post méditation

25299267_10156182960587018_8342021713074668057_n

les dernières chroniques – 14/12/17

hier soir, les fesses paisiblement déposées dans mon fauteuil, observant passivement le feu qui réchauffait autant le home autour de moi qu’en moi, je réalisais justement que le concept de méditation a lentement disparu de ma vie…

je ne peux même pas dire que j’ai abandonné la méditation car c’est plutôt elle qui m’abandonné… méditateur drop out droppé…

et dieu sait que j’en ai fait de la méditation dans ma jeunesse, en particulier des méditations actives en bon disciple d’Osho que j’ai été et que je suis toujours…

car disciple un jour, disciple toujours… pour moi anyway… quand j’aime une fois, j’aime pour toujours, et pour l’éternité… l’amour est éternel et infiniment croissant… et d’un maître, on en est disciple pour la vie… jusqu’à ce que le je s’évanouisse…

hier soir, devant le feu, bien assis sur mes deux fesses de wannabee bouddha baby maybe, je réalisais que la méditation n’est plus comme telle une activité anymore dans ma vie, elle s’est dissouds… ou dissoute ? en tous cas pas dissoudue… 😉

bref, graduellement, la méditation, de quelque chose à faire, s’est transformée au fil du temps de technique en état, de quelque chose à faire à rien à être…

la méditation est graduellement devenue une disposition intérieure, un poste d’observation sur les mouvements intérieures et sur les choses du monde…

d’action, la méditation est devenue disposition…

comme mon maître Osho qui s’est dissous en moi, ou moi en lui… indiscipliné disciple à cinq cennes et coquin maître dissous… grosse joke cosmique… à ne pas prendre – trop – au sérieux… même si ça aussi fait partie de la joke…

en fait, les concepts de méditation, comme celui de maître et disciple, comme la relation sujet/objet, s’ils semblent exister au début du chemin de retour vers l’âme et l’essence du monde, et peuvent même être utiles pour se tenir après à  la ligne de départ, ont tendance à disparaître éventuellement car dans les faits, ils n’existent pas vraiment…

mais comme pour bien des choses, faut le faire pour le savoir…

car on semble toujours aller du plein vers le vide… de quelqu’un, nous ne devenons que personne…

comme le bouddha qu’on rencontrera sur le chemin et qu’on devra trucider… qu’une grosse baloune, mais baloune quand même… un peu de plastique mais surtout de l’air…

la méditation a le dos large… et comme le yoga, de bonnes chances qu’elle deviendra une mode elle aussi… formation de maître es méditation…

par exemple, certains méditent sur telle ou telle chose… OK pour moi, mais prenons-le pour ce que c’est, et ce n’est qu’une expression… car ni sujet ni objet, qu’une conscience qui tourne sur elle-même, comme une grande roue perpétuelle… et tout passe, et repasse, et dépasse… and on and on and on…

comme la méditation dite de la pleine conscience… belle expression mais à mes yeux, impossible que la conscience se remplisse, qu’elle devienne pleine… n’en jetez plus la coupe est pleine, mais la conscience n’est pas une coupe, ni de vin, ni Stanley…

qu’est-ce que la pleine conscience dans une telle existence infinie et éternelle ?

la conscience me semble toujours croissante, éternellement en expansion, pour éventuellement avaler le monde entier, et en même temps se laisser bouffer par l’illusion apparente du monde… mais pleine conscience ? no way, osez !

car la conscience est infiniment élastique…

et la méditation un état… intemporel, toujours fluctuant, irréalisable…

je vais aller méditer là-dessus moi là là…

24909890_10154945786922797_4355737043415358189_n

___
Navajo Blessingway

“In beauty may I walk. 
All day long may I walk. 
Through the returning seasons may I walk. 
On the trail marked with pollen may I walk.
With grasshoppers about my feet may I walk.
With dew about my feet may I walk.
With beauty may I walk.
With beauty before me, may I walk.
With beauty behind me, may I walk.
With beauty above me, may I walk.
With beauty below me, may I walk.
With beauty all around me, may I walk.
In old age wandering on a trail of beauty, lively, may I walk.
In old age wandering on a trail of beauty, living again, may I walk.
It is finished in beauty.
It is finished in beauty. « 

2 réflexions au sujet de « post méditation »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s