Okahe all the way

les dernières chroniques – 14/11/17

pas sommeil… trop plein de mystère, trop plein d’amour, trop plein d’amitié, trop plein de vie… alors on veille… on continue…

3 h du matin, l’heure des esprits… tout frais encore…

Okahe ! selon certaines sources, une expression d’origine autochtone d’Amérique du Nord, qui signifierait à peu près : today is a good day to die !

grâce à ce chant (ici dans une first take un peu rugueuse et voix fatiguée enregistrée l’hiver dernier au Brésil, une version plus léchée viendra), que j’offre à vous savez qui, et à Gordon en fait car je me souviens l’entendre, lui, dire ce mot, dans lequel j’ai intégré cette expression, mais comme je la trouvais incomplète, j’ai brodé autour…

car la mort, la mort, y a pas juste ça dans la vie !

pour la bonifier avec de la vie, et de la gratitude pour le fait d’être vivant(e)…

alors c’est devenu :

Okahe, Okahe, Okahe
today is a good day to live – aujourd’hui est une bonne journée pour vivre
today is a good day to die – aujourd’hui est une bonne journée pour mourir
today is a good day to be – 
aujourd’hui est une bonne journée pour être
to be grateful –
pour être reconnaissant(e)
to be alive
 –
pour être vivant(e) 

car si on le veut ainsi, tous les jours sont des journées parfaites… surtout et premièrement pour vivre, car on nous a prêté un bout de la grande flamme, alors aussi bien la garder vivante right ?

et quand on est prêt(e) à vivre totalement, on est prêt à mourir tout autant… la flamme ne peut que brûler par les deux bouts… mais en temps et lieu bien sûr…

parait que l’on meurt comme on a vécu… makes sense ! en tous cas, on en a une belle preuve ces jours-ci…

la mort semble culminer l’ultime de notre vie, mener à l’apothéose de notre passage ici-bas… la floraison, les fruits, la crème fouettée et une tonne de cerises sur le sundae…

alors vivons totalement, soyons prêt(e) à mourir à tout instant, à chaque matin, à chaque fois qu’on va dormir car tant de choses peuvent se passer pendant notre sommeil…

mais en n’oubliant jamais et surtout pas d’y shooter de la gratitude à ce grosse vie-là…

et de la reconnaissance…

et de l’appréciation…

et de l’humour et de la légèreté…

et de l’amour et de l’amitié…

et de la vérité…

et de l’empathie…

et du don de soi….

et alouette, OK et Okahe gentille alouette !

car tant qu’à vivre, faisons-le royalement, faisons-le dignement, faisons-le juteusement, faisons-le rondement, avec intégrité… et dignité… et droiture…

tant qu’à être ici, tant qu’à être en vie… rendons la force créatrice fière !

semons la beauté, plantons l’abondance, nourrissons le feu…

brûlons nos plus chandelles chaque jour et pas seulement dans les occasions spéciales…

brûlons-les par tous les bouts car quand y en aura plus, y en aura d’autres…

et encore… et toujours… à jamais…

une histoire sans fin que celle-ci… avec diverses étapes, et multiformes… ever changing…

c’est ce que nous rappelle le passage de nos ami(e)s… transmutation de matière, transcendance humaine, dernière transformation… pour le moment… mais éternelle connexion de coeur et d’esprit…

plus la mort se rapproche de nous, plus la vie prend de l’ampleur et de la valeur, toute son ampleur, toute sa valeur…

on dit aussi qu’il faut parfois perdre quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur… j’imagine que ça marche pareil avec les gens…

mais les concepts de perdre et gagner sont des jokers… car qui perd gagne…

et quoi perdre gang ?

si on ne fait que passer sur terre, avec rien à gagner, rien à perdre, que tout à partager, alors let’s jump and do it totally

si nous sommes des étoiles filantes, alors filons et feelons…

et see you right now chère et précieuse étoile flyante et flyée qui flye de plus en plus high in the sky… with diamonds…

______

La mort n’est pas uniquement ce qu’on nous fait subir, c’est au contraire nous qui en sommes les acteurs:

éprouvant le passage de notre corps, c’est NOUS qui réalisons au niveau psychique l’accomplissement de la mort;

nous ne subissons pas seulement la résistance qui lui est opposée, nous sommes aussi des êtres déliés de leurs contradictions;

nous ne sommes pas seulement la trame rompue des liens qui nous retenaient, nous sommes aussi des restaurateurs de cette réalité qui n’avait jamais cessé de nous englober, bien que toute notre vie consciente l’ait reléguée à l’arrière-plan et s’en soit détournée….

– Lou-Andreas Salomé, Lettres à Freud, via Ginette Paris

4 réflexions au sujet de « Okahe all the way »

  1. Trishna

    Quel plaisir de te lire et t’entendre ce matin… des paroles écrites et chantées que du coeur, comme toujours. Ati, nous sommes certainement remplis de gratitude de ta Présence dans nos vies… on dansait en coeur avec toi ce matin au lever… doucement, sereinement et en résonnance avec tout ce qui se passe ces jours ci. Namaste 🙏🏻 et Pure Love ❤️… Et bon envol à notre amie visionnaire Paule, tout en grâce…

    Répondre
  2. Paripurna

    Vivons totalement, dans la lumière, dans la noirceur, dans tout ce qui est pour nous faire évoluer dans le moment présent, apprécions ce qui est.
    Merci pour la musique Ati.

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s