la sagesse de la douleur

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//////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
/////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteHuitième

traduction : … mais habituellement, nous ne découvrons pas la sagesse de nos émotions parce que nous ne les laissons pas compléter leur travail… nous essayons de les réprimer ou de les délester à l’aide d’actions prématurées, ne réalisant pas que nos émotions constituent un processus de création, qui, telle la naissance, débute dans la douleur et se termine par l’apparition d’un nouvel être… – Alan Watts

émotion : e = énergie / motion = mouvement…

donc les émotions ne sont que de l’énergie… en mouvement… et si on se donne la chance de les vivre à fond, de compléter le cycle, on finit pas accoucher de soi-même…

je vous disais récemment, suite à ma grosse pepeine d’amour de cet été, que j’étais, un moment donné, parti écrire un livre sur la richesse d’un coeur brisé… mais j’en suis revenu… eh oui reviens-en quand même de ta peine d’amour me suis-je dit un moment donné… alors j’y reviens justement…

car la relation avec la belle à la source de ma grosse pepeine s’est transformée en une belle amitié, les choses se sont dites et le coeur s’est replacé… replacé pas réparé ni recollé car je veux le garder ouvert ce coeur, pas le fixer ni le remettre en ordre… j’aime porter mon coeur en désordre…

alors comme la meilleure motivation et inspiration est souvent la douleur (écouter les chansons d’amour à la radio !) j’ai lassé tomber mon projet de livre car ça ne criait plus assez fort en mon coeur…

mais cette citation recueillie sur le blogue de mon ami Jean (thanks bro) a relancé mon idée de projet de livre… je vous explique pourquoi en bas…

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Sagesse de la douleur (j’ai remplacé l’homme dans la citation originale par l’humain)

L’humain a des endroits de son pauvre cœur qui n’existent pas encore, et où la douleur entre afin qu’ils soient… – Léon Bloy
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pas beau ça ?

personnellement, comme diraient les Coréens du Nord s’ils savaient que l’anglais existe, I can totaly relate to this

la douleur que j’ai connue cet été suite à ma séparation m’a ouvert les portes de mon coeur en des endroits de mon âme que je ne soupçonnais même pas exister…

parce que je lui ai permis d’exister totalement à cette douleur intense en mon coeur, parce que je lui ai permis de me consumer, de me brûler de fond en comble, cette dite douleur a brûlé tout le superflu, tout ce qui n’était plus juste en moi… out le vieux stock…

en me permettant de me délester du vieux stock émotionnel, ce processus m’a fait prendre de l’expansion, m’a donné de la profondeur autant que de l’altitude, une nouvelle perspective…

de plus, le fait de vivre une telle douleur apporte aussi une compassion nouvelle, cela nous redonne une humanité qui souvent nous fait défaut, nous petites bibittes humaines très très et trop préoccupées par nos propres petits besoins pas si toujours si nets… du moins, souvent trop petits et limités… car nous sommes si grands et grandes quand on se permet seulement et simplement de l’être…

j’ai dit plus haut cette dite douleur car lorsque arrête de qualifier négativement en tant que douleur cette intense sensation, expérience, intensité émotionnelle qu’on vit lorsque notre coeur se brise, crie et pleure, l’expérience devient plus neutre et nous révèle à nous-même… si on peut simplement se permettre de ressentir ce qui est pour ce que c’est, l’expérience devient passage vers soi, retour au coeur de soi…

car on ne connait pas tout à fait notre coeur encore.. on doit l’explorer, le découvrir, aller le fouiller en profondeur, dans tous ses racoins, tous ses détours et ses pourtours…

car la plupart d’entre nous avons une expérience limitée de notre propre coeur…  nous vivons tellement dans notre tête que le coeur est souvent un paysage sous-exploré, méconnu, épeurant même…

car on ne contrôle pas son coeur, c’est lui qui nous mène, mais pour ça, il faut accepter de se laisser mener… soit par le bout du nez, ou se laisser prendre la main  et se laisser guider par son coeur…

alors reconnaissance pour cette citation qui me remet sur la traque d’une réflexion qui mènera peut-être éventuellement à la publication d’un essai sur le coeur et ses multiples voies et voix… mais qui me mènera sûrement directement à mon coeur à moi… en passant par ma tête… mais sans perdre la voie du coeur…

et en terminant, soulignons que si la douleur permet d’ouvrir certaines portes préciseuses, il ne faut pas non plus négliger l’amour, le plaisir, le bonheur, ni aucune autre chose douce pour l’âme…

car si comme le dit Osho, ecstasy is not possible without agony, cette agonie qu’on se permet de vivre avec courage ouvre, d’un autre côté, toutes grandes les portes vers une immense satisfaction, une grand bonheur intérieur qui se dévoile quand on risque de passer à-travers le petit passage étroit de la peine d’amour…

en d’autre mots, on peut monter aussi haut que les profondeurs que l’on se permet de visiter… ou as above so below comme disent très peu de Nord-Coréens… aller au fond du trou nous donne des ailes…

et plus on se donne la chance d’explorer nos ombres, d’aller fouiner dans nos côtés sombres et ombragés, plus la lumière peut se révéler à nous… car l’un ne va pas sans l’autre… pas d’ombre sans lumière, ni lumière sans ombre… et parfois c’est par les craques du plancher du sous-sol que passe la lumière…

2 réflexions au sujet de « la sagesse de la douleur »

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