olhos abertos

16174713_1184224441691116_1115393052930406947_nphoto via Shayam Anoda

• cronica Numéro Oito

de retour d’une autre cérémonie encore tellement ouvrante hier soir… pour les yeux, et pour le coeur…

le Daime (ayahuasca) a cette capacité très fine de nous montrer tout ce que nous ne pouvons voir à l’oeil nu… le premier, le deuxième ou le troisième…

pas toujours facile, ni plaisant, mais essentiel de regarder et voir car notre capacité de voir à frett est tellement limitée… il y a de ces choses qu’on aimerait mieux ne pas voir… ou voir venir… mais comme pourrait-on les changer autrement qu’en leur faisant face ?

cette boisson, issue originalement de l’Amazonie, et utilisée depuis des centaines d’années sinon des millénaires est un eye opener… un tire-bouchon visionnaire et existentiel…

les premières fois qu’on en fait l’expérience, nous sommes souvent séduits par ce que l’on peut voir, souvent des choses en dehors de soi… des formes spectaculaires, des animaux divers, des lumières de toutes les couleurs… comme si la plante nous séduisait pour nous convaincre de continuer à regarder quand le show intérieur va s’approfondir et gratter le fond…

mais au fur et à mesure que l’on poursuit sur ce chemin, c’est de plus en plus des parties de soi profondément enfouies que l’on commence à apercevoir, percevoir et voir… et surtout à regarder…

si on prend le courage de se mettre le nez – et parfois les doigts aussi – dans ce qui émerge et se révèle, sans filtre, à l’oeil nu et le coeur ouvert, tout devient plus clair et limpide… car aucune ombre ne peut résister à la lumière…

mais du courage cela demande…

car on aime bien voir le Dieu et le Déesse en soi… sauf que sans pouvoir aller là où ça sent moins bon et où c’est plus noir que le poêle, on ne peut vraiment apprécier le rose et le menoum menoum… car on la sent cette ombre, on la soupçonne… et on l’appréhende…

alors plutôt que de glisser et d’enfouir ce qui dépasse sous le tapis, vient un moment de son existence où l’on préfère ouvrir ses yeux pour regarder, ses deux narines pour sentir et son coeur pour guérir…

car rien comme faire face pour faire fondre…

ces jours-ci, je me suis engagé pour une séquence de 9 cérémonies d’affilée dans un petit royaume ici du haut paradis (Alto Paraïso)… engagé envers moi-même surtout car personne ne me demande quoi que ce soit…

mais j’ai trouvé une nouvelle famille – eh oui, encore une, ça fait trois au cours de ce voyage – où tout ce qui se partage est de cristal, chaque détail a sa place… ici où le translucide et le coeur domine… crystal clear… mais faut pouvoir soutenir ce regard de cristal…

et en plus, les chants sont formidables, tous mes préférés… ce qui soutient le processus d’introspection de ces parties de soi qu’on aimerait parfois ne pas voir… mais dès qu’on porte son regard sur cette ombre, elle a tendance à disparaître, du moins à s’évanescer…

alors quand ça devient difficile, presque impossible à soutenir ce que l’on voit, on chante…

s’ouvrir les yeux, mais le

ba867aa9

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