comme je m’ennuies de vous pendant ma pause de mots, je me permets de prendre une pause de ma pause… antipause temporaire… petite pause coucou…
mais pause n’égale pas repos, ni se reposer, car on travaille fort ici pendant la pause… on agrandit le home…
et j’en profites pour vous présenter quelques photos… travail de fond, travail de fond…ations… irrigation, bases solides pour le reste de la structure, ancrage…
on ne voit pas les fondations d’une maison, mais comme dans tout, pas mal le plus important, les fondations… ce sur quoi tout repose… ce sur quoi tout le reste se dépose… rénos dépôt… pause rénos…
encore en apprentissage de construction avec mon ami Pierre, qui connait la game… très informatif de faire des fondations avec un connaisseur… se protéger de l’eau possiblement infiltratrice (avec les eaux de pluie récupérées, on compte alimenter le petit étang en bas de la Côte)… etancrer solidement les bases des murs et du toit à venir… tout doit être fait avec soin car la base justement… tout repose sur ces bases… comme la vie…
alors avant de – peut-être, ou pas – retourner en pause de mots, petit coucou chronique du chroniqueur devenu contracteur agrandisseur travailleur travaillant manuel… et légèrement courbaturé… mais bonne fatigue comme on dit…
alors à suivre… pendant que vous poursuivez vos vacances… cigales et fourmis…
traduction au futur : lorsque personne n’entendra parler de vous pendant des semaines parce que vous êtes parti(e) explorer les profondeurs de votre être et tenter de percer le mystère de la vérité universelle – (en commençant humblement par la vérité personnelle)
à un autre maintenant…
bonne suite d’été…
on lit ailleurs d’ici là et se relie ici plus tard…
aujourd’hui serait le jour de l’anniversaire de ma mère… je dis serait même si je pourrais dire est, même si je devrais dire est… car une date d’anniversaire ne change ni ne changera jamais…
mais on dirait que lorsque les gens ne sont plus chilling incarnésanymore, moins évident de célébrer le jour de leur naissance… pourtant… le jour de la naissance de notre mère biologique est directement lié au jour de notre naissance à nous-même…
mais un autre rapport à cette vie-ci quand les gens sont retournés à la maison…
ce qui ne devrait pas être, car si je suis né un jour, c’est parce que ma mère l’a été avant moi… donc aujourd’hui est le jour de l’anniversaire de naissance de ma mère… même si elle a quitté la barque depuis un bout…
Mimi, ma mère de corps, ma mère de coeur… mon vaisseau amiral en cette grande mer… la mère qui m’a porté, la mère qui m’a permis de venir à la vie, cette vie-ci… elle qui m’a aimé, nourri, logé… et planté les graines de l’amour en moi…
cette mère qui fut l’âme qui a donné vie à mon corps… celle en qui je me suis développé, celle en qui j’ai pris forme humaine, celle en qui je suis entré, celle de qui je suis sorti… mon vaisseau amiral, mon vaisseau admirable…
ma mère, qui a vécu la majeure partie de sa vie de femme en tant que Madame Jacques Dion, époque obligeait, pour devenir Madame Micheline Dion, ma mère qui est née Michelina Supino est morte il y a une quinzaine d’années…
mère un jour et mère toujours…
j’ai beau avoir eu une mère adoptive en Amala et une autre plus récemment en mama Sonia, la mère de corps demeure toujours la mère de coeur…
alors en cette date qu’on ne peut jamais oublié, car on se souvient autant de la date d’anniversaire de sa mère que de la sienne, je porte un toast et lève mon verre à toi môman… tchin tchin let’s drink to that…
amour vers toi Mimi up there qui m’accompagne encore et toujours ici bas, ici dedans… toi, qui, j’aime l’imaginer, me protège, veille sur moi, prends soin de moi… comme tu as toujours fait même quand je suis devenu grand…
en ce moment môman, ton fils file un drôle de moment… peux-tu l’éclairer et l’aider à voir ce qu’il a à voir, surtout ce qu’il ne voudrait pas voir, tout en respectant ce qui est important pour lui SVP ?
ben oui, comme tu sais mieux que moi môman, môman un jour môman toujours, jusqu’à la fin de l’éternité, qui on sait, est le boutt le plus long…
traduction: un être humain fait partie d’un tout que nous nommons Univers, une partie limitée dans le temps et dans l’espace… cette personne expérimente sa propre existence, ses pensées et ses émotions comme quelque chose de séparé du reste – une forme de rétrécissement de sa conscience… cette désillusion est une sorte de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l’affection portée aux quelques personnes de notre entourage… notre tâche est de nous libérer de cette prison en allouant de l’expansion à notre compassion afin d’inclure toutes les créatures vivantes et la nature dans toute sa beauté…
– Albert Einstein
chacun chacune de nous est le monde entier…
chacun chacune de nous porte et est soutenu par le monde entier…
chacun chacune de nous contient le monde entier et en fait partie…
mais nous nous voyons séparé(e)s, croyons séparé(e)s…
pourtant…
c’est quoi déjà le truc pour redevenir ce tout Mr Albert ?
traduction: j’ai débuté avec presque rien et je l’ai encore presque tout…
on dit qu’on nait les mains vides, avec rien… il semble que l’on meurt probablement de la même façon… quoi que personnellement je ne me souviens pas de ma naissance et je ne connais rien de la mort… à part celle de quelques proches… que j’ai pu observer de loin…
entre-temps on ne peut qu’apprendre, en laisser aller un peu du trop que l’on porte…
traduction: éventuellement, «la vie» finira bien par détruire toute idée que tu entretiens à son sujet… tu n’en seras que plus humble, le souffle coupé, ouvert(e)… – Jeff Foster
un peu comme ça qu’il se sent ces temps-ci ce ptit chroniqueur du grand chemin…
à perdre ses idées, toutes ses idées au sujet de la vie…
ne faisant qu’une seule chose à la fois, celle qui appelle le plus fort…
simple et évident… nulle part où aller… rien de précis à atteindre… que faire ce que dois…
par exemple, hier, on a reçu de la municipalité le permis qui nous autorise à agrandir la maison… alors on agrandira la maison…
sans trop savoir la suite, un pas à la fois… une étape à la fois… avec foi, avec Foi…
sans se poser trop de questions, nous ferons ce qui doit être fait…
sans vouloir voir trop loin par en avant, car on ne peut voir loin en avant de toute façon…
car que maintenant, toujours que maintenant.. ce moment… puis l’autre… et ainsi de suite…
cette simplicité d’être qui nous amène la paix de l’esprit et du coeur, à nous tous et toutes de bonne volonté… et de simple lucidité…
la vie fait sa job en nous sablant, nous polissant, nous décapant même quand il le faut…
en retirant tout ce qui ne lui appartient pas en réalité…
la vie nous soulage de toutes nos illusions… certaines comme un soulagement, d’autres comme une perte… mais une illusion est une illusion…
pour que nous devenions ultimement plus humble, plus sage, plus vrai, plus simple d’esprit…
traduction: deviens plus vaste… dans la vie, tu ne grandis pas si tu ne vas pas au-delà de tes limites…
PROBLÈME: aller au-delà de ses limites signifie que tu te sentiras inconfortable… tu dois faire face à la peur de l’inconnu et développer un ensemble de nouveaux muscles émotionnels et mentaux…
FAIT : la plupart des gens ont peur de l’inconnu, préférant faire le moins d’efforts possible et pas prêts à faire des efforts à court terme pour des gains à long terme…
FAIT: pas toi right ?
parfois, la vie nous invite à nous étirer l’âme… à aller dans des zones inconnues, inconfortables… à fouiller dans nos fonds de tiroirs intérieurs… pas vraiment le choix, pas nous qui décidons… la vraie boss ? la vie !
et parfois on touche à des endroits de grande vulnérabilité en soi… la vie nous met face à notre vulnérabilité… et même parfois face au désespoir…
habituellement craint, le désespoir porte sa propre beauté car il nous ramène directement dans le présent, dans l’immédiat, dans le moment cru… dans l’urgence de vivre ce qui est en ce moment…
alors ce matin, quelques mots en ce sens… ci-bas traduction d’un superbe texte de Jeff Foster que j’apprécie de plus en plus…
____
les secousses intérieures
fais de la place dans ton cœur pour le désespoir, mon amour !
consacre quelques minutes chaque jour pour ouvrir tes bras à la partie la plus désespérée en toi et à percer son amour… cette partie vit en chacun de nous, telle un nouveau-né vulnérable, elle est la source de notre plus grande force et de notre plus grand courage, la source de toute guérison authentique… elle est Dieu déguisé, la bénédiction la plus merveilleuse, lorsque tu te tournes vers elle et que tu ne la juges pas…
lorsque tu es face au désespoir, tu es dans ton authenticité pleine et brute… je ne te demande pas de vivre là de façon permanente, mon amour, ou de devenir esclave de l’obscurité, mais seulement de lui faire une place, de respirer, de dialoguer avec elle chaque jour et de l’inviter dans tes méditations…
au cœur de ton désespoir, de ton chagrin le plus profond, de ta blessure sans fond, tu trouveras un véritable terrain d’ancrage… le désespoir constitue une perte du monde extérieur, un tremblement de terre intérieur qui brise tous les points de référence; tout ce qui paraissait solide se transforme en poussière… tiens mon amour, tiens bon… respire…
laisse le monde s’effondrer et respire en ton coeur sacré… à l’intérieur se trouve quelque chose d’indestructible, si solide et réel et incapable de se briser, mais tu ne le sauras jamais si tu fuies le désespoir…
le désespoir te mettra en contact avec tous les êtres vivants. Cela te fera regarder au-delà du cœur brisé de l’humanité… elle t’apportera la compassion; car même les personnes apparemment les plus heureuses et ayant le plus de succès peuvent fuir un terrible vide intérieur…
fais place au désespoir chaque jour et tu découvriras l’incroyable beauté d’être en vie… de l’autre côté du désespoir, il y a une joie terrible, la grandeur et la merveille de la création, le tremblement érotique de l’amour même… tout ce que tu fuies en toi est ton portail, tout ce que tu refuses est ton sauveur déguisé…
le sol tremblera, tes structures internes s’écrouleront et tu connaîtras qui tu es vraiment, entier dans les éclats, la poussière et les cendres, et je serai là avec toi, je ne t’abandonnerai pas.
aies confiance en moi, j’étais ici avant que l’Univers prenne forme…
tout ce que je te demande, c’est que tu fasses chaque jour une place dans ton cœur pour le désespoir, la perte de ton monde et le plaintes des esseulé(e)s dans le cosmos…
– Jeff Foster
___
texte original
THE TREMORS INSIDE
Make room in your heart for despair, my love!
Spend a few minutes each day opening your arms to the utterly hopeless one within, breaking into her love. She lives in all of us, this helpless newborn, she is the source of our greatest strength and courage, the fount of all authentic healing. She is God in disguise, the most wonderful blessing, when you turn towards her and do not judge yourself.
When you are in despair you are in your full and raw authenticity! I do not ask that you live there, my love, or become a slave to the darkness, only that you make room for it, breathe into it, dialogue with it each day and invite it into your meditations.
At the heart of your despair, your deepest grief, the bottomless wound, you WILL find your true ground. Despair is the loss of the external world, an earthquake inside that shatters all reference points; all that once appeared solid turns to dust. Hold on my love. Hold on. Breathe. Let the world fall away and breathe into your own sacred core. There is something inside so indestructible, so solid and real and unable to be broken but you will never know it if you run from despair.
Despair will connect you with all living beings. She will make you look past surfaces into the broken heart of humanity. She will give you compassion; for even the seemingly happiest and most “successful” of people may be running from a terrible emptiness within.
Make room for despair each day and you will discover the unbelievable beauty of being alive. On the other side of despair is a terrible joy, the awe and wonder of creation, the erotic trembling of love itself. Everything you flee within yourself is your portal, all you reject is your saviour in disguise.
The ground will shake, the internal structures will fall, and you will know your true self, you will be whole in the splinters and the dust and the ash, and I will be there with you, I will not abandon you.
Trust in me, I was here before the Universe took form.
All I ask is that you make room in your heart each day for despair, and the loss of your world, and the cry of the abandoned ones throughout the cosmos.
traduction: plus vous vieillissez, plus vous devenez tranquille… la vie vous rend profondément humble à mesure que vous prenez de l’âge… vous réalisez tout le temps que vous avez perdu sur des niaiseries…
bien vrai que le temps de la vie nous sable… nous polit, nous rend humble…
hier je vous parlais de mon best, Ravi…
aujourd’hui, je souligne la présence de quelques autres chums de gars qui sont aussi très précieux dans ma vie…
tout d’abord, il y a Pierre, Peter parfois, mon ptit Pete d’autre fois, avec qui j’ai construit ça récemment…
Pierre, avec qui je soupe régulièrement, joue de la guitare et placote en masse… tous les deux on approche la soixantaine, on a fait des cérémonies de toutes sortes dans nos jeunes et folles années, on a chacun 2-3 enfants dans la vingtaine/trentaine, à la seule différence que lui est grand-père et moi pas… pas encore du moins… bref on a beaucoup en commun comme chemin de vie lui et moi…
il y a aussi Bliss, mon vieux chum sannyas depuis plus de 30 quelques années, avec qui je jase et échange régulièrement de tout et de rien depuis toujours, de rien surtout, mais autour duquel on a beaucoup à dire… relation dans le cadre de laquelle il prend toujours plaisir à me r’noter mes frangliscismes, et à qui, en retour, je prends malin plaisir à lui en lâcher un bien senti une fois de temps en temps, parfois juste pour lui… précieuse relation de très longue date que celle-ci…
et puis il y a mes chums musiciens, Raoul, Steph et Vincent, avec qui je fais de la musique régulièrement, des percussions Afro-Brésiliennes notamment ces temps-ci… boum boum les boys…
et je n’oublie pas mon lil’bro, Éloi, mon supertalented en tout et young ami et frère d’âme et de musique… irmao da musica e do espirito… on ne se voit pas beaucoup ni assez à mon goût ces temps-ci because bébé, famille et travail et etc. de son côté, mais ainsi va la vie parfois, on comprend right ? mais je sais qu’on pense quand même souvent l’un à l’autre right lil ? et qu’on s’apprécie, même si à distance ces temps-ci…
et finalement, il y a Gordon, le chum de ma chum Paule Lebrun qui nous a quittés il y a presque deux ans déjà…
Gordon et moi on ne se voit pas souvent mais régulièrement depuis une quinzaine d’années… genre une fois ou deux max par année… car il vit en Arizona et trippe désert et quêtes de vision pas mal… tandis que moi je vis ici et trippe plutôt Brésil et cérémonies musicales épicées…
mais Gordon et moi, même si on se voit peu souvent, on tient beaucoup l’un à l’autre… precious buddies we are… respect et appréciation de part et d’autre… c’est pour cette raison que, malgré le fait que j’ai arrêté d’animer des ateliers il y a quelques années, j’ai accepté d’animer un groupe d’hommes conjointement avec lui en août prochain…
parfait prétexte pour hanger out ensemble lui et moi, mais aussi entre hommes, entre gars, entre boys… ça va faire 5-6- fois qu’on fait ça ensemble, un rite d’hommes…
pour partager, échanger, monter un sweatlodge et le chauffer à quelques occasions (Ravi sera gardien du feu pour l’occasion, tiens donc, quelle coïncidence ;-), pour chanter ensemble aussi… tout simplement… simplement être entre hommes pour 2 jours…
alors que Gordon et Ravi sont septuagénaires (sorry les boys !), donc d’aguerris guerriers pacifiques, c’est moi qui ferai office de ptit jeune dans ce trio d’elders d’enfer pour l’occasion… en fait, j’apprends toujours quelque chose en présence de Gordon et de Ravi…
car mes amis sont aussi des mentors… important d’avoir des mentors je trouve… des gens qui ont marché un peu plus que nous sur ce chemin… et deux hommes à qui la mort a repris la femme de leur vie dans les dernières années… ça marque son homme ça j’imagine…
alors ces quelques jours pour passer du temps de qualité ensemble, nous retrouver, partager nos expériences de vie, tenir l’espace comme on dit dans notre jargon… et humblement devenir une sorte de club de mentors car il semble que pas mal de jeunes hommes seront au rendez-vous…
car Gordon, Ravi et moi, simples au max comme hommes je trouve… rien à enseigner comme tel, rien d’autre que d’être qui nous sommes du mieux qu’on peut, avec nos forces et nos faiblesses, toute notre humanité, avec nos similarités et nos différences, notre simplicité respective, notre solitude grandissante et de plus en plus assumée – on dirait que ça vient avec l’âge ça – et notre présence, juste une ordinaire présence…
justement, vendredi passé, Gordon est venu prendre un café à la maison… faisait longtemps car on s’était manqués l’an passé… après la mort de Paule, il a pris temps et espace pour lui dans ses terres désertiques, pour digérer le choc, immense a-t-il dû être d’ailleurs… on a jasé pendant des heures… pour deux gars qui parlent peu, spectaculaire…
il est serein l’ami, ému et solide en lui-même suite au départ de sa Paula… ancré en lui suite au départ de sa conjointe de longue date et partner de multiples aventures de désert et de rites…
alors quelle meilleure excuse pour animer un groupe que celui de vouloir passer du temps avec ses chums et partager qui nous sommes avec ceux qui décideront de se joindre à nous ?
en nature, en silence, en mots parfois, en musique et en chants, mais surtout en grande simplicité et en sagesse à acquérir toujours davantage en si précieuse compagnie…
aho !
en terminant, ma ptite toune dédiée à Gordon ! Okahey, bonne journée pour vivre, mourir, être reconnaissant d’être en vie… tout en même temps…
meilleur ami, ça ne se conjugue pas au pluriel… car on ne peut pas avoir plusieursmeilleurs ami(e)s… meilleur, c’est meilleur…
on peut en avoir plusieurs bons, mais un seul meilleur…
et le mien c’est le best des meilleurs… en tous cas pour moi… car mon best à moi…
mon brodeur, mon frère, mon chum… le meilleur des copains…
depuis plus de 20 années, nous sommes amis Ravi et moi, et depuis, nous sommes les meilleurs amis… le best l’un et l’autre pour l’un et l’autre…
on a crié et rué dans les brancards ensemble dans nos plus jeunes années, depuis l’an 2000 en fait, autant à la Humaniversity qu’à l’auberge du lac pas vraiment carré, on a passé plusieurs nuits blanches, à crier en Hollande, et à chanter et à flyer au Brésil, souvent et régulièrement, nous y étions ensemble et cheminions la même route…
on a même parti une église légale, c’est vous dire notre sens du sacré…
sacrée amitié really…
Sashi, sa blonde pendant 40 quelques années et mère de leurs 4 enfants (plusieurs petits enfants dans le portrait aussi) nous a quitté le lendemain du jour de mon 50ème anniversaire, il y quelques années… à moi qu’il a demandé d’animer la cérémonie d’aux revoirs… touché fut et est encore l’ami que je suis de ce grand honneur…
puis, suite au décès de Sashi, le cancer a aussi sauté sur mon ami… comme s’il en a profité pendant qu’il était vulnérable…
mais il s’est battu le Johnny, et il a gagné…
à l’époque, même si j’espérais le mieux pour mon best, je m’étais résigné à ce qu’il parte pour se soulager de ce corps si telle avait la décision du grand whatever…
régulièrement, durant sa convalescence, j’allais lui jouer de la guitare… ça tombe bien, tout comme Sylvain Lelièvre, je n’avais jamais joué à Drummondville… clin d’oeil…
et un moment donné, quand je suis passé lui faire mon ptit dring dring thérapeutique, il a repris sa guitare et m’a accompagné… et alors on a su que les choses s’amélioraient sérieusement…
la musique et Marika, sa si précieuse amoureuse et compagne depuis le départ de Sashi qui a pris si bien soin de Ravi à l’époque de sa maladie, ont été de solides et précieuses médecines qui nous l’ont protégé et l’ont en quelque sorte sauvé… pour notre bonheur à nous… et à nous deux en particulier…
l’amitié, c’est précieux… et l’amitié de long cours encore plus… car ça a passé à-travers toutes sortes d’épreuves…
encore plus précieux quand ça brasse dans notre vie et que l’amitié dure et rassure… et prends soin…
encore plus quand nos intérêts sont tout naturellement communs et mutuels et qu’ils nous transportent vers les hautes sphères…
autant plus quand un dirige barque et que l’autre soutient inconditionnellement… quand la mer est agitée, l’équipage est primordial… a barca que corre no mar…
encore plus quand pendant des années, l’un a guidé les loges de sudation et que l’autre gardait silencieusement et fidèlement le feu à l’extérieur…
encore plus quand les bests peuvent jouer de la guetare ensemble pendant des heures et des heures… brothers in arms…
parlant guitare, en passant, regarder la photo ci-haut, of course, on jase accords…
merci pour ton amitié cher ami… précieuse… unique… appréciée…