utile inutile

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les dernières chroniques – 28/6/18

traduction : les premières 90 minutes de ta journée doivent être consacrées à tes rêves et à ta vision de la vie

souvent je me réveille en pleine nuit… au coeur de la nuit… ou, parfois, un peu plus tard, aux aurores… mais peu importe le moment, quand je me réveille, je réfléchis, je ne fais rien et j’écris…

au milieu de la nuit noire, puiser en soi et jeter des mots divers sur écran blanc…

auparavant on les écrivait à la main les mots, on les jetait manu militari et à pleine main sur papier, maintenant, on les tape tape aux doigts et à l’oeil sur cathodique blanc écran… religion cathodique…

on sort les mots de leur écrintérieur, petits et longs mots, des bribes, des tentatives de dire ce qui vit en nous, en moi, en toi… on tape de soi à toi…

quand on le peut, important de prendre ce temps pour soi… luxe pour certain(e)s en fait car  pour plusieurs, pas toujours possible de réserver ce temps de réveil du corps pour soi seul(e)… mais quand on le peut, alléluia…

précieux moment pour puiser dans ses rêves… et jeter… et trier… et fouiller dans le fouillis pour défouilliser… prendre le matériau brut et le mettre en ordre, ou encore en plus grand désordre… grand désordre orchestré… mettre ses mains dans son inconscient et y fouiller à bras raccourcis pour pétrir, squeezer le jus de vie que la matière brute de la nuit contient… de la où l’on vient… et parfois revient… pas tout à fait…

pour faire sens, pour mettre ordre, pour jongler avec la vie… la faire, la défaire, la refaire ou la parfaire… le r’virer de tous bords tous côtés… regarder les choses de l’envers du décor, du grand backstage… virer son propre monde à l’envers et refaire le tout de la terre…

nous qui sommes si et tant sollicité(e)s par l’extérieur, formidable si ces premières minutes de vie ne peuvent être que pour nous non ? qu’à soi, pour rien, pour le fun, pour l’inutile… jouer avec les mots ou les laisser se jouer de nous…

du temps précieux qui ne sert à rien, à rien d’autre que ça, au service de la vinutile, celle qui ne sert à rien, à rien d’autre que ci et ça… car essentiel d’être futile à l’occasion, de ne servir à rien, d’aller nulle part, d’être bon à rien… car lorsqu’on peut être bon(ne) à rien, on peut l’être tout autant et à tout aussi… et tout un atout que d’être bon(ne) à rien…

ce rien qui devient précieux au fil du temps, au fil de la vie qui nous passe tout droit, au visage et sous le nez… le temps file, défile, et nous de même… alors rien comme ces moments qui ne servent à rien… d’autre que d’être… et d’écrire l’inutile… décrire l’inutile… car si utile l’inutile… essentiel même… fondamental pour faire fondre le mental…

Une réflexion au sujet de « utile inutile »

  1. Ravi

    goûter le silence du matin, sentir l’odeur du réveil de la nature sous les premiers rayons du soleil, écouter les oiseaux s’activer pour trouver leur nourriture, cueillir les derniers vestiges de ma nuit, planifier ma journée qui vient, et surtout prendre le temps, au ralenti d’être méditatif en ce début de journée Yé… superbe chronique

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