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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

uno duo trio quartette quintette…

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les dernières chroniques – 7/11/18

ce matin, trève de mots, on commence par 3 photos… prises par notre amie Camila dimanche dernier au Théâtre du Marais à Val-Morin, un joyau niché dans un écrin situé dans les montagnes des Pays d’en Haut.. parfait pour une première des Hymnes du Pays d’en Haut, tout là-haut…

ci-haut le Beija Flor Vroum Vroum Band à la trois… Charles, Édith et ati…

ci-bas, fois quatre, avec Lilia qui chante Crianças…

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et ci-bas, on rajoute tatie Myri pour Okahey et hop, nous voilà 5… une histoire de famille notre affaire… que l’on voudrait bien voir continuer à grandir…

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la musique prend de plus en plus de place dans ma vie… et dans celle de ma belle, dans celle de plusieurs ami(e)s… on doit ça à Carioca, qui nous a contaminé les doigts et les oreilles… Obrigado Maestro…

depuis qu’on l’a rencontré il y a une quinzaine d’années, nous sommes nombreux à gratter, chanter, pianoter… et à recevoir des hymnes, chants, mélodies divines et etc…

on offrira un deuxième spectacle dimanche prochain au Gésu en ville… à 7 sur scène cette fois… un cadeau de remerciement aux gens qui nous ont soutenu dans la concrétisation de l’album… je dis concrétisation plutôt que réalisation car il était déjà tout à fait réel ce projet… dans ma tête et dans mon coeur… on n’a fait que le laisser descendre dans la matière… straight down from le pays d’en Haut…

si vous regardez bien les photos, vous verrez le titre salle Cogeco au-dessus de la porte… c’est que nous avons joué dans le Grand Hall du Théâtre du Marais dimanche dernier… et dimanche prochain, nous offrirons également notre concert dans la salle Custeau, juste aux portes de la salle principale du Gésu…

symboliquement important de jouer au seuil des grandes portes… on ne pouvait pas se payer les grandes salles à notre première sortie… mais on a les yeux rivés dessus… en tant que défi, objectif à atteindre… en standby… on vise les portes et les scènes de salles plus grandes…

car on veut en faire encore et encore de la musique, encore plus de musique, et la partager avec plus de gens… pas pour faire des sous, surtout pour la passion… quoi qu’éventuellement, si ça pouvait nous permettre de ne faire que cela, on en serait bien reconnaissants à tous les êtres divins du Pays d’en Haut qui veillent sur nous…

car la musique nous unit moi, nous, toi, vous… la musique permet de nous re joindre… nous relier… religiore… sacrée musique va… la musique permet de partager le même espace sans que les mots et les concepts ne brouillent les ondes… même si je chante surtout en portugais… poétique et exotique cette langue… et surtout la musique qui transporte les ondes… les bonnes vibes…

alors chers lecteurs/trices, le voilà mon petit rêve à moi : vous rejoindre encore plus… par les mots parfois, comme je le fais ici depuis 7 ans, et par la musique de plus en plus souvent je l’espère pour les 7 à venir…

et comme on dit : qui ne rêve pas ne peut se réveiller…

alors on continue à compter… sextet et orchestre synfunique…

l’amour des gens, et vice-versa

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les dernières chroniques – 5/11/18

traduction: j’ai beaucoup appris cette année (et avec la réalisation de cet album)…  j’ai appris que les événements ne se déroulent pas toujours de la façon dont vous les aviez prévus, ou comme vous pensez qu’ils devraient se dérouler… et j’ai appris que parfois, certaines choses qui tournent mal ne se réparent pas, ou ne reviennent jamais comme elles étaient… j’ai appris que certaines choses brisées demeurent brisées, et j’ai appris que tu peux passer à-travers des temps difficiles, en quête du meilleur, aussi longtemps que tu as des personnes qui t’aiment… – Jennifer Weiner

dans la chronique d’hier ici sur ce blogue, le frère Phap Dung du village des Pruniers nous disait que lorsqu’on réalise un projet, il y a toujours deux buts parallèles… le premier consiste à réaliser le projet… le second consiste à être conscient(e) de notre relation au projet, à voir l’énergie de nos habitudes quand on se met en mouvement, et de nourrir notre compassion… le second est toujours plus important

compassion et amour alors…

hier, on présentait au Théâtre du Marais à Val-Morin le premier d’une série de deux «concerts-lancements», l’autre aura lieu dimanche le 11/11 au Gésu en ville à 15 h…

j’avais décidé d’offrir cet «extra concert» aux gens du Nord qui m’avaient soutenu au printemps lors de ma campagne de $ocio$… afin de leur éviter d’aller à Montréal… car ils/elles n’y seraient probablement pas aller…

en fait, lorsqu’on offre quelque chose aux gens, on s’arrange pour que les gens puissent le recevoir il me semble… en tous cas, je trouve que c’est la moindre des choses… alors un concert dans les Pays d’en Haut et les Hymnes du Pays d’en Haut en ville dimanche prochain… question d’accommoder les gens… ben commode en effet…

toutefois ce concert au Nord consistait un défi au plan technique car because infime et petit budget, on devait s’occuper de tout : technique sonore, bar à Kombutcha, organisation logistique de tout tout tout… et performance musicale en prime… on a tout fait, et bien… et on a eu bien du plaisir… et moi, auparavant, quelques nuits à ne pas dormir trop lourdement… ou du tout…

et si nourrir la compassion est l’objectif suprême selon le frère Phap Dung, constater qu’il existe des personnes qui nous aiment et nous soutiennent à nos côtés est à mes yeux – et à mon coeur surtout – tout aussi essentiel… les deux ailes du même oiseau amour…

hier de nombreuses personnes ont fait en sorte que tout roule smooth and easy

d’abord Morgane du Théâtre du Marais qui a été plus qu’accueillante… même avec la fièvre, même le dimanche… quel beau Théâtre on la chance d’avoir dans notre propre cour… profitons-en…

puis Jean-Patrice et son fils Loïc qui sont venus installer la techno sonore avant le spectacle… et leur partie de hockey… juste comme ça, par amitié…

Paripurna, Prashanti et Premala qui sont venus vendre du Kombutcha commandité au verre… les breuvages gracieuseté de Rise et de Tribe… thanks ! pas que moi qui parle franglais, les brasseurs de Kombutcha aussi on dirait… let’s drink to that alors ! c’est d’ailleurs notre campagne de levée de fonds pour l’enregistrement de nos deux nouveux albums… indeed, on voit grand…

Mimi qui a fait la porte… avec sa belle robe et son sourire…

Camila, Joanie et Maritza qui ont gardé Lilia une bonne partie de la semaine pour qu’on pratique pratique pratique Édith et moi…

et Lilia, Lilia, qui a chanté Crianças d’une voix de pro…

ici, une reconnaissance toute particulière à mes deux acolytes bêtes de scène pas bêtes du tout, Charles et Édith, avec qui on a eu un plaisir complice à jouer ensemble… ami de jeu musicale et amoure de ma vie…

comme vous voyez, si ça prend un village pour élever un enfant, ça prend une grosse gang pour faire rouler un spectacle, même un tout ptit…

parlant enfants, j’avais décidé d’inviter les parents accompagnés de leurs enfants hier car ils sont nombreux ici autour de Val-David… on a d’ailleurs refait Crianças en rappel avec Lilia et quelques-un(e)s de ses ami(e)s… full cute

et vive les enfants ! viva Crianças !

beaucoup beaucoup d’amour reçu de la part de tout le monde qui sont venus nous voir et surtout nous entendre hier… et qui ont apprécié pour vrai je crois… ce que j’ai senti en tous cas… et que certain(e)s nous ont dit…

autre merci spécial notamment à Myriam et Joëlle (enceinte jusqu’au cou), nos 2 choristes et amies aux voix divines…

toutes ces actions ont été réalisées par amour, pour l’amour de la musique… gracieusement et à partir du coeur… il réside plein d’espoir en ce monde… pas que désespoir…

la réalisation concrète de la première phase du projet de l’album des Hymnes du Pays d’en Haut se concluera dimanche prochain avec notre deuxième concert en ville au Gésu…

en passant, il reste de la place… si ça vous dit de venir goûter à cet amour, faites-moi signe…

dring dring love love…

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show time… quand même

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les dernières chroniques – 4/11/18

traduction: quand on réalise un projet, il y a toujours deux buts parallèles… le premier consiste à réaliser le projet… le second consiste à être conscient(e) de notre relation au projet, à voir l’énergie de nos habitudes quand on se met en mouvement, et de nourrir notre compassion… le second est toujours plus important… – le frère Phap Dung

show time ce matin…

je gratte la guitare depuis une dizaine d’années… depuis quelques années, l’appel de réaliser un album montait en moi…

le jour de mon anniversaire cette année, petit malin que je suis, lorsque mes ami(e)s FB me la souhaitait bonne, je les ai invité(e)s à souscrire à ma campagne de $ocio$… ce qu’ils et elles ont fait au-delà des mes espérances… content le B’day boy…

ce qui a fait que moi j’ai pu et dû faire cet album… mon album qui est devenu notre album…

et qui s’est fait un peu tout seul, mais surtout grâce à l’aide de mes ami(e)s musicien(ne)s, et particulièrement de Charles, un ange apparu sur notre chemin…

et ce matin alors, en plus de la leçon de vie, premier de deux concerts que j’ai promis quand ma campagne a atteint son objectif…

j’ai décidé de faire deux concerts plutôt qu’un seul car mes ami(e)s du Nord ne seraient pas tous venu(e)s à Montréal… et important que cette musique soit partagée… alors aujourd’hui on fait le Théâtre des Marais à Val-Morin et dimanche prochain le Gésu à Montréal… les deux fois, nous serons aux portes des salles principales… on se garde un ptit défi pour la suite…

comme on dit en France, ça me fout la trouille… et en même temps, ça crée une grande joie en moi… et les deux peuvent très bien danser ensemble…

alors cher frère Phap Dung, ce que j’ai appris ?

premièrement, en lançant la campagne de $ocio$, j’ai appris à demander… sans attentes, pas trop du moins… car sincèrement, quand on lance un projet, on veut minimalement que ça fonctionne et on fait tout pour ça…

appris aussi qu’on doit se fier à des gens qui connaissent un domaine mieux que nous… donc primordial de bien s’entourer… et d’écouter… tout en restant fidèle à ce que l’on sent et ressent…

appris aussi qu’en musique, on ne peut rien faire seul… on a besoin des autres… alors on doit bien s’entourer et faire confiance, laisser de la place aux autres et jouer en équipe…

au final, j’ai décidé de donner notre musique, de l’offrir gracieusement… en la mettant en ligne gratuitement… ici…

https://atisupino.hearnow.com/

on l’a mise en ligne, en plus de faire faire quelques CDs comme carte de visite lors des concerts… on a créé un bel objet… fier… merci encore Steph (http://rainbowcircle.ca/)…

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en gros, la plus grande leçon apprise fut de passer du je au nous…

car pas ma musique anyway, on me l’a seulement chuchotée à l’oreille… straight du Pays d’en Haut… les hymnes, reçus… je n’ai fait que les relayer jusqu’en bas… et me suis bien entouré…

on the side, j’ai développé mon écoute et mon humilité… j’ai appris à garder ça simple… j’ai osé me mettre la face sur un poster et m’annoncer, dévoiler mes rêves… et risquer un peu…

et aujourd’hui, devant ami(e)s et connaissances locales, on présente notre bébé, mais  vivant cette fois, avant de faire de même dimanche prochain dans la grande ville…

excitant… et énervant… la trouille je vous dit…

alors merci aux gens qui ont soutenu le rêve…

merci aux musicien(ne)s et choristes qui ont dit oui et qui ont fait dring dring et là là là…

merci à Charles qui a tout capté, en plus de bonifier le projet de superbes airs…

merci la vie…

et

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so far so good

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les dernières chroniques – 3/11/18

traduction: si j’ai appris quelque chose de la vie, c’est que parfois, les temps les plus sombres peuvent nous mener aux endroits les plus lumineux… j’ai appris que les gens les plus toxiques peuvent nous enseigner les leçons les plus importantes… que les batailles les plus douloureuses peuvent déboucher sur les apprentissages les plus précieux… que les plus grandes pertes en amitié et en amour peuvent créer de l’espace pour des gens encore plus formidables…

j’ai appris que ce qui peut sembler être une catastrophe dans le moment peut éventuellement cacher une bénédiction, et que ce qui peut ressembler à la fin d’une route est en fait seulement la découverte d’un nouveau chemin… j’ai découvert que peu importe combien les choses actuelles semblent difficiles, il y a toujours de l’espoir…

et j’ai aussi appris que peu importe l’impuissance ressentie ou l’horreur relative des choses, nous ne pouvons pas abandonner… nous devons continuer… même quand cela fait peur, même quand nos forces semblent épuisées, nous devons nous ramasser et continuer d’avancer car peu importe ce que nous vivons en ce moment, cela va passer et nous passerons au-travers… nous nous sommes rendu(e)s jusqu’ici et nous traverserons ce qui s’en vient… – Daniell Koepke

bien besoin de ces quelques mots d’encouragement en ce moment on dirait nous les humain(e)s…

car les choses du monde semblent sombres en effet… particulièrement en ce bout d’automne grisounet… mais peut-être que c’est seulement la noirceur dont a besoin le soleil avant de réapparaître… peut-être est-ce l’aurore avant le monde nouveau…

on dit qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire… ou quelque chose du genre… on dirait bien qu’on vit du péril en ce moment sur la planète… en route vers la gloire alors…

pas à pas… ensemble… avec foi…

pèse su’a clutch

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les dernières chroniques – 1/11/18

traduction : pratique la pause… fais une pause avant de juger, fais une pause avant de présumer quoi que ce soit… fais une pause avant d’accuser… fais une pause à tout moment où tu t’apprêtes à réagir intensément et tu éviteras de dire et faire des choses que tu  regretterais plus tard… – Lori Deschene

ou dit autrement, pèse su’a clutch…

moi je vais même prendre une pause avant d’écrire cette chronique…

à plus…

l’amour win

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les dernières chroniques – 31/10/18

traduction: aime ta/ton voisin(e) qui ne te ressemble pas, ne pense pas comme toi, n’aime pas comme toi, ne parle pas comme toi, ne prie pas comme toi, ni ne vote comme toi… aime ta/ton voisin(e) sans exception

l’amour, encore l’amour, toujours l’amour… ultimement, l’amour…

happy amour win… l’amour oui…

on ne sait pas si dieu existe, qu’il porte un petit d ou un GRAND, mais l’amour ?

aucun doute avec l’amour…

même si l’amour se cache sous divers déguisements…

car toujours l’amour, malgré la haine, l’amour malgré la peur…

et l’amour surtout malgré la différence…

car l’amour est plus fort que la haine, foi de pingouin…

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en ces temps un peu fous sur la boule, alors que la haine s’exprime publiquement et que certains exploitent la différence de l’autre, des autres, alors que certains insistent sur nos différences et ce qui nous différencie, l’amour subit un test… mais l’amour est appelé à nous unir, nous ré unir…

aimons-nous les un(e)s les autres… peu importe nos différences…

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et aimons-nous d’abord soi-même car sûrement là que ça ne peut que commencer…

aimons-nous de toutes les sortes d’amour…

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et malgré ces temps fous, ne soyons pas découragé(e)s par l’énormité de la douleur du monde… faisons ce qui est juste, maintenant… soyons justes, maintenant… marchons humblement, maintenant… car nous n’avons à pas poursuivre le travail mais nous n’avons pas le choix non plus de le compléter...

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parlant du Tamud, hier matin, j’entendais à la radio du Canada une chaleureuse entrevue avec un Imam et un Rabin… l’amour inter confessionnel est possible… promesse humanitaire… comme si la peur de l’autre – et la haine qu’elle suscite – avait comme fonctions de stimuler l’amour…


Déclaration des Droits de l’HOMME et de la FEMME à l’AMOUR

L’Amour n’est Pas une Prison, l’Amour est Libre, il est Confiant,
il sait Donner et Recevoir, il est tout Simplement Amour.
Te Rencontrer sans te Réduire
Te Désirer sans te Posséder
T’Aimer sans t’Envahir
Te Garder sans te Dévorer
T’Accompagner sans te Guider
Te Dire sans me Trahir,
T’Agrandir sans te Perdre,
Et Être ainsi Moi-même au plus Secret de Toi
T’Aimer sans te Soumettre
T’Apprivoiser sans t’Enfermer
T’Accueillir sans te Retenir
Te Demander sans t’Obliger
Te Donner sans me Vider
T’Être Fidèle sans me Tromper
Te Sourire et m’Attendrir
Te Découvrir et m’Étonner
M’Émerveiller, m’Abandonner à la Fluidité de l’Élan
Il aurait pu lui Chuchoter
Te Regarder sans Retenue
M’Abandonner sans Réticence.
Elle aurait pu lui Murmurer
T’Enlacer sans t’Étouffer
Te Regarder sans te Dévorer
Te Bercer sans t’Infantiliser
Me laisser Porter par ta Confiance.
Et Être ainsi Ensemble au plus Secret l’Un de l’Autre.
M’Émerveiller et m’Abandonner,
à la Fluidité de l’Élan, à l’Unisson du Partage, au Bonheur de Rêver l’Avenir.
Et Rester ainsi Vivant et Libre,
Ouvert et Agrandi aux Possibles de nos Rencontres,
Être ainsi Réconcilié, Unifié, Prolongé,
aux Enthousiasmes de notre Vie Commune.

Jacques Salomé


alors qu’amour rime avec humour

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allez, que l’amour win…

 

humilité, modestie et respect

45064134_10156529844750792_2945919189312864256_n.jpgles dernières chroniques – 30/10/18

écoutez ça en lisant si vous voulez… good feelings from Amazonia…


ça y est, c’est fait, le tough guy a été élu dimanche dernier au Brésil… la moitié du pays et un peu plus est contente, l’autre et un peu moins a peur… de ce qui pourrait arriver… de ce qui arrivera… de l’avenir…

la moitié du pays et un peu plus contente veut et espère de l’ordre et un redressement face à cette corruption systémique qui a vu des milliards de real$ s’évanouir comme par magie… noire…

et paralyser le pays… la jeune démocratie du Brésil n’a pas tenu le coup devant l’avidité de quelques-uns, devant quelques amis du parti, devant les occasions multiples pour certains de se bourrer les poches… au détriment des plus pauvres, au détriment du peuple… une parte du peuple en a eu assez… et voulait que ça change…

l’autre moitié et un peu moins se demande ce qui arrivera… et a peur… appréhensive… inquiète… pour les gais/lesbiennes LGBT, pour l’Amazonie, pour les autochtones du pays, pour la démocratie… pour le Brésil…

mais pourtant les deux moitiés considèrent le Brésil comme leur pays, leur patrie. leur mère patrie…

et d’ici, on observe ce qui se passe là-bas, rapportés par les médias… et selon les médias, on voit les choses comme on peut, ou comme on veut…

et moi aussi je continue d’observer les réactions et réponses de mes ami(e)s Brésilien(ne)s suite aux élections de dimanche… inquiet aussi… comme plusieurs d’entre eux/elles… alors que d’autres concitoyen(ne)s ont espoir et se réjouissent du changement…

et j’essaie de faire confiance… d’attendre de voir comment les choses se développeront… évolueront… bougeront…

hier je lisais quelques réactions de gens d’ici suite à ces élections… d’ici, on a le luxe de blaster le nouveau gouvernement, sans trop connaître la réalité du pays… critiquer mais en toute sécurité… la CAQ comme alternative de changement des vieux partis politiques, quand même soft comme switch hein ? 

là-bas le choix était autre… les extrêmes plus éloignés… plus drastiques… mais ils n’avaient que deux choix… le même parti qui les a volé depuis 15 ans, ou du nouveau, peu importe lequel… en fait le seul qu’il y avait… même si ce nouveau peut à première vie ressembler à de l’ancien…

toujours facile de projeter nos peurs et d’imaginer le pire… toujours facile de ramener tout à soi sans connaître vraiment ce qui se passe ailleurs…

mais comme on dit habituellement dans le pays du gros Donald, so far so good… ou so far not too bad

oui je sais, ça ne fait que deux jours… justement, on ne sait rien encore…

certains qui ont voté pour le tough dude do Brasil disent qu’ils ont voté pour lui même s’ils ne sont pas d’accord avec ce qu’il avance et dit vouloir faire car semble-t-il qu’il ne pourra pas faire ce qu’il veut à cause du parlement, de la chambre haute et de la cour… qu’on doit faire confiance aux contrepouvoirs qui vont protéger la démocratie… on espère qu’ils ont raison… mais on ne sait pas…

mais sincèrement, avant de juger la moitié du peuple brésilien et de le traiter de con pour son choix, gardons-nous une petite gêne… avant d’avancer que des dizaines de millions de Brésiliens sont masochistes et stupides, renseignons-nous… lisons… fouillons, tentons de comprendre pourquoi des millions de personnes au fait de ce qui se passe dans ce pays pour le vivre eux-mêmes ont choisi ce qu’ils et elles ont choisi dimanche…

personnellement, je connais des gens des deux camps, ce sont des connaissances,  des ami(e)s, de la famille presque même… et je ne peux que respecter leur choix, car ce n’était pas le mien, c’était leur choix à eux… alors qui suis-je pour juger ?

sincèrement, même si nous vivons sur la même planète, ça ne nous concerne pas vraiment ce que les gens du Brésil ont choisi… même si on ne comprend pas, même si des valeurs autres que les nôtres ont été favorisées et portées au pouvoir, même si on se sent heurtés dans nos valeurs profondes par ce choix, rien qu’on ne puisse y faire… et je m’inclues là-dedans… moi qui retournera encore au Brésil en février…

rien d’autre à faire pour le moment que d’observer, que de tenter de comprendre et respecter le Brésil et le choix des Brésiliens… je pourrais bien déchirer ma chemise sur les réseaux sociaux, qu’est-ce que cela changerait ?

je vais donc continuer à m’informer, à suivre la situation avec le plus de neutralité possible car quoi faire d’autre ?

respectons les choix des autres… que ce soit au Brésil, ailleurs dans le monde ou juste ici… même – et surtout – s’ils ne correspondent pas aux nôtres… et ne laissons pas la peur dicter nos émotions et sentiments car le mystère de la vie est probablement bien plus grand que ce que nous soupçonnons…

le monde tourne sur lui-même, avec chacun et chacune de nous dessus, dedans… et en nous aussi… tourne le monde… tourne tout un monde…

les pensées passent, les émotions suivent ou les devancent, les idées passent sans cesse… en-deça et au-delà des croyances… et ultimement, nous ne savons rien…

nous percevons certaines choses qui prennent place à l’extérieur de nous, comme en nous, en regard de nos expériences de vie, de nos propres conditionnements, de nos capacités limitées de compréhension… mais probablement qu’une bonne partie des événements réels nous échappe…

si le monde est tel qu’il est, il y a peut-être une raison ? ou peut-être pas ? qui sait ?

alors doutons de tout ce qui monte en nous quand on regarde en dehors…

car on ne sait même pas vraiment pourquoi nous sommes ici vous et moi, pourquoi nous nous sommes incarnés – pour la première ou la millième fois ? – ni où nous irons après que notre corps ait fait sa job…

ne prenons pas pour du cash nos premières impressions quand on regarde le monde…

car on ne sait pas tout, on ne sait pas vraiment, on ne sait rien vraiment, on ne sait pas vraiment grand chose au fond, ni vous ni moi…

alors on verra bien au fur et à mesure…

humilité, modestie et respect…

car comme disait Sadhguru hier

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on ne souffre pas à cause du passé ni de l’avenir car ils n’existent pas… ce qui nous fait souffrir, ce n’est que notre mémoire et notre imagination

alors watch out

ouch & now

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les dernières chroniques – 29/10/18

traduction : tu ne peux pas souffrir à cause du passé ni de l’avenir car ils n’existent pas… ce qui te fait souffrir n’est que ta mémoire et ton imagination… – Sadhguru

intéressant point de vue non ?

en ces temps rock n roll out there, alors que certains veulent rendre l’Amérique great again, comme dans le bon vieux temps, bon chance by the way – et que plusieurs ont peur de l’avenir, qu’il soit environnemental ou social, pas fou de se rappeler que c’est notre mémoire et notre imagination qui nous font souffrir…

ni ce passé qui n’est plus, ou cet avenir qui n’est pas encore… et qui ne sera probablement jamais comme on l’imagine… il sera peut-être pire, ou moins, mais sûrement différent ce que l’on peut imaginer… cet avenir qui n’est souvent que le passé embelli un peu, ou dramatisé beaucoup…

allez, je vous laisse réfléchir à ça… bon voyage…

moi je repars explorer ce moment…

et celui-ci…

et celui-là…

et…

 

amor amor amor Brésil Brazil Brasil

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les dernières chroniques – 28/10/18

aujourd’hui ont lieu les élections au Brésil, pays d’adoption pour le chroniqueur…

des élections divisantes, inquiétantes…

des élections mettant en jeu les extrêmes… divisant la population comme jamais auparavant semble-t-il…

de loin, difficile de comprendre pourquoi on voudrait voter pour un quasi dictateur, fasciste, homophobe, et autres qualificatifs peu flatteurs…

des gens que je connais, aime et respecte vont pourtant voter pour lui et ils/elles n’ont pas peur de la clamer haut et fort publiquement… très difficile à comprendre… dérangeant même…

mais j’ai l’impression qu’après des années de corruption, les gens veulent un changement radical… quand même surprenant que ça doive passer par un tel extrême…

comme mon portugais n’est pas top notch, je ne penses pas tout saisir du débat qui fait rage en ce moment… Google translate a quand même ses limites…

disons que la majorité de mes amis Brésiliens sont anti-fascistes et tutti quantti… et voteront donc (le vote est obligatoire au Brésil) contre cette menace extrémiste, mais quelques-uns voteront de l’autre bord…

eh que ça divise la politique… les gros mots se balancent de part et d’autre depuis quelques mois… même au sein d’un groupe de gens qui partagent des valeurs spirituelles communes…

mais ce que j’observe d’ici, et à-travers les commentaires de certains amis, c’est que les Brésiliens en ont assez de se faire fourrer… ils veulent du changement… ça vous dit quelque chose ?

mais de là à vouloir faire une autoroute en pleine Amazonie, être anti gai LGBT etc… à éliminer les droits quand même pas si grands des autochtones, à libéraliser le port des armes, et j’en passe, ça dérange…

paraît même que le favori brasileiro est encore pire que le gros roux au sud de notre frontière, comme si cela était possible…

certains qui pensent voter pour lui disent que le gouvernement a des garde-fous suffisamment forts avec un Parquet, une Cour suprême forte et un Congrès qui pourront contenir les élans extrémistes du favori épeurant et pressenti président… et que le dit dur ne pourra faire ce qu’il veut.. quand même, dans un pays qui a connu la dictature il n’y a pas si longtemps, questionnant…

pour moi qui ai en quelque sorte famille là-bas, liée à une église affiliée avec laquelle nous sommes en étroite collaboration, je m’avoue un peu mêlé… et ne sais trop quoi pensé, mais je trouve cette alternative très inquiétante…

cette image me semble représenter assez bien la crainte de plusieurs brésilien(ne)s…

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de mon côté, j’ai une pensée spéciale pour les nombreux autochtones qui pourraient voir leurs droits et leurs territoires menacés et pillés…

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au moment où j’écris ces lignes, pendant que la neige neige ici sur notre forêt boréale, les bureaux de vote sont déjà ouverts et l’avenir de mon pays d’adoption est en marche…

inquiétants temps que ceux-ci… mais il nous reste l’espoir et la confiance…

et on aura beaucoup besoin d’amor… amor amor amor… and much much more…

pour en savoir un peu plus:

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/27/au-bresil-le-bulldozer-comme-programme-ecologique-pour-jair-bolsonaro_5375451_3222.html?fbclid=IwAR1URQNVOv1dk-pmH4FRdHvYoWZ3gmbLfsnkn4YTVJZAQmaurBWmfbleOg0

Novembre musical

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les dernières chroniques – 27/10/18

certains se font pousser la moustache en novembre… d’autres font des spectacles…

on doit choisir son camp parfois…

de mon côté, novembre sera showtime…

autant je vous ai présenté les dessous de ma campagne de $ocio$ le printemps denier – les graines – autant je vous amène maintenant dans les dessous de la dernière étape de ce projet – les fleurs…

bienvenu dans mon jardin de novembre à moi… un novembre dans le pays d’en Haut…

le dimanche 4 au Théâtre des Marais à Val-Morin… puis le 11 au Gésu à Montréal…

deux concerts un peu spéciaux de dimanche après-midis…

en ce mois de novembre souvent gris, vivement une touche de couleur… et de musique… et de rencontres…

les 2 concerts incluent une première partie Piano Bar, exécutée de mains de maîtresse par ma belle qui jouera les 12 hymnes de l’album, en vue de l’enregistrement de sa version Les hymnes du Piano d’en Haut…

pendant qu’elle jouera, on boira du Kombutcha et on jasera en background, et par la suite, on vous jouera nos 12 hymnes et peut-être quelques extras…

des spectacles familiaux, car j’ai de nombreux ami(e)s parents, et d’ailleurs, Lilia chantent sur quelques chants…

l’idée avec ces 2 concerts est principalement de redonner aux gens qui ont soutenu la campagne de $ocio$ qui a permis la réalisation de l’album… une façon de dire Merci ! encore car pas la première fois mais tant de gratitude en moi envers ces gens qui m’ont donné ma chance…

car si on sait vous et moi que la chance on la fait en partie, on nous l’accorde aussi… et c’est exactement ce que ces gens ont fait en couvrant mes arrières avec leurs dons…

et tant qu’à dire merci aux donateurs/trices, pourquoi ne pas ouvrir les portes au grand public… et aux petits…

j’ai aussi eu la chance d’avoir une commandite de la part d’une compagnie de Kombutcha bien connue… alors on en servira afin de récolter des fonds pour la réalisation des deux prochains albums actuellement en cours (Hinos da Vale da Vida et Les hymnes du Piano d’en Haut)… concerts bénéfiques aussi…

on dirait que la musique a pris le contrôle de ma vie… et je compte bien me laisser faire…

alors chers lecteurs/lectrices, en espérant vous y voir… pour que vous nous entendiez…

https://atisupino.hearnow.com/