chacun nos ptits bouts de vie

♥♥♥ – 25/5/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement time, hi ha !

cet homme, un sage nommé François Cheng, est inspirant… particulièrement ce matin…

car plus tôt ce matin, en roulant dans mon gros éléphant jaune en route pour ramasser mes ptits bouts de vie, j’ai aperçu en passant devant une résidence quelques personnes âgées qui regardait dehors de leur fenêtre respective… j’imagine qu’elles se berçaient… et qu’elles méditaient… du moins qu’elles pensaient à leur vie, et à leurs proches, ou pas si seul(e)s… et je les sentais et ressentais malgré le verre de nos fenêtres respectives, et malgré la distance nous séparant, et la vitesse de moi roulant… et j’ai pensé à leurs proches aussi…

en même temps, à la radio, un médecin partageait qu’un de ses collègues avait appris il y a quelques jours lors d’une conférence téléphonique interrompue subitement que sa mère venait de mourir et qu’en temps normal, le premier serait allé prendre le second dans ses bras pour le réconforter mais que Covid oblige, son collègue devait vivre son deuil en solo…

et ces deux images sont restées gravées en moi… comme une toile de fond…

puis, en roulant, j’ai appris par la maman d’une petite fille de mon bus qui m’attendait sur le chemin, me faisant signe d’arrêter avant mon premier pick-up, que sa petite subissait de l’intimidation de la part de la gang des grands tannants du derrière du bus et qu’elle était devenue anxieuse d’aller à l’école… bien sûr madame que je vais leur parler…

et je me suis dit que d’un bout à l’autre de la vie, chacun(e) nos enjeux, chacun(e) nos joies et chacun(e) nos peines… chacun(e) nos petites et grandes joies, et souffrances…

chacun(e)s nos ptits bouts de vie que l’on en baluchon de son coeur en cette grande courtepointe humaine…

alors à vous qui essayez de nous convaincre que l’on meurt davantage de l’influenza ou du cancer que du Covid, que les chiffres sont manipulés, qu’il faut bien mourir de quelque chose, que tout ceci n’est qu’un grand cirque médiatique, que le grand plan machiavélique de certains est en train de se déployer comme prévu pour nous contrôler et éventuellement nous shooter leur vaccin sous la peau, je dis peut-être bien que oui…

mais pas vraiment ça qui se passe en ce moment… pas que ça si vous préférez… il se passe quelque chose d’important sur le plan humain…

et je dis aussi – et surtout – qu’il ne faut pas sous-estimer la tristesse et la souffrance commune vécue par le monde en ce moment… sans se laisser submerger, ni anéantir, sans se laisser inonder, sans se laisser crouler sous la peine qui coule tout naturellement son chemin…

que peu importe les dessous de cette crise, qu’il est quand même inévitable de sentir et de ressentir cette situation sociale chargée dans laquelle nous baignons tous et toutes depuis quelques mois… avec un avenir incertain devant nous…

par humanité, par solidarité, par simple compassion humaine…

et par respect pour ceux et celles qui meurent seul(e)s., ceux et celles qui perdent des êtres chers, par respect pour ceux et celles qui font face à la mort ces temps-ci, et celles et ceux qui en prennent soin, évitons les grandes envolées trop cérébrales qui tendent à minimiser les conséquences actuelles de ce que les gens vivent et à déshumaniser le débat… pas un débat que l’on vit, une expérience réelle et collective…

car la souffrance multipliée vécue actuellement fait partie de la vie… et que si on l’accueille et la vit et la ressent, la souffrance peut engendrer la joie, la profondeur, la compassion et l’empathie… notre totale humanité quoi…

on peut tenter de fuir toute source de tristesse toute notre vie durant, mais éventuellement on devra y faire face… car madame la mort nous attend au coin de la vie… on ne peut s’enfuir à l’infini… et en ce moment, si on prend le temps d’ouvrir son coeur, quelque chose de profondément humain prend place…

certain(e)s perdent la vie, d’autres leur emploi, leur entreprise, tout ce qu’ils et elles avaient bâti depuis longtemps, parfois toute leur vie… un fait.. ça ne sert à rien d’escamoter cela… vivons avec, avec respect et empathie car les autres ne sont que moi-même… par personne interposée…

et au bout de ce chemin, derrière cette peur de souffrir que nous partageons tous et toutes, peut-être que se cache simplement notre peur de mourir ? notre peut de vivre avec passion… peu importe…

pour éventuellement transformer la souffrance en lumière qui nous aidera à vivre…

 

 

 

 

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