oui maître

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les dernières chroniques – 18/10/17

traduction : bébé, mon travail consiste à te brasser la cage… – Osho

depuis ma chronique de dimanche au sujet de ma disciplinitude et de la gouroutitude, ça bouge dans l’astral, et dans mes méninges…

ça ne bouge pas nécessairement pour mon gourou où qu’il soit car je ne sais rien de la vie avec pas de corps, mais pour moi, ça bouge en mon âme et inconscience en lien avec ça.. riches réflexions… qu’of course je vous partage ici de façon chronique…

car par hasard, ceci m’est tombé dessus hier (merci Claude) quand mon âme voguait sur un certain réseau asocial et sur le web à la recherche d’infos:

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You are only a disciple because your eyes are closed. The day you open them you will see there is nothing you can learn from me or anyone.

What then is a Master for?

To make you see the uselessness of having one.

– Anthony de Mello

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en plein ça… mais pour réaliser la non utilité du gourou, il faut déjà avoir dit oui… no free ride ici…

les yeux pas encore tout à fait ouverts mais peut-être s’ouvrent-ils en ce moment même un peu plus ?

s’ouvrir sur quoi ? telle est la question…

car c’est vers plus grand que ce que l’on soupçonne même exister que le maître pointe… mais pas le doigt qu’il faut regarder, ce vers quoi il pointe… la lune and beyond…

ce chemin avec Osho est mystérieux pour moi… pas qu’important, essentiel… puisqu’il a lieu… pas un choix… car je n’aurais jamais pu imaginer être le disciple d’un gourou… mais ça fait presque 35 ans que ça dure…

et en disant oui à un gourou, on apprend à dire à la vie… on ouvre à l’inconnu… au mystère… et quand la shop à mystères ouvre, watch out !

je me doute bien qu’Osho ne va pas nécessairement m’apprendre ce que j’ai apprendre… d’ailleurs pas certain qu’il y ait quoi que ce soit à apprendre – peut-être suffit-il simplement de désapprendre tout ce qui n’avait pas à être appris ? et compris ainsi… peut-être est-ce simplement ce qu’il fait… m’aider à désapprendre…

je sais avec ma tête que je ne peux rien apprendre de personne et en même temps, ce chemin avec un maître se déroule… pas pour apprendre anyway… pas rationnel la patente… un disciple est comme un satellite qui tourne autour d’une étoile en attendant de devenir étoile lui-même… comme une certaine loi du cosmos… patience et discipline justement…

car on peut bien affirmer que nous sommes déjà une étoile, moi je n’en voit pas beaucoup se déplacer autour de moi…

pas pour rien que la relation maître-disciple existe depuis des millénaires… partout sur la terre, depuis toujours, des disciples étudient auprès de gourous… ou devrais-je dire s’étudient face à un gourou… l’objet d’étude est le sujet…

et même si le gourou est mort de corps, toujours présent d’âme et d’esprit…

et parait qu’il n’est même pas essentiel que le gourou soit sincère pour que quelque chose arrive au disciple, parait que certains disciples ont allumé même avec de faux gourous…

et même si après un bout de temps dans la relation, on ne veut plus du gourou – même si on voudrait le congédier ! – pas nous qui décidons de ça… pas le disciple qui choisit right ?

on est en quelque sorte – OK OK je vais parler au je –  je suis en quelque sorte habité par l’esprit de mon gourou, mes gourous car je suis polyamoureux guruwise… Osho, Mestre Irineu, le Daime, Virgem Mae, Jesus-Cristo, Ogum, Yemanja et y en d’autres, de plus en plus d’ailleurs… mais Osho est mon main squeez

d’ailleurs la relation avec un gourou est unidirectionnel, que le disciple qui entretient une relation… car semblerait qu’il n’y a plus personne de l’autre côté… et au fil du temps, l’image qu’on se fait du maître change… car au début surtout ça une image le gourou… puis, c’est comme si on devenait ce gourou, comme s’il se dissolvait en nous, et nous on se dissipe… car ce gourou n’a jamais existé en dehors de nous… du moins comme on se l’imagine… il est un miroir qui reflète une certaine qualité qu’on a reconnue et qui dort en nous… ensevelie depuis des vies… emprisonnée dans une personnalité et un mental limité et limitant…

Osho disait qu’il était comme du sel et que tous ses disciples deviendraient éventuellement la mer… pas lui, la mer… cette qualité, cette connexion avec l’immensité… cet hauteur d’être qui fait voir les choses avec une perspective plus large, plus claire…

combien de fois, de son vivant, quand j’entendais ce qu’il disait en discours, j’ai eu l’impression qu’enfin quelqu’un mettait des mots sur ce que je sentais, voyais, pensais, vivais, étais depuis toujours…

relation sacrée que celle entre un disciple et un gourou… et c’est un peu ce qui me dérangeait du titre dont je vous parlais l’autre jour… l’utilisation du terme gourou qu’on peut congédier – terme que j’utilise souvent et intentionnellement dans ce texte car je me voyais vouloir l’éviter et le remplacer par maître ou enseignant, comme si c’était plus socially acceptable –  quand on ne connait pas du tout la teneur, la nature, l’ampleur d’un gourou… car pour savoir qu’un gourou n’est pas nécessaire, faut savoir ce qu’est un gourou et faut avoir dit oui…

et quiconque a déjà cheminé avec un vrai gourou sait qu’on ne peut le congédier… pas nous le boss avec un gourou, pas nous qui décidons… apprenti sage… mais surtout apprenti…

car avec un gourou, le iceberg s’en va tout droit se faire fondre dans la mer justement…

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avec beaucoup d’amour…

Osho est un portail vers la mer, il est une chauffrette à iceberg… un port duquel on part vers le final nowhere… qu’on ne sait pas du tout en quoi il consiste… un amour pas tout à fait de ce monde… mais plus fort que soi…

et l’égo peut même s’emparer d’un gourou… surtout lorsqu’il est mort… car en face à face, on va éventuellement se faire ramasser par le maître…

je me souviens encore des mots de Jed McKenna – un gourou anti-gourou – qui disait que si tu étais avec un gourou depuis longtemps sans avoir fait ding ding pow pow, soit que le gourou est incompétent, ou encore c’est toi qui est un stupide disciple qui continue de passer à côté… ça garde son disciple humble ça m’sieur dame, si jamais il avait l’intention de se construire un égo de disciple…

la relation avec un gourou est une histoire d’amour… après la lune de miel, la vraie affaire commence… au quotidien… lentement et sûrement… et les couches et les couches d’illusion tombent l’une après l’autre, l’oignon s’effeuille, le bois se sable et la bran de scie s’accumule…

cheminer auprès d’un gourou – drôle de formulation non ? – est une forme de suicide pour l’égo…

bon, premièrement on ne chemine pas vraiment, on fait surtout du surplace, ça descend creux creux et ça monte haut haut… ho que oui… aho que oui…

il y Osho, et il y a aussi le Daime… autre guide et professeur…

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à suivre…

2 réflexions au sujet de « oui maître »

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