sweet tristesse

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••• les zultimes chroniques – 4/5/19

ah la tristesse, cette mal aimée…

on la fuit, on l’évite, la réprime… on l’interprète comme de la faiblesse, comme une lacune…

et pourtant… quelle richesse, quel trésor émotif, quelle tourbière…

ces temps-ci, le temps est tristounet à l’extérieur… souvent gris, maussade et pluvieux, le printemps tarde, l’hiver cherche à s’étirer, le printemps se tire dans le pied… même mai se prend pour avril, mars en masse même… ce qui inspire un état semblable en nous en quelque sorte… car in is out et vice versa…

quelle belle opportunité pour se fouiller le dedans à fond… la nature nous y invite…

j’aime l’idée, telle qu’avancée plus haut, que notre vulnérabilité nous révèle notre intuition… et que l’on y reçoit les messages de notre coeur pour avancer…

car si c’est la tête qui propose, c’est le coeur qui dispose… ce qui à son tour indispose parfois la caboche… qui voudrait bien avoir le dernier mot… finfinnaud va…

or au-delà des idées, l’émotion règne et celle-ci constitue notre force fondamentale, bien au-delà du mental…

en ces temps où tout va un peu comme sur des boulettes, comme on le voudrait ou le souhaiterait, quand la vie bock, précieux de ne pas esquiver cette tristesse, cette douce nostalgie…

car ce qui n’est plus n’est plus et ce qui sera n’est pas encore… que ce qui est qui soit… et cet espace entre les deux peut être riche de sens, un raccourci vers notre coeur, une plongée en apnée du soleil…

qu’il y ait larmes ou pas, qu’il y sanglots ou non, si tristesse se pointe, ainsi soit-elle… et qu’elle s’exprime la câline, la coquine, la chagrinne…

et si cela coule, pleurons, allégeons ce fardeau en notre coeur, cette charge qui nous ramène à notre humanité, à notre dénominateur commun, à nous l’humain…

comme les enfants qui, souvent et naturellement, sont tristes et l’expriment sans s’y accrocher trop longtemps, permettons aux nuages de passer en notre être et de laver notre âme…

pour nous, les hommes en particulier, cette tristesse est juste et bonne… elle nous pétrit le coeur, nous ramène à nous, au spot mou en nous, elle nous garde ouvert…

elle nous garde humble et digne… et nous rend lovable, love able, capable d’aimer et d’être aimé…

simplement, vraiment… vrai man..

sniff sniff… douce tristesse, témoin de notre vulnérabilité, de notre humanité…


chronique dédiée à mon ami Blissi et à son bout de tuyau à la tête enflée… avec toi d’ici…

souhaits du meilleur…

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2 réflexions au sujet de « sweet tristesse »

  1. Prashanti

    Je prends soin en berçant mon coeur et mon corps dans cette vieille chaise berçante
    qui appartenait à ma mère.
    Je regarde les arbres devant chez-moi.

    Répondre

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