novembre entre terre et ciel

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les dernières chroniques – 10/11/17

tout blanc ici ce matin… tout calme ici… dedans, dehors…

mais où est donc la limite entre l’un et l’autre ? on continue à investiguer…

avec les années qui nous passent au visage, de même que dans et sur le corps, avec nos ami(e)s qui nous quittent tout doucement les un(e)s après les autres, jusqu’à ce que soit notre tour, le sens de la vie se modifie… de même que notre perception, et notre rythme…

avec les hauts et les bas du quotidien, avec l’implication qu’être humain requiert, on marche sa vie… ou la danse, ou la chante…

cette vie dans laquelle on baigne, dans laquelle on nage, et parfois se débat, on ne la connait pas… pas vraiment, pas toute, pas toujours, pas encore…

peu importe les noms que l’on donne à ce Dieu que certain(e(s ne veulent ou ne peuvent reconnaître et pour lequel ou laquelle d’autres tuent leurs propres frères et soeurs… quelque chose tient ce tout… quelque chose nous tient, nous, tous ces petits morceaux de ce grand tout…

en ce moment même, nous tournons sur nous-mêmes dans le grand vide cosmique…

et en même temps en cette grande vacuité, nous vacquons* à nos occupations quotidiennes, tout en emplissant ce grand vide du mieux que l’on peut… du mieux que l’on peut avec ce que l’on est… en attendant le passage… le prochain… celui du temps, celui du corps, ou simplement la prochaine limite…

un pas à la fois, en route vers nulle part, ailleurs qu’ici… maintenant… car toujours que du ici et du maintenant… mais ça vous le savez…

et pourtant…

cette lumière luit toujours…

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traduction :
il y a une lumière qui luit, au-delà du monde… au-delà de tout, au-delà du tout… au-delà du paradis ultime celle-là est la lumière qui luit en votre coeur…  – Chhandogya Upanishad

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Désormais, tout est changé.
J’ai goûté – comme par mégarde – à la saveur d’être, et tout est changé.Quelque chose, en moi, n’est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi.Par cette certitude, tout est changé.

Il n’y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit – plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit…

A l’instant où cesse en moi toute représentation – toute idée « sur » les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.  – Christiane Singer

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* Être vacant, ne pas être occupé, ne pas être rempli; Cesser les fonctions ordinaires, pendant quelque temps; S’occuper de quelque chose. (wikictionary.fr)

Une réflexion au sujet de « novembre entre terre et ciel »

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