et brutalement…

très riche expérience que de retrouver sa propre valeur pour soi-même grâce à une certaine forme de rejet de ce qui a été…

et on accueille tout car l’amour est plus fort que nous, plus fort que tout, et précieuse leçon il y a ici c’est certain…

alors ce matin, les mots du prophète de Khali Gibran sur l’intransigeance et la brutalité de l’amour à l’autre qui, de façon surprenante, sont arrivés dans ma boîte de courriel… rien à faire, la vie nous arrive livrée d’elle-même en pleine face…

juste pour moi on dirait ces mots ce matin… alors je les partage avec vous…

____

Quand l’amour vous fait signe (via le blogue La Joie d’être un âne, merci J.)

Alors Almitra leva la tête et regarda le peuple.

Un silence tomba sur eux.

Et d’une voix forte, il dit :

Quand l’amour vous fait signe, suivez-le, bien que ses voies soient dures et escarpées.

Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l’épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.

Et lorsqu’il vous parle, croyez en lui, malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus légères qui tremblent dans le soleil.

Ainsi pénétrera-t-il jusqu’à vos racines et secouera dans leur attachement à la terre.

Comme des gerbes de blé …

Il vous emporte,

Il vous bat pour vous mettre à nu,

Il vous tamise pour vous libérer de votre bale,

Il vous broie jusqu’à la blancheur,

Il vous pétrit jusqu’à ce que vous soyez souples.

Et alors … il vous livre à son feu pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la Vie.

Mais si dans votre peur, vous ne recherchez que la paix et le plaisir de l’amour, alors il vaut mieux couvrir votre nudité et sortir de l’aire de l’amour.

Pour vous rendre dans le monde sans saisons …

Où vous rirez, mais non pas … tous vos rires,

Et pleurerez, mais non pas … toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas et ne veut pas être possédé. Car l’amour suffit à l’amour.

Et ne pensez pas que vous pouvez guider le cours de l’amour. Car l’amour, s’il vous trouve digne,dirigera votre cours.

L’amour n’a point d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et devez avoir des désirs qu’ils soient ceux-ci :

Se fondre et être un ruisseau coulant qui chante sa mélodie à la nuit,

Connaître la douleur de trop de tendresse,

Être blessé par sa propre intelligence de l’amour

Et saigner volontiers et joyeusement,

Se réveiller à l’aurore avec un cœur ailé et rendre grâce pour une autre journée d’amour;

Se reposer à l’heure de midi et méditer sur l’extase de l’amour;

Rentrer en sa demeure au crépuscule avec gratitude.

Et alors dormir … avec en son cœur … une prière pour le bien-aimé, et sur les lèvres … un chant de louange…

2 réflexions au sujet de « ô solo mio à la vie à l’amor »

  1. Ravi

    Ivresse de me laisser labourer
    Ivresse dans la beauté de ma douceur
    Ivresse de m’offrir à plus grand que moi
    Ivresse extatique de la Rencontre
    Ivresse de ma Vie
    Ivre et extase d’amour
    Déchirement du coeur

    Répondre

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