non non tu n’as pas de nom

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les dernières chroniques – 30/3/18

traduction : la souffrance se propage à-travers les familles jusqu’à ce que quelqu’un soit prêt(e) à la ressentir… – Puja Lepp

incroyable ce qui passe de famille en famille, de générations en générations…

incroyable comment il est difficile de percer certains des mystères familiaux… comme une loi non-écrite qui veut faire en sorte que les choses restent en place, que l’homéostasie se maintienne…

de mon côté, après de nombreux groupes de primal et de travail du genre, des séances de constellations familiales, et beaucoup beaucoup de travail émotionnel sur mon pti moi-même, je sens que je ne fais que commencer à me libérer du joug de mon héritage, autant culturel que génétique…

d’ailleurs, je crois qu’au fil des générations, j’ai l’impression que la culture finit par se transformer en génétique, que les habitudes familiales pénètrent l’ADN et le conditionnent et le destinent… simple observation personnelle, aucune preuve scientifique ici…

mais comme le bagage familial est lourd et déterminant… tout comme le bagage religieux de nos ancêtres d’ailleurs… on est encore un chrétiens mes ami(e)s, plus qu’on pense… on est mieux d’en être conscient(e) car sinon ça va nous jouer dans le dos… et dans l’âme…

en ce vendredi saint, et tout le long du week-end de Pâques en fait, toujours un moment privilégié pour ressentir cela… pour vivre et revivre sa famille…

car que de souvenirs d’enfance à Pâques…

les nuages presque toujours présents du vendredi saint autour de 15 h… arrangé avec le gars des vues… pour certains la chasse aux oeufs, des Laura Secord of course… pour d’autres, la traditionnelle première journée en culottes courtes ou en robe neuve car il faisait toujours beau à Pâques dans le monde de nos souvenirs… dasn le temps où l’on arrosait nos trottoirs… et l’empiffrage de chocolat… jusqu’à en avoir mal au coeur de Jésus… et pour la majorité d’entre nous un peu plus âgés, la traditionnelle messe de Pâques avant de pouvoir sauter dans le chocolat… ou à la corde à danser pour les filles, ou au hockey pour les gars…

en ce vendredi saint, personnellement, j’en profite pour remercier mes ancêtres… pour apprécier ce qu’ils m’ont laissé… mes propres parents, puis les leurs et ainsi de suite jusqu’à ainsi soit-il… car peu importe ce que l’on a reçu des gens qui nous ont précédé, des porteurs et porteuses de notre lignée, ils et elles ont tous et toutes fait du mieux qu’ils et elles pouvaient… avec les moyens du bord à l’époque… grand merci et infinie gratitude…

et je profite aussi de cette chronique pour affirmer une nouvelle étape dans ma vie… une nouvelle phase…

car je suis né en tant que Guy Dion… puis à 22 ans, j’ai fait la rencontre d’Osho qui m’a renommé Swami Atiharsha… comme j’ai vécu quelques années en Europe dans les années 80 et que je fréquentais plusieurs Allemands, j’ai décidé de tronquer le harsha car il sonnait trop harsh… pour ne conserver qu’Ati…

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et l’an dernier lors de mon passage au Brésil, après avoir perdu ma mère il y a une quinzaine d’années et ma mère adoptive Amala il y a 2 ans, j’ai eu le privilège d’être adopté symboliquement par une nouvelle mamamia, Mama Sonia une superbe grand-mère brésilienne de descendance italienne…

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lors de ce passsage, deep deep down dans mes gênes, cette connexion avec ma nouvelle mamamia m’ai fait réalisé que mon lien sur terre passait principalement par ma mère… et que ce lien demandait à se concrétiser par l’adoption de ma part du nom de famille de ma mère car je me sens beaucoup plus Supino que Dion…

alors je profite de ce saint vendredi et de ce week-end pascal, qui en est un de renaissance s’il en est un, et de cette chronique, pour dire au monde que j’enclencherai légalement un changement de nom bientôt, passant de Dion à Supino…

pas seulement qu’une formalité pour moi… aussi une action d’affirmation, une reconnaissance, un statement… voulant assumer ma lignée, pour l’incarner et tenter, du mieux que je peux, de la transmettre et de la poursuivre, avec bien sûr, ma saveur personnelle, ma particularité, mon tout simple et humble ptit bout d’humanité…

alors en ce vendredi saint, grand ce jour de complétion et de passage important à venir, je laisserai symboliquement ma Dionitude sur l’autel de la transformation…

alors né en tant que Guy Dion, je mourrai Ati Supino…

mais toujours au fond, un nobody…

qui est-tu ? demandait le maître…
no idea répond le ptit disciple…

car what’s in a name anyway ?

___
hommage à toutes les femmes, mères ou non… à celles qui ont mené à terme, et aussi à celles que non…

avec une mention tout spéciale à Marie, LA mère du monde, symbole de pureté et de fertilité…

et à Marie-Madeleine qui a aimé JC plus sincèrement que quiconque… même jusque sur la croix…

Non Tu n As Pas De Nom ♪

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nomOh non tu n’es pas un être
Tu le deviendras peut-être
Si je te donnais asile
Si c’était moins difficile

S’il me suffisait d’attendre
De voir mon ventre se tendre
Si ce n’était pas un piège
Ou quel douteux sortilège

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Savent-ils que ça transforme
L’esprit autant que la forme
Qu’on te porte dans la tête
Que jamais ça ne s’arrête

Tu ne seras pas mon centre
Que savent-ils de mon ventre
Pensent-ils qu’on en dispose
Quand je suis tant d’autres choses

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Déjà tu me mobilises
Je sens que je m’amenuise
Et d’instinct je te résiste
Depuis si longtemps j’existeDepuis si longtemps je t’aime
Mais je te veux sans problème
Aujourd’hui je te refuse
Qui sont-ils ceux qui m’accusent

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

A supposer que tu vives
Tu n’es rien sans ta captive
Mais as-tu plus d’importance
Plus de poids qu’une semenceOh ce n’est pas une fête
C’est plutôt une défaite
Mais c’est la mienne et j’estime
Qu’il y a bien deux victimes

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom
Ils en ont bien de la chance
Ceux qui croient que ça se pense
Ça se hurle ça se souffre
C’est la mort et c’est le gouffreC’est la solitude blanche
C’est la chute l’avalanche
C’est le désert qui s’égrène
Larme à larme peine à peine

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Quiconque se mettra entre
Mon existence et mon ventre
N’aura que mépris ou haine
Me mettra au rang des chiennes

C’est une bataille lasse
Qui me laissera des traces
Mais de traces je suis faite
Et de coups et de défaites

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom
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3 réflexions au sujet de « non non tu n’as pas de nom »

  1. Samano

    OUI tu as un nom et ce nom est passion, ferveur, dévotion, acceptation, réconciliation, pardon.

    Tu as plusieurs noms et une Sacré Famille !

    Répondre

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