loviou mon gourou

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les dernières chroniques –15/10/17

récemment le titre d’un livre m’a interpellé, ce livre affirme très sexyment : congédiez vos gourous, la liberté d’être maître de soi

hier soir, mon ptit corps dans le spa, pendant que je marinais sous les étoiles, sortant de nulle part, ce titre a poppé et je me suis mis à y réfléchir…

je crois deviner ce que l’auteure sous-tend par le biais du punché titre de son livre, soit ultimement être libre et maître de soi… autonome, décideur/se de son propre chemin, créateur/trice de sa vie, etc. et tutti quanti…  je n’en aurai jamais la certitude car je ne lirai pas ce livre, je ne lis plus beaucoup depuis que j’ai over lu dans le cadre de mes études de doctorat il y une vingtaine d’années… surchargé mon ptit mental usagé… j’ai surlu… et j’en suis revenu… huluberlu…

dorénavant, j’apprends davantage de la nature, de l’observation et du silence… les éléments sont parmi mes nouveaux gourous… car je suis multi-gourous… je lis dans le ciel désormais, la tête dans les étoiles… j’étudies la nature, j’écoute les arbres, je contemple le vide… les yeux parfois fermés, d’autres fois ouverts … la nature est ma maîtresse, mon mentor, ma guide et enseignante…

et je chante aussi car la musique est aussi mon enseignante… apprenant l’humilité constante qu’une telle pratique d’expression de sa voix et de ses doigts peut engendrer… car on peut dire – et écrire – n’importe quoi, mais on ne peut le chanter… ni n’importe quoi, ni n’importe comment… chanter implique tout notre être, toute notre âme, toutes nos émotions, toutes nos lumières et nos ombres… chanter guérit énormément, chanter reconnecte…

je comprends l’intention générale de vouloir devenir indépendant, devenir maître de sa vie, etc…

mais la réalité c’est que ce n’est pas le cas… nous ne sommes pas indépendant(e)… on dépend de tant de choses et de gens pour simplement survivre…

beau concept que celui de se penser indépendant(e) et autonome…

mais on ne vit pas ainsi déconnecté du reste de la création… à mon avis, c’est d’ailleurs là un de nos principaux problèmes d’humanité… notre déconnexion aux autres et à la nature sous toutes ses formes…

car nous sommes un produit de la vie, nous sommes la somme de nos expériences passées en devenir, nous ne sommes qu’un maillon dans la grande chaîne de presque 8 milliards d’humains et encore plus d’autres organismes vivants, qu’ils soient animaux, végétaux, minéraux ou éthériques… nous sommes fils et filles de Dieu – ou donnez-y le nom que vous voulez… et on ne parle même pas ici des multiples êtres de lumières et autres entités de l’au-delà…

alors indépendant(e)s nous les humains ? maître de son existence ?

permettez-moi d’en douter…

car pourquoi êtes-vous né(e)s ? et pourquoi vivons-nous ?

OK peut-être pas dépendant(e)s si le terme vous rebute… mais au moins inter-dépendant(e)s… mais sûrement pas indépendant(e)s… inter connecté(e)s…

je comprends la peur et la crainte que ceux et celles entretiennent envers le fait d’avoir un gourou… comme si on pouvait avoir un gourou anyway… d’ailleurs Osho disait que ce n’est pas le disciple qui choisit le maître car comment un aveugle pourrait choisir celui ou celle qui voit ? it’s the other way around… pensez-y… moi j’aime l’idée d’avoir été choisi…

je sais, je sais… épeurant de penser être le disciple de quelqu’un d’autre… même s’il est mort 😉 comme si on était subjugué devant un autre… peur présente surtout chez ceux et celles qui n’en ont jamais eu… de gourou… ça ne cadre vraiment pas avec la vibe actuelle d’autonomie, d’indépendance, du me, myself and moi-même environnant…

peur de vous faire laver le cerveau ? moi mon gourou m’aide depuis 35 ans à me rincer le mental… deep cleaning… des vies et des vies de conditionnement à déconstruire…

peut de dépendre de quelqu’un d’autre ? ne vous en faites pas, c’est déjà le cas… on dépend de tout plein de gens… pour boire de l’eau potable, manger de la nourriture saine, se vêtir, se chauffer, aimer et être aimé, etc…

si on ne veut pas avouer que l’on a besoin des autres, disons que nous sommes minimalement interdépendant(e)s du reste de la création…

personnellement, plutôt que de le congédier, je ré-engage mon gourou à chaque jour… je lui donne même une promotion, accompagnée d’une forte augmentation de salaire… en fait je lui donne tout ce que je suis et j’ai…

ma ptite histoire histoire de disciplehood  a débuté au début des années 1980… en présence d’Osho, instantanément, mon âme a su pourquoi elle s’était incarnée (encore une fois)… l’étincelle a reconnu son feu, le feu de l’existence…

mon ptit moi a vu ce qu’il pouvait devenir quand il deviendra grand… quand mon petit je minuscule disparaîtra et redeviendra le monde entier…

car comme le dit Krishna Das – qui parle si amoureusement lui-même de son gourou – il est inévitable que l’on deviendra – re-deviendra – le monde entier quand on arrêtera de se considérer séparé du grand tout… inévitable que nous retrouverons la source ultime… si ce n’est à la mort du corps, pendant cette existence…

en fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, être disciple ne signifie pas remettre son pouvoir entre les mains de quelqu’un d’autre… au contraire, c’est accepter que certains êtres ont une certaine expérience à exister en tant que plus qu’un simple égo et qu’ils et elles peuvent transmettre cette flamme… des visionnaires qui éclairent le chemin, des bergers qui ramènent à la maison…

mais ça requiert une ouverture, une humilité, une capacité de dire oui et de faire confiance, ou d’avoir la foi…

car quoi que l’on aime penser et croire, nous ne sommes maîtres de rien… nous sommes d’éternel(le)s étudiant(e)s, les mains vides, toujours ouvert(e)s à apprendre… du moins je vous le souhaite…

quand on est musicien, on sait que certains virtuoses qui maîtrisent une certaine technique peuvent nous transmettre un certain savoir, un savoir, un savoir être… riche de prendre part à des master classes en compagnie des top… pour tout métier ou activité… on accepte que l’on peut apprendre de gens plus expérimentés, plus connaissants…

mais il en va de même du domaine spirituel… le maître est ailleurs, il vient d’ailleurs… il a goûté à quelque chose dont nous sommes affamé(s)s et assoiffé(e)s… et souvent on ne sait même pas que ces dimensions existent… alors le maître nous titille et nous invite… et personne n’est forcé(e) d’accepter… des êtres qui ont goûté à quelque chose d’indéfinissable mais qui tentent néanmoins de le transmettre…

et le maître ne marche pas le chemin pour nous, il ne fait que nous indiquer le chemin… on doit marcher le chemin soi-même… chaque pas sera nôtre… mais possible de marcher accompagné(e)…

par exemple, hier dans le cadre d’une méditation de groupe, j’ai fait joué un ptit bout de discours d’Osho qui disait qu’on ne pouvait pas aller vers soi, qu’on ne devait qu’arrêter de sortir de soi et qu’automatiquement, on serait à la maison… nulle part où aller, ailleurs qu’en soi… où l’on est déjà…

j’écoute Osho non pas pour ses mots – quoi ses mots sont souvent comme des éclairs – mais surtout pour l’effet de bercement que sa voix provoque en mon âme…

Osho is my light

et depuis quelques années, j’ai un autre gourou… Mestre Irineu… un trip à trois dorénavant… en fait, les deux ne sont plus vraiment là, qu’ailleurs… en fait que moi avec mes deux images de ce que je suis en train de devenir… et que je suis déjà… je suis mes maîtres… tous mes maîtres… dont les enfants, la nature, les animaux, et l’amour…

car fondamentalement, la relation avec un(e) maître, qu’il soit humain, divin, animal ou de quelqu’autre élément est une relation d’amour… une relation d’humilité qui requiert que l’on reconnaisse que l’on doit apprendre des autres – qu’ils soient humains ou pas – que l’on doit apprendre à faire confiance, que l’on doit reconnaître que d’autres peuvent nous enseigner…

mais évidemment, personne ne pourra marcher le chemin pour nous…

sauf que ce que le/la maître nous dit, c’est qu’on ne va nulle part… nulle part ailleurs qu’ici… là où nous sommes déjà… ici… et complet…

car où l’ailleurs peut-il être ailleurs qu’ici justement ?

sioux ! dit le maître…

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P.S. Osho est mort – ou a quitté son corps si on veut parler spiritually correctement – il y a 27 ans déjà mais il est encore plus vivant qu’avant… up there and in here…

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3 réflexions au sujet de « loviou mon gourou »

  1. Ravi

    j’ai eu plein de maître dans ma vie…. plus facile à comprendre si j’écrit des mentors , des personnes qui m’ont permit de devenir qui je suis aujourd’hui, et je vais en connaitre d’autres
    je le suis pour certain selon les besoins des ces personnes…..

    Répondre

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