les mots des autres

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les dernières chroniques – 3/7/18

traduction:  oublie la sécurité, vis là où tu as peur de vivre, détruis ta réputation, sois non conventionnel(le)… – Rumi

drôle, mais comme pas certain du tout moi que ça soit Rumi qui ait dit ça… mais pas grave, il a le dos large de Rumi… alors on lui grattera…

car de toute façon, ces mots sont punchés, ils parlent d’eux-mêmes… ils frappent même, dans le dash comme au ptit cul de notre indifférence et de notre quête de confort… quête comme dans quêteux de non dérangeant, de sécure, de safe… normal de tendre vers la sécurité, mais pas à n’importe quel prix… certainement pas au prix de notre vitalité, de notre humanité distincte…

on dit habituellement : connais toi toi-même… mais pourquoi ne dirait-on pas aussi : dérange-toi toi-même… sortons-nous nous-même de notre propre zone de confort avant que quelqu’un ou quelque chose d’autre le fasse…

que ce soit Rumi, Jung ou tante Jeanine qui les disent, certains mots coups de poing méritent d’être dits… et écrits… et lus… énoncés… et partagés… puis passés, d’un oeil à l’autre… d’une main à l’autre…

parfois, des mots sages et des messages sortent de nous, parfois on ne fait que relayer ceux des autres… un peu le cas ce matin… que passeur de mots… car de toute façon, toujours un peu Dieu, ou la vie, qui ne fait que passer à-travers nous… qu’on se le tienne pour dit, et écrit…

et tant qu’à être dans les mots des autres, quelques-uns d’Osho ici, mon Beloved…

Life is God-given, 
love is God-given,
light is God-given.

We don’t have anything of our own;
hence the falsity of our ego,
hence the pretension and the lies of the ego.

It gives the illusion that you are creating something.

Man creates nothing – man himself is created by God, 
and if something happens through man,
it only happens through him.

But the doer is always God.

Once we understand this, all anxiety disappears from life. 

Then there is no problem left.

A problem is a by-product; the problematic life means an ego-oriented life.

Once this trust has arisen – that all is given and done by God – we disappear.

Then only he is.

Then whatsoever happens is good: we cannot expect otherwise; there is nobody to expect.

Then whatsoever happens is welcomed; there is nobody to reject it.

And that’s the state of the religious mind. Then the day is good and so is the night.  Then life is bliss and so is death.

Just think of that moment when one can accept death too as beautifully as life. 
That is serenity, tranquility, silence.

And only out of that silence does one become aware of that which is.

Truth is reflected in that mirror of serenity.

The ego creates much fuss – it keeps the mind wavering, waving.

Nothing can be reflected; all is distorted by the mind.

Sannyas means a surrender to God, saying to God,

« Thy will be done. All is yours – I am yours, so whatsoever will happen from now onwards is good. »

One drops all valuation, judgment, and to live without judgment is to live in beatitude…

sur ce, je vous laisse à vous-même pour la journée… avec d’autres mots, ceux de Jung…

De l’ego au grand soi

Selon Jung, le but d’une vie est de passer de l’ego, notre petite personne, au grand soi grâce au « processus d’individuation ».

Il s’agit d’un cheminement intérieur par lequel nous allons tenter de devenir le plus conscient possible, afin de nous « autoengendrer » en tant qu’individu particulier, humain parmi les humain, mais unique.

Une seconde naissance, en quelque sorte.

Pour Jung, l’enjeu est d’importance.

Car « devenir conscient de son soi, c’est permettre à l’univers de devenir conscient de lui-même ».

« En général, l’individuation devient possible après la crise de la cinquantaine, dans la deuxième moitié de la vie, la première étant accaparé par l’ego suractif. »

Pour y parvenir, nous devons nous confronter avec notre ombre (cette part dont nous avons honte), avec notre persona (notre image sociale), avec notre anima et notre animus.

Nous devons cesser de nous mentir et de rejeter ce qui nous dérange en nous.

Nous ne réussirons jamais totalement, bien sûr, l’essentiel est d’essayer.

Plus qu’un grand ménage, c’est un effort d’intégration et d’assimilation des différents aspects de notre personnalité que nous devons entreprendre.

Mais, prévient Jung, nous ne sommes pas des anges : « Une vie sous le signe de l’harmonie totale », sans aspérités, serait « très ennuyeuse et déprimante ». Pire, « inhumaine ».

Ce trajet initiatique peut passer par un travail sur soi, l’analyse des rêves, la méditation, la prière, la contemplation, l’écriture…

Cette démarche est mystique, idéaliste, naïve même, mais la rationalité pure et dure rend-elle plus heureux ?

Fournit-elle des réponses à nos questions existentielles : comment être plus heureux, surmonter la souffrance, aimer, être aimé, faire face à la maladie, le deuil, la mort ?

En 1946, à un vieil ami qui lui demandait quelle attitude adopter pour achever son existence dignement, Jung répondit : « Vivre sa vie. » 

Vivre, c’est tout. 

– Carl Jung via Robert Potvin

Une réflexion au sujet de « les mots des autres »

  1. Samano

    Tante Jeannine, Rumi, Ati, Jung ou Osho même combat, même vision, même passion et Samano en rajoute une couche : Toi qui mille fois a rompu tes vœux, encore et encore viens, notre caravane n’est pas une caravane de désespoir ! (Ça c’est du pur Rumi !)

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