ce temps qui n’existe pas

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♥♥♥ – 2/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ça va ben aller…

ici au Québec, notre devise nationale a été récemment modifiée…

de je me souviens (de quoi ça c’est une autre histoire, historique justement), nous sommes passés à ça va ben aller

semble bien qu’on a beaucoup de difficulté avec le présent… et cela me semble plutôt représentatif de notre attitude face à la vie en général…

en quelques jours, nous sommes passés du passé au futur…

encore une fois skippant la seule chose qui existe, le présent… parce que pas un cadeau le présent en ce moment ?

mais en même temps, le présent est un cadeau tellement éphémère que dès qu’on en prend conscience, il est déjà passé, fini, de l’histoire ancienne… vous ne me croyez pas ? essayer de capturer le fameux moment présent…

la vie n’est donc ni passé, ni futur, ni même présent… la vie n’est qu’un flow, un flux, un courant comme celui d’une rivière qui coule et coule e s’écoule… jusqu’à la mer…

on dit qu’on ne peut sauter deux fois dans la même rivière, signifiant que du moment où l’on pense sauter, la dite rivière qu’on contemplait est déjà différente… Osho a poussé le concept encore plus loin en affirmant que l’on ne peut même pas sauter une seule fois dans la même rivière car la rivière n’est jamais la même, qu’elle change à chaque moment… donc même pas le temps de sauter une seule fois dans la même rivière..

depuis longtemps, tout le monde manquait de temps…

ces temps-ci, certain(e)s d’entre on en a tellement qu’on ne sait plus quoi en faire… certain(e)s veulent même le tuer… assassin(e)s temporels…

pour nous qui n’avons pas d’horaire ni rien à faire (contrairement à ceux et celles qui travaillent au bien du plus grand nombre et qui sont débordés, encore plus s’ils et elles ont des enfants à la maison – infinie gratitude à vous en passant – mais ils/elles n’ont pas le temps de lire des chroniques), tous les jours sont semblables ces jours-ci…

du matin au soir…

hier, aujourd’hui, demain, du pareil au même… toujours maintenant… un maintenant qui est toujours dépassé dès qu’on essaie de le saisir…

car on n’a entre nos mains qu’un filet de moments présents qui s’écoulent les uns après les autres, qui nous filent entre les doigts… qu’un chapelet de moments fuyants encadrés par les mouvements du soleil, de la lune, par les saisons… toujours même moment qui fuit, qui s’évade hors du temps…

et ce que nous avons de plus concret pour mesurer ce prétendu temps réside dans le battement de notre coeur, et dans notre respiration… inspire, expire… à l’infini… aou juste qu’au denier soupir…

la vie vient à chaque inspiration, et elle quitte à chaque expiration… et entre les deux, tout le mystère de la vie… allez fouiller dans ce gap, vous allez voir, ça grouille de vie…

au bout de l’inspiration, restez là un moment, puis un autre, et un autre… jusqu’à ce la vie vous pousse au nez – et au cul-de-sac – et vous force à expirer… et ainsi de suite…

là se cache peut-être le plus grand mystère de la vie… là se cache peut-être la vie elle-même… le temps hors du temps…le passage du temps qui passe… et repasse…

et là, en cet espace plus que moment, là, tout ça va toujours bien… même si ça va mal… ça va bien mal… mais ça va…

et comme disait le sage jadis quand on lui demandait si ça allait bien… pour aller ça va, c’est pour revenir que c’est plus difficile…

alors revenons-en car ça va bien…

3 réflexions au sujet de « ce temps qui n’existe pas »

  1. Anandgyan

    Oh! C’est pas un mantra qui revient mais un vieux hit:

    Alors en revenons-en car ça va bien.

    Mais le titre du billet m’a fait tiqué;
    non pas « tout ira bien » mais
    — tout ira bien —

    Voilà cela assure ma régularité
    ça me fait chier
    because je suis anal-retentive,

    Alors si on connait rien de la mort
    vivons à pleine puissance.

    (Le pouf! sera là en temps et lieu [why worry?])

    Amala n’est même pas essoufflée de tant nous aider.

    Elle aime encore.

    Le présent est tout le passé.
    Le futur, si programmé, j’en sais rien.

    et je commence là;
    je veux être un beau vrai innocent passé aux tamis de Socrate.

    Pis capab’ de dire « fuck you »‘ au bon moment.

    Mais c’est pas souvent.

    As-tu peur de moé? Prends tes distances et je ne tousse même pas.

    Mais j’ai peur de moé parce que j’aime être intoxiqué
    et je suis comme une rivière… je coule en ‘estie
    mais je me tiens loin de l’amer et je m’aime de même.

    J’ai beau être un mauvais chrétien, un mauvais musulman
    et un mauvais bouddhiste, je tente de comprendre le « fourth way » de Gurdjieff
    mais je m’en calisce parce qu’avec Osho c’est une joke mais très très subtil.

    Et ça se passe ailleurs par le très très subtil.

    Ça peut être l’alpha et l’oméga et ça peut être le thé.

    Ça peut être n’importe quoi, même le covid-19.

    Le confinement est une chose très zen.

    Allez on se lave les mains qui enlève le péché du monde
    et notre coeur qui reste ouvert.

    All you need is love.;

    Répondre
    1. Anandgyan

      Je peux pas croire que j’ai écrit tout cela
      sans vérifier une erreur;

      -« Tout est bien »- et non la répétion du futur.

      (J’aime pas faire des fautes d’ortograffe mais je suis moderne et con.)

      Oui. All is well.

      Répondre

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