ça marche

28238398_10155761190313876_2272102898660038614_o.jpgles dernières chroniques – 2/3/18

est-ce que c’était une journée comme ça pour vous aussi hier ?

plus que comme ci comme ça en tous cas !

une journée lourde, lente, épaisse, une journée full matière hier…

pleine lune ?  l’arrivée de mars ?  les astres ?  l’hiver qui comme la neige s’alourdit avec  le printemps qui se pointe le bout du nez ?

je ne sais trop mais hier fut une maudite de grosse journée dans ce tout ptit bout de l’univers que je suis… émotive, dense, prenante dans tout le corps, confrontante et brassante… le mental full speed, les émotions dans le plafond… toute en montagnes russes ascendant roulette…

alors pour faire passer ce motton, comme d’habitude quand je viça, j’ai marché…

j’ai marché en masse, j’ai marché en mars…

3 grandes marches, pendant des heures et des km, qui ont ponctué mon travail de bureau assis sur mes deux bouts de fessier avec la tête et les émotions à rince and spin

marcher est ma thérapie ultime… optimalement en forêt, comme j’en ai la chance, mais même en ville marcher s’il le faut…

et à propos : on prend une marche – calque de taking a walk ? –  ou on la fait ?

peut-être qu’on ne fait que marcher… peut-être que la marche est comme l’amour, ça ne peut être une chose, ça ne peut qu’être un verbe…

marcher pour se changer les idées, marcher pour s’aérer l’emmental, marcher pour voir autre chose que ses propres idées spinner sur elles-mêmes et sur place en nous-mêmes…

marcher pour moins penser, marcher pour mieux penser, peu importe mais marcher… car marcher pour dépenser un peu d’énergie, marcher pour faire bouger les choses en soi…

marcher et automatiquement ralentir… marcher et revenir au calme, plus frais, plus présent… marcher pour réoccuper dans tout son corps, et non seulement spinner dans la boule sul’top du cornet…

car lorsqu’on marche, on a beau penser, ou s’en faire, ou réfléchir, ou fantasmer, ou mindfucker comme disent les franglos de mon espèce, pas si grave car ça reste une activité secondaire, de deuxième ordre, car lorsqu’on marche c’est la marche qui prédomine…

quand on marche, on marche principalement, on marche, tout simplement… on peut même mâcher de la gomme en même temps…

marcher, un pas à la fois, marcher vers nulle part, marcher sans but, en observant la nature si sage et calme, marcher tout simplement…

marcher ses problèmes away… car peut-être que les problèmes font du surplace et qu’en marchant on les sème ?

alors en ce temps de l’année toujours un peu particulier – mars et avril étant une saison de transition mouvante et émouvante entre l’hiver et l’été, bonne idée de sortir et de marcher, même si la nature porte de drôle d’habits certains jours…

car marcher pour ancrer sa parole, simplement marcher sa vie, marcher et suivre sa voie… marcher sur des sentiers inconnus et continuer… même si et quand on ne sait où l’on va… droit devant…

– C.G. Jung (L’âme et la vie), d’ailleurs lui même un grand marcheur :

Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déterminées, des « solutions » ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire.  Mais la plus belle vérité ne sert à rien – comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’expérience première, profonde de l’individu. Toute réponse univoque, celle que l’on dit « claire », reste cependant toujours fixée dans la tête, et il est extrêmement rare qu’elle pénètre jusqu’au cœur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de « savoir » la vérité, mais de l’apprendre. Non pas d’avoir une conception intellectuelle, mais de trouver le chemin qui conduit à l’expérience intérieure irrationnelle et peut-être inexprimable en mots. Voilà le grand problème. Rien n’est plus stérile que parler à propos de comment les choses doivent ou devraient être et rien n’est plus important que de trouver le chemin vers ces buts éloignés.

marcher le chemin vers ces buts éloignés pour se rapprocher de soi-même, pour faire descendre la vérité de la tête au coeur…

ça marche ?

ça marche…

2 réflexions au sujet de « ça marche »

  1. Prashanti

    Une bouffée d’air frais .
    Le ciel tout bleu ou grisonnant.
    Je respire.
    Je suis vivante !

    Une thérapie gratis , où je n’ai besoin de personne.
    Un remède qui allège cette folie du bout d’en haut ( la cocologie ).
    Même en ville , y a plein de changement à observer dans des petits coins de nature.

    Répondre
  2. Samano

    Marcher sa parole, marcher ses émotions, ses frustrations. Marcher la plus accessible et démocratique des thérapies. Et même parfois, état de grâce, la marche se transforme en danse…comme dans danser son chaos, danser sa vie ! You’re not alone mon ami !

    Répondre

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