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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

parti pécher

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les dernières chroniques – 10/4/17

salut groupe

je m’apprête à prendre la route pour une dizaine de jours… non non pas dans le sud malgré les apparences…

une amie viendra prendre soin de ma maison pendant mon périple… ici les érables coulent et nous on croule sous l’abondante neige qui est en vente de liquidation ces temps-ci autour… temps des grandes fontes printanières… grandes crues, neige brune, terre molle et ré-apparition des cochonneries automnales… la terre est gorgée…

je vous salues donc Maries et Josephs, en cette dernière semaine de carême avant la fête du chocolat… et le retour du Christ… et de ses oreilles dans le sirop…

FB me disait d’ailleurs qu’hier était le dimanche des rameaux, qui, selon Wikipédia, est dans le calendrier liturgique chrétien le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui marque l’entrée dans la semaine sainte

pourquoi les rameaux ?

je vous laisse chercher vous-même car nous sommes dans l’ère de l’information guidoune après tout… les plus vieux et vieilles doivent se souvenir anyway… des rameaux I mean…

je serai donc moins présent sur cette tribune pour quelque temps car mes mots et moi on s’en va marcher sur l’eau… eh oui, je m’en vais pécher en cette dernière semaine carémique… vivre les faiblesses de la chair sous toutes ses formes…

gone sinning… & signing… & drinking to that… 

voyez ce qui peut arriver si on se prend un peu à la légère ?

 

pendant ce temps-là

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les dernières chroniques – 8/4/17

avril qui tire l’hiver par le fil que l’on a pas encore découvert…

présages de guerres en série…

nos enfants gazés à mort…

une industrie qui fait de juteux profits avec des armes de mort…

des impulsifs avec le doigt sur LE bouton…

la Corée du Nord…

des camions fous qui foncent sur n’importe qui un peu tout le temps…

fou fou un peu partout… ou en nous ?

pendant ce temps-là…

un oiseau chante…

et le printemps s’en vient…

alors on débranche et on va jouer dehors… car la nature a de quoi à dire elle aussi…

en gardant la compassion et l’espoir vivants au fond de notre coeur…

et nos frères et soeurs en pensée…

guère de paix

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les dernières chroniques – 7/4/17

quoi dire ce matin ? après l’horreur, la guerre… ou la menace de guerre…

la guerre, encore la guerre, toujours la guerre, encore plus de guerre… et on sait que la guerre attise la guerre…

guère de paix en ce monde, guère de paix sur ce monde … guère de paix un peu partout en fait… mais aussi paix ici, paix en la nature, paix en nos coeurs…

alors souhaitons la paix… et que pour plus jamais, il n’y ait guère de guerre désormais…

mais dites-moi : est-ce que la paix a absolument besoin de guerre ?

car de toute l’histoire humaine, que de guerres… las de guerre…

histoire de guerre… des guerres partout, des guerres tout le temps, des guerres de tout, des guerres de fous… une folle industrie de guerre qui carbure au conflit, qui les cultive pour pouvoir croître… profits de guerre…

et en même temps, en ces temps de guerre, de petites poches de paix en nous, de petites poches de paix un peu partout… surtout de la paix en fait…

de la paix tout proche, de la paix toute proche… de la paix en nous, seul lieu où l’on peut cultiver la paix pour le moment, dans le moment… notre propre coeur est le seul lieu d’où la paix peut prendre place et d’où elle peut partir vers le monde…

notre coeur est un jardin de paix… ce coeur peut absorber toute la peur du monde, toute la haine des gens, toute les guerres du monde…

guère de guerre au coeur de soi…

alors respirons toutes les peines, les peurs et les haines du monde entier en notre propre coeur, laissons-y brûler toute la folie du monde… car tout ce que l’on peut faire d’ici, dans notre petit monde qui inclut le grand, plantons la paix en ce petit jardin local…

et prenons soin des gens que l’on aime, ici, maintenant… plantons la paix dans ce jardin…

car la paix s’en vient, la paix est ici, malgré les apparences… les guerres sont des nuages et la paix le ciel… il finira bien par faire soleil…

et compassion pour tous les gens qui souffrent de ces guerres folles, de ces guerres d’hommes… personne n’y gagne à ce jeu car pas un jeu justement…

pensées vers tous les hommes et les femmes et les enfants de bonne volonté… et aux coeurs grands… paix paix paix…

nous sommes des rêveurs mais nous ne sommes pas seul(e)s…

paix sur ce monde…

tout inclus, tout en nous

267257_533875693292536_960908784_nles dernières chroniques – 6/4/17

traduction : tout dans l’univers est en vous… – Rumi

et nous, aussi dans l’univers ?

alors nous sommes en nous et tout est dans tout…

nous dans l’univers et l’univers en nous, un point c’est tout… et même ce point est en nous, comme le tout…

tout est en nous… le beau comme le laid, le merveilleux comme l’horrible, l’acceptable comme l’inacceptable…

on dirait que le monde est plus fou qu’avant non ?

mais peut-être qu’il a toujours été aussi fou, mais qu’on ne le savait tout simplement pas… mais toujours tout en nous quand même… toujours tout en nous et nous toujours dans tout… et toujours tout fou tout ça…

bien difficile de faire sens qu’on puisse tuer des humains – dont bon nombre d’enfants – avec des armes chimiques comme ce fut le cas en Syrie il y a quelques jours… et on ose se considérer humains… pourtant aucun animal ne ferait cela…

mais ça aussi en nous… on ne peut blâmer les autres car pas d’autres, que des nous partout… fins ou fous, toujours nous…

on pourrait toujours arrêter de suivre les actualités, mais n’empêche que ces actes barbares et inhumains se produisent en ce moment même sur cette même terre que nous foulons… ces substances chimiques sont disséminés dans le même air que nous respirons, juste un peu plus loin… comme les matières radioactives qui ont fui les réacteurs de Fukushima dans les eaux du Pacifique… mêmes eaux…

car ni eux ni nous, que nous…

que nous les humains qui faisons ce bout de chemin ensemble…

nous qui tuons, nous qui polluons, nous qui plantons et bâtissons, que nous qui regardons ce spectacle parfois horrible, parfois humain et compassioné…

ni bien ni mal, ni laid ni beau, ni noirs ni blancs, que des faits neutres se déroulant sur la seule et même boule…

et tout ça, autant ce que nous connaissons que ce que nous ignorons, tout fait partie de nous, de moi, de toi, de soi… car au bout du compte, pas de différence entre moi, toi, eux et nous…

que des nous, que du nous…

pour le meilleur et le pour le pire, pour le malheur et pour le dire…

Trump alors ? eh oui, aussi nous…

les terroristes fous ? you bet…

les marchands d’armes ? itou…

le 1 % ? nous ça aussi mais moins évident j’en conviens…

au fond, tout ce qui se vit, tout ce qui bouge tout ceci et cela n’est que du nous… tout ce que l’aime et trouve digne, comme son contraire…

un grand nous, ni fin ni fou, mais qui comprend tout alors nous, nous ne comprenons rien du tout…

mais tout en nous… les questions comme les réponses…

même la pluie à venir… et avril gris… de même que le soleil qui se cache derrière les nuages…

1,4 problème ?

Capture d’écran 2017-04-04 à 18.30.18.pngles dernières chroniques – 5/4/17

traduction : j’ai 99 problèmes, mais le fait de m’en foutre aussi brillamment résous 97,6 d’entre eux

hier je vous vantais le f…. ameux mot de 4 lettres qui sonne comme un animal qui aime nager dans l’eau froide, ce même animal ami du groupe Beau Dommage qui était allait travailler dans un cirque tout en haut là-bas dans cet état dont on ignore pourquoi il appartient aux USA même si on se doute qu’ils l’ont acquis pour de bonnes raison$…

je vous ai également présenté le discours d’Osho dans lequel il nous démontre la versatilité du mot de 4 lettres en question… fucking brilliant !

faque…

je continue aujourd’hui de surfer le fuck car un de mes amis m’a envoyé ce ptit texte de doctrine fuckienne fucking inspirantque je ne peux évidemment pas fucking traduire…

12 fucking rules for success

1. Do the fucking work. Don’t be lazy.

2. Stop fucking waiting. It’s time.
3. Rely on yourself. The Univers doesn’t give a fuck.
4. Be fucking practical. Success is not a theory.
5. Be productive early. Don’t fuck around all day.
6. Don’t be a fucking baby. Life’s hard. Get on with it.
7. Don’t hang out with fuckwits.
8. Don’t fucking waste energy on shit you can’t control.
9. Stop bullshitting. It’s fucking embarrassing.
10. Stop being a fucking people-pleaser. It’s sad.
11. Stop putting toxic shit in your body. It’s fucking stupid.
12. Stop doing the same fucking thing and hoping shit will change.

– Craig Harper, Stop fucking around book

alors sans trop savoir pourquoi, du fuck un peu partout autour de moi en ce moment on dirait… fucking mystérieux… peut-être la température ?  fucking pluvieux indeed…

et cette citation, ci-haut, qui est passée sur mon fucking radar FB hier, et qui recèle une grande sagesse mais qui, en même temps, me fucking questionne …

en fait, je me demande quel est le fucking 1,4 problème restant ?

faque…

je continue de fucking y réfléchir…

notamment, pourquoi 99 fucking problèmes ?

pourquoi autant, pourquoi si peu ?

et pourquoi ne pas choisir de se foutre aussi brillamment des 99 au complet ?

pourquoi s’en garder 1,4 ?

trop difficile de tout les liquider d’un coup ?

pourtant un seul non regard brillant peut faire la job… car pas plus difficile de se foutre de 99 problèmes que de 97,6… même plus simple… car on a tous de la difficulté avec les fractions et les décimales…

et tant qu’à se foutre des fucking problèmes avec brillance, pourquoi ne pas les fucking flusher tous d’un coup tout d’un coup ?

est-ce trop inconfortable de vivre sans problème ?

car sans problème, qui sommes-nous right ?

alors quel est ce fucking 1,4 problème restant ?

faque… on continue de fucking chercher ?

et si vous fucking trouvez, vous me fucking dites OK ?

faque…

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les dernières chroniques – 4/4/17

traduction : aime ta fucking vie… prends des photos de tout… dis aux gens que tu aimes que tu les aimes.,.. parle au hasard à des étrangers que tu ne connais pas… fais des choses qui te font peur… fuck it ! parce que tant de personnes parmi nous meurent sans que personne ne se souvienne ce que l’on a fait au cours de notre vie… alors fais de ta vie la meilleure histoire possible… ne perd pas cette chance !

oh que j’aime ces ptites citations légèrement baveuses, audacieuses, daring comme on dit à Péking ou à Beijing, c’est selon…

ces citations qui nous kick le butt… qui nous kick la cacanne… ces quelques mots lâchés lousses qui nous invitent à vivre totalement… à ne pas s’en faire avec ce que les gens disent et pensent de nous car personne ne se souviendra anyway de nous, ni de ce que l’on a fait… en fait personne ne s’intéresse vraiment à ce que l’on fait, chacun(e) est occupé(e) à vivre sa vie…

alors vivons sans limite, totalement, tel que cela sonne juste pour soi, et disons je t’aime à ceux et celles que l’on aime…

personnellement je ne prends des photos de rien mais je dis je t’aime à ceux et celles que j’aime…

je vous aime lecteurs/trices… merci de me prêter vos yeux et de donner vie à mes mots…

et let’s fuck it !

ah le mot fuck, ce cher mot…  tellement juicy et expressif…

tenez d’ailleurs…

http://www.dailymotion.com/video/x26zues_baba-rajneesh-words-for-the-wise-the-word-fuck_fun

de plus en plus rien

271410_524213754258730_1718798219_oles dernières chroniques – 3/4/17

traduction : ceux et celles qui savent ne parlent pas… ceux et celles qui parlent ne savent pas… – Lao Tzu

donc, ceux et celles qui écrivent savent-ils ou elles ?

telle est la question…

en tous cas, une question parmi d’autres…

ça fait 5 ans que j’écris, quasi quotidiennement… 1400 chroniques… imaginez alors combien je ne sais pas…  car si on se fie à la citation ci-haut, tous ces mots dits, tous ces maudits mots dits et écrits ne font que révéler mon immense ignorance…

et on dirait que plus j’écris, moins je sais… et moins je sais, plus j’écris…

et moins on sait, plus on crie… car parait que la vérité se tait, ou au moins ne fait que se chuchoter… alors je tape ces mots doux tout doucement,.. tap tap tap de velours, tout en feutre… délicats mots…

laissez-moi vous raconter une histoire…

il y a de cela longtemps, un maître avait un disciple, un érudit, très à l’aise avec les mots… un jour le disciple vint voir le maître et lui remit un grand traité de plusieurs milliers de pages sur la vérité… le maître feuilleta le document sans vraiment tout lire et ordonna au disciple d’alléger son lourd texte…

quelques années plus tard, ce dernier revint avec un texte de plus de 2000 pages… le maître se retira pour lire le tout, puis revint au bout de quelques jours et dit au disciple : hum très très bien, mais encore trop long… retourne et réduit ta réflexion, synthétise ta pensée…

quelques années plus tard, le disciple revint et de nouveau, le maître prit le temps de lire les réflexions du disciple qui s’étalèrent sur quelques centaines de pages et encore une fois, il renvoya le disciple à sa table de travail pour qu’il réduise encore une fois les fruits de sa réflexion…

de nouveau, quelques années plus tard, le disciple revint avec un texte de quelques pages… encore une fois, le maître lut le texte et exprima une certaine satisfaction, mais, de nouveau, il renvoya le disciple pour qu’il synthétise encore davantage, affirmant qu’il y était presque…

deux ans plus tard, il revint avec une seule feuille, sur laquelle était écrit un seul mot : rien…

le maître montra sa satisfaction et confirma au disciple que là résidait l’essentiel de la vie…

alors…

rien…

spiritisme et fin du monde à la brésilienne

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les dernières chroniques – 2/4/17

vous savez peut-être que je reviens d’un séjour de 2 mois au Brésil… et j’y retourne en juin pour un projet dont je vous parlerai quand il sera un peu plus avancé… mais très prometteur…

pour réaliser ce projet, je dois apprendre très fluamment le portugais… o que eu faço… ce que je fais… quotidiennement… et dans mes recherches, je suis tombé sur un documentaire de cet homme plus que surprenant…

alors en ce 2 avril, jour de sa naissance, je vous présente Chico Xavier, un clairvoyant brésilien, le plus connu au monde probablement… dont le témoignage canalisé a déjà été accepté par un tribunal afin d’innocenter quelqu’un… décidément, surprenante patrie que ce Brésil…

alors des histoires de channeling, de fin du monde toute proche, etc… second poisson d’avril vous dites ? no way Xavier… je mets votre rationalité et votre scepticisme au défi… sounds fishy mais ce n’est peut-être pas tant que ça… car la réalité est peut-être plus irréelle qu’on peut le penser…

document ici avec sous-titres anglais car français non disponible…

vendu

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les dernières chroniques – 1/4/17

grosse nouvelle : je me suis mis à vendre et je me suis fait acheter… alors je suis vendu… mais n’achetez rien de ce que je dis, ni n’écris… car je n’en sais rien… je ne sais rien quant à qui je suis, ni ce que je fais… je ne sais rien du tout, ni du rien non plus…

même moi-même je ne me sais pas… ne sais rien de la vie, ne sais rien de vous… mais au moins je sais que je ne sais pas, déjà quelque chose quand même…

car il y a tant à savoir dans la vie et si petite notre tête de pinotte… et parfois, comme on dit, il faut se faire une tête… ou se la défaire c’est selon… car tant à désapprendre…

personnellement, je préfère de plus en plus me faire une tête de ptites notes qu’une tête de linotte (c’est ça une linotte, on sait au moins une chose maintenant)

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car ma vie devient de plus en plus musique et de moins en moins une grande fuite vers en avant… de moins en moins ptite vite ma vie… la vie ralentit et je la suis… car je ne suis pas ma vie, je ne fais que la suivre… mais en toute franchise je n’en sais rien… à part ce qu’est une linotte… mais même ça je le sais parce que Google me l’a dit et montré surtout… mais dans une autre langue, même une linotte is not a linotte

vous ne comprenez rien à cette chronique ? normal ! cause it’s sounds fishy...

profitons du 1er avril pour être nonos et nounounes, ou nounous si vous préférez car si sérieuse parfois la vie… mais en fait elle n’est pas sérieuse toute seule la vie, on choisit de la rendre ainsi…

alors si pas capable d’en rire assez et tanné d’essayer de vous faire une tête, call in the bine et fouttons tout ce gros sac vert de sérieux à la poubelle… on arrête de se contenir et on fout tout au container

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mais rappelez-vous, pas besoin de prendre mes mots pour du cash car je n’ai rien à vendre, je ne suis qu’un vendu acheté…

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et dernière chose : à compter de lundi, je commence à travailler comme directeur des ventes chez Bombardier : il ne me reste qu’à négocier mon salaire… et ça ce n’est pas une joke… ni une ptite affaire…

de ce monde…

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traduction : nous ne venons en ce monde, nous venons de ce monde, telles les feuilles d’un arbre… – Alan Watts

salut troupes…

alors me voici de retour «au sud», comme disent les gens qui vivent loin… soit au nord, soit à l’ouest ou à l’est… soit ailleurs… sauf au sud… car on ne peut être au sud du sud, ou le peut-on ?

dans ce cas-ci, pour moi, c’était le nord-est… là plus précisément…

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très particulier la Côte-Nord en hiver… le fleuve-devenu-mer glacial mais non glacé d’un côté, la presque toundra de l’autre… avec de l’immensité à perte de vue de tous les côtés… et des km et des km de route… et j’y retourne dans deux semaines chercher ma belle et petite Lilia…

pour ce qui est du village de Baie-Johan-Beetz (BJB) où j’étais, tout le monde vit tout près les uns des autres… éloignement oblige… l’éloignement rapproche les gens… presque paradoxal… on vit au bout du monde, mais collé(e)s les un(e)s sur les autres alors qu’en ville, on vit les uns sur les autres ou si près  et on ne connait à peu près personne… en même temps, tout à fait compréhensible non quand on est si loins de vivre si près ? on a besoin les un(e)s des autres… belle solidarité à BJB…

et même si collés-collées, quand même facile de prendre son espace sur la côte car la principale ressource naturelle…

drôle aussi d’être un étranger dans un village de – officiellement – 80 personnes… mais me semble que ça doit être un faible 80 en hiver à BJB… car en été ça passe beaucoup par ici sur la côte, les gens se rendant en nombre important – probablement important même si je l’ignore – pour aller voir les baleines, la mer et le pays de Gilles Vigneault… mais l’hiver, l’hiver mes ami(e)s…

drôle aussi car on a regardé le film la Grande Séduction lors de mon passage ma belle et moi… vous savez celui ou ils jouent au cricket et tentent de garder le médecin pour avoir l’usine ? petit bijou de film…  j’avais déjà vu mais encore plus réaliste vu de là-bas…

en passant parait que c’est là qu’ils auraient aimé tourner le film mais comme la route passe dans le village, ils ont préféré aller là où elle n’est pas encore arrivée, et où elle n’arrivera peut-être jamais… juste un peu plus loin, entre Natashquan et Blanc Sablon, où encore aujourd’hui seule le bateau se rend…

mais pour revenir au sud et à la citation ci-haut, ces quelques mots m’ont particulièrement parlé ce matin car depuis toujours, ainsi que je me sens justement… davantage issu de ce monde et non précipité ou plongé dedans depuis la naissance… en fait, je nous sens tous et toutes – tous les êtres vivants – issu(e)s de la terre, de la vie, non séparé(e)… comme des pousses… et souhaite que le monde puisse éventuellement arriver à se sentir ainsi car cela serait la solution à tous les problèmes créés par l’homme….

j’utilise habituellement l’expression personne ou être humain et jamais Homme avec un H MAJUSCULE pour désigner les humains en général car dans le fond, pourquoi perpétuer la masculinisation de tous les humains quand on parle d’eux comme un ensemble que la moitié sont des femmes ?

tanné le chroniqueur de nous déterminer, nous les humains en général, par un seul des deux genres… mais en terme de problèmes, ce terme s’applique bien il me semble… car proportionnellement, me semble que ce sont nous les boys qui fuckons majoritairement les affaires ici bas sur terre… mais autre débat que celui-ci…

donc issu(e)s de ce monde et non pitché(e)s ou garroché(e)s dedans… les fleurs et les fruits et non les jardiniers ou jardinières de la terre… si on pouvait intégrer cette qualité d’humilité qui manque tant aux hommes et femmes pourtant de bonne volonté pour la plupart… se prendre comme les fruits de la terre… si seulement…

on prendrait alors davantage soin de la terre…

on s’occuperait mieux les uns et unes des autres…

on arrêterait de vouloir faire des profits à tout prix par peur de mourir en abusant la terre mère, car par la mort on ne fera que retourner à la maison anyway… en fait, on arrêterait d’avoir peur de mourir car on saurait qu’on ne fait revenir à la maison…

on ne construirait plus des murs mais plutôt des terrasses pour faire d’immenses party cosmopolites… et le bar serait ouvert bien sûr…

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car personne ne vit hors des murs de cet endroit sacré…

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on prendrait le temps de connecter davantage avec la source de laquelle nous venons… plutôt que de tenter de la conquérir…

on se sentirait porté(e)s par la terre, notre mère… plutôt que d’en avoir peur…

fils et filles de la terre, nous sommes tous et toutes… même si cela peut sonner quétaine à certaines paires d’oreilles, mais c’est ça qui est ça…

les dirigeants de Bombardier reverseraient leurs plantureux salaire à des oeuvres de charité…

et le milliard de dollars que les gens d’affaires de Montréal sont prêts à engloutir dans un sport aussi plat qu’une crêpe et shoppe à millionaires seraient plutôt investis dans des projets humanitaires, notamment pour nourrir tous les enfants des environs et soutenir les familles monoparentales…

mais là je m’égare alors allez hop second cup… of coffee..

bon retour à à vous, et à ces chroniques…