marcher solo

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///////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
//////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteNeuvième

traduction : parfois, tu dois marcher en solitaire

à un certain point dans la vie, on se rend compte que la vraie et seule rencontre possible est avec soi-même… la seule et vraie rencontre actuelle est un face à face avec soi-même, en fait, un âme à âme avec soi-même…

et c’est là que je suis rendu… mes filles sont grandes et bien élevées, elles marchent chacune leur propre route respective et papa/poups est encore là, mais en background désormais, de plus loin, de plus loin qu’avant… tout aussi présent, mais en mode veille… pendant que les enfants marchent leur propre route…

ma plus vieille aura 35 ans demain, ma plus jeune 22 en décembre… alors cette papa road est marchée, been there done that, cette voie a été explorée et appréciée… autre étape de vie…

quelques relations aussi derrière la cravate… la dernière s’étant terminée récemment… et à un certain âge dans la vie, on pourrait aussi dire un âge certain, la seule relation qui soit est avec soi-même…

lorsqu’on a des enfants, nous sommes inévitablement en relation extérieure multi-directionnelle sur une base quotidienne… la famille implique une vie relationnelle directe et continue, day in day out… la shoppe reste ouverte 7/7 24/24…

mais lorsque les enfants sont devenus grands, le mode change et le sens unique change de bord… c’est le temps de se retrouver, seul, face à soi, face à face, en solo… rencontre ultime, rencontre intime… transition importante…

et c’est là qu’est rendu votre humble chroniqueur… ce qu’il assume et accepte…

oh, bien sûr que l’on est, et que l’on sera toujours en relation… nous sommes des êtres sociaux, des bibittes  de gang… l’humain a besoin de se rassembler…  mais personnellement, je ressens ce besoin de moins en moins… du moins, je le ressens très différemment… avec beaucoup de parcimonie…

comme si rien de ce qui est essentiel dorénavant pour moi passe par l’autre… j’ai quelques ami(e)s que je vois une fois de temps en temps… surtout mes copains et copines de musique… ceux et celles en compagnie de qui je chante et joue ma vie…

et même si je demeure ouvert à une éventuelle relation amoureuse, je ne la recherche pas, ne la désire pas, ne la quête pas… pas à tout prix du moins… car ma job de vie désormais consiste à faire ami-ami avec moi-même… tchin tchin ati, let’s drink to that !

avec moi-même en premier lieu… et le reste suivra… et si le reste n’implique personne d’autre que moi, so be it et ainsi soit-il… je me suis de bonne compagnie… une certaine forme d’égocentrisme, n’ayant pas peur des gros mots, je l’admets… mais une relation primordiale avec soi afin d’être en mesure de mieux servir le monde… car êtres de servies nous sommes, du moins nous devenons de plus en plus…

bien sûr, il faut bien pouvoir gagner sa vie, mais le service ultime consister à faire le bien, à faire ce qui est le plus juste qui soit…

comme si, avec les années qui passent et la mort qui se rapproche, le chemin concerne de moins en moins ses propres besoins et de plus en plus ceux des autres… mais cela semble contradictoire car pour être en mesure de bien servir, il faut tout d’abord bien se servir soi-même…  et ce repli sur soi n’est pas motivé par un certain réflexe anti-social, ni anti qui ou quoi que ce soit… ce n’est qu’un juste retour des choses…

car la prochaine étape, l’ultime étape est en fait la préparation de l’ultime étape de vie, la grande transition, qu’on appelle aussi la mort… pas que j’aie des plans précis dans l’immédiat, rassurez-vous… j’aime la vie et tout ce qu’elle m’offre pendant qu’elle me l’offre… la gratitude me sort sans cesse par la bouche et les oreilles… mais pas nous qui contrôlons le master plan

hier, je lisais que les habitants du Bouthan, que l’on considère comme les gens les plus heureux au monde, pensent en général à leur propre mort au moins 5 fois par jour… et plutôt que de leur donner un regard pessimiste sur la vie, cela leur fait apprécier davantage dans l’instant le seul fait d’être en vie… rien d’acquis dans leur cas… qu’une appréciation de ce qui est… pendant que c’est… car sait-on seulement ce que le prochain présent nous apportera avec le vent…

alors chers lecteurs/trices, merci de m’avoir suivi dans cette petite réflexion existentielle de petit lundi matin… toujours un peu différents des autres matins les lundi matins… alors qu’on entame une nouvelle semaine, une nouvelle étape, une nouvelle vie… car chaque lundi matin apporte une nouvelle vie…

une unique vie, pleine de moments uniques… et de marches en solo…

yo !

4 réflexions au sujet de « marcher solo »

  1. Annie Leblanc

    Marcher en solo lorsque c’est par choix, c’est très sain et encore plus après avoir marché le 215 km de Kapatakan  » Un esprit Saint dans un corps sain  » Bonne route en solo 🙂

    Répondre
  2. Prashanti.

    Quel adon….Je me demandais si je partais ce dimanche pour vivre la quête de vision en Arizona.
    Tes écris m’apportent de la lumière ….
    Merci Ati .
    Gracias a la vida !

    Répondre

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