vendre dis-tu ?

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////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui : la CentQuatorzième

traduction : saviez-vous que le concept de Black Friday est issu de l’esclavage ? en effet, à cette époque, le lendemain de  l’Action de Grâce, les commerçants vendaient leurs esclaves à rabais afin d’aider les propriétaires des plantations avant l’hiver (pour couper et corder le bois de chauffage, hiverniser, etc.), d’où le nom…

pourquoi il est Black ce Friday ?

concept purement étazunien, certaines théories affirment qu’on le dit black parce que c’est le moment où les commerçants commencent réellement à faire des profits, sortant du rouge vers le noir sur leurs fiches comptables…

moi, je crois davantage à la théorie avancée plus haut… car white is white… et nous connaissons un peu le passé peu glorieux du white man… autant face au peuple qu’on dit noir qu’au peuple qu’on dit rouge…

et quand je regarde ce qui se passe à Standing Rock et le silence radio que les blancs médias dits grands ont choisi de maintenir face à cette aberration répressive, on pourrait aussi parler de red friday en ce moment…

et ne nous trumpons pas, aux USA, le blanc, s’il est moins fort et déterminant qu’il a déjà été, ce blanc n’est pas mort, loin de là… même qu’il a pris ptite teinte orangée en même temps que de la vigueur depuis quelques semaines…

alors en ce vendredi fou, mais pas plus fou que le monde dans lequel il s’inscrit, une grosse dose d’arcencielité, pour qu’on en voit de plus en plus de toutes les couleurs, pour qu’on colore le monde qui nous entoure car il nous semble un peu sombre et drabe ces jours-ci le monde…

mais que sombre et drabe si on ne regarde que les actions humaines, car lorsqu’on regarde le monde autour de soi, le monde il n’est pas si sombre…

et si on observe la nature, de nombreux miracles se produisent quotidiennement devant nos yeux… et ces jours-ci, ne sous-estimons pas le blanc qui recouvre les arbres… car le blanc inclut toutes les couleurs…

alors au lieu de faire sonner les caisses enregistreuses, faisons résonner nos coeurs haut et fort de toutes les couleurs…

et en conclusion, arcencielement, un poème contemplatif de Birago Diop, écrivain Sénégalais décédé le 25 Novembre 1989, via mon amie Jojo…

SOUFFLES

Écoute plus souvent
Les choses que les Êtres
La voix du feu s’entend,
Entends la voix de l’eau

Écoute dans le vent le buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.

Les morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’arbre qui frémit,
Ils sont dans le bois qui gémit,
Ils sont dans l’eau qui coule,
Ils sont dans l’eau qui dort,

Ils sont dans la case, ils sont dans la foule :
Les morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les choses que les Êtres

La voix du feu s’entend,
Entends la voix de l’eau.

Écoute dans le vent
Le buisson en sanglots :
C’est le souffle des ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le sein de la femme,
Ils sont dans l’enfant qui vagit
Et dans le tison qui s’enflamme.

Les morts ne sont pas sous la terre :
Ils sont dans le feu qui s’éteint,
Ils sont dans les herbes qui pleurent,
Ils sont dans le rocher qui geint,
Ils sont dans la forêt,
ils sont dans la demeure,

Les morts ne sont pas morts.
Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres

La Voix du feu s’entend,
Entends la voix de l’eau.

Écoute dans le Vent
Le buisson en sanglots,
C’est le souffle des ancêtres.
Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux actes des Souffles plus forts

Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du fleuve,

Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit

Et dans l’eau qui coule et dans l’eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des morts qui ne sont pas partis,
Des morts qui ne sont plus sous la terre.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la voix de l’eau.

Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des ancêtres

et parlant de Standing Rock :

http://www.huffingtonpost.com/entry/injustice-at-standing-rock_us_58337cf6e4b0d28e5521542c?

2 réflexions au sujet de « vendre dis-tu ? »

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