Archives pour la catégorie les digressions de l’an 13

la vie, la vie… petit vendredi… take 2

“Being weaktrente-sixième digression et demie de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 18/1

traduction maison : être faible ne vous enlève pas toute valeur, être fort(e) ne vous rend pas invincible, mais le fait d’assumer ces deux facettes fait de vous qui vous êtes, vous !

ai trouvé ces quelques mots du père de charlot tout de suite après l’envoi de ma première chronique, qui va un peu dans le même sens que mes mots de ce matin – synchronicité – alors je les partage ici avec vous, car poignants, touchants, émouvants et mouvants…

__________

J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables…

j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables…

j’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi…

j’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger…

j’ai ri quand il ne fallait pas…

je me suis fait des amis éternels…

j’ai aimé et l’ai été en retour…

mais j’ai aussi été repoussé…

j’ai été aimé et je n’ai pas su aimer…

j’ai crié et sauté de tant de joie, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de fois…

j’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos…

j’ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d’un sourire…

j’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et…

j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…

mais j’ai survécu….

et je vis encore! et la vie, je ne m’en passe pas…

Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer… Vis !

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant…

parce que le monde appartient à celui qui ose…

Et La Vie c’est beaucoup trop pour être insignifiant.  »

– Charlie Chaplin (via Angela Salena, merci d’avoir paratager)

la vie, la vie… petit vendredi…

406140_442643872473991_829033304_ntrente-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 18/1

traduction maison : je tombe, je me relève, je fais des erreurs, je vis, j’ai été blessé(e) mais je suis vivant(e), je suis humain(e), je ne suis pas parfait(e) mais je suis reconnaissant(e)… et je dis merci…

simple mantra, plein de bons sens, plein d’humanité, plein d’humanitude, plein d’ordinarité… dans lequel il est facile de se reconnaître… vous, moi, l’autre à côté…

reflet de notre passage sur terre… ptite vite normale, ptite vie d’humain(e) qui apprend la vie, simplement, comme tout le monde, comme chacun(e) de nous…

tous et toutes dans le même bateau, voguant vers nowhere, ici, maintenant, en route vers nulle part, en quête de sens… la vie, la vie… faisant du mieux qu’on peut avec ce que l’on a…

humain et humaine, se relevant quand on tombe, reconnaissant nos erreurs quand on en fait, pour en apprendre quelque chose, toujours en apprendre quelque chose… pas meilleur(e) ni pire que nos frères et soeurs, pas comparable en fait, humble et fier, fière… solitaire, solidaire, seul(e) sur terre… ensemble et seul(e)… simplement, totalement…

tous et toutes, que des humain(e)s en voyage de vie, incarné(e) sans trop se rappeler pourquoi ni comment, ni d’où l’on vient, ni où l’on va, ni jusqu’à quand… naviguant en eaux parfois troubles, parfois calmes, eaux secours, H2 eaux… et flotte et flotte la galère… et vogue et vogue le petit bateau…

la vie est un grand voyage mystérieux duquel on ne sortira pas vivant(e), pour ce qui est du corps du moins, l’âme quant à elle ayant choisi ce corps semble-t-il pour apprendre, se réaliser encore davantage, un peu plus, jusqu’à quand ? laisser tomber les voiles de l’illusion de la séparation et redevenir le monde entier…

quel est le sens de ce grand voyage, de cette épopée ? on passe sa vie à le chercher… the meaning of life ? l’amour, toujours l’amour… l’amour ? mais qu’est-ce que l’amour anyway ? pas une relation donc un état d’être ? si pas un tête à tête, donc un corps à corps ? un coeur à coeur ? une âme à âme ? ou un tête à queue ? trois petits tours et puis s’en vont…

on vit sa vie du mieux qu’on peut… pas toujours comme on veut, souvent comme on peut… choisissant ce que l’on croit le mieux, pour soi, pour eux, pour ceux et celles qu’on aime… pour le bien du plus grand nombre, en commençant par soi-même…  prenant soin de ne pas blesser, ni soi, ni l’autre… cheminant entre liberté et sécurité, entre confort et situations qui provoquent le déséquilibre… se mettre en danger pour vivre davantage…

faire ce que doit, faire ce que veut ou faire ce que peut, coeur qui soupire n’a pas ce qu’il désire… la vie passe et nous aussi, le temps passe et c’est la vie… continuer même quand on ne sait pas, arrêter puisqu’on ne suit plus… la vie, la vie…

et vivre totalement jusqu’à se sentir tout à fait vivant, vivante, heureux et heureuse, jusqu’au moment où l’on rendra les armes, fatigué(e) mais comblé(e), vidé(e) mais plein(e)… tous ces mots pour dire l’indicible, pour montrer l’invisible, pour entendre l’inaudible… l’entendez-vous la petite voix ?

via krishna prem

traduction maison : embrasse lentement, joue dur, pardonne rapidement, prends des risques, donne tout et n’aie pas de regrets

dancing star…

monigrégoviapassion déciretrente-cinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 17/1

belle poésie de nietzsche, que je croyais davantage philosophe que poête poête… plus cérébral allemand que coeur coeur valentino… plus rationnel qu’étoile étoilée… la vie est pleine de surprises… et les surprises pleines de vie…

mais si vrai tout de même que nécessaire d’oser aller fouiller le fin fond de son âme parfois – et y trouver justement tout ce que l’on suspecte s’y trouver – pour mettre une étoile au monde, pour enfanter un ciel étoilé, pour mettre bas une beautiful danse, pour parcourir les 100 milliards de planètes que contient notre être…

oser aller jusqu’au plus profond de soi, au coeur de ses entrailles et de ses ouailles, au centre de ses tripes, pour aller découvrir sa profondeur, sa force, son noyau dur, le coeur qui se chante la pomme à lui-même…

plonger en soi, au risque de ne pas y revenir, au risque d’y sombrer, pour affronter ses monstres, ses diables, ses tricksters et autres fous du roi et folles de l’arène… allez splouch splouch en soi quand c’est ce que la vie veut de nous, quand le temps est venu de plonger… on se bouche le nez, on tient son casque de bain et go, deep deep down we go… et glou et glou…

au coeur du chaos se trouve notre créativité, notre vitalité, notre boîte à surprises… au coeur du chaos on trouve notre courage, l’oeil du cyclone au coeur de notre tempête, le ptit home qui ne bouge pas, le soft spot, l’endroit qui ne quitte jamais, là où on loge en soi…

sans vous souhaiter ce chaos, car il viendra bien quand il sera dû s’il est dû un jour, je vous souhaite toutefois le courage d’y faire face s’il se manifeste, la force de passer au travers s’il vous traverse, et la paix qui en résulte quand les morceaux auront décanter, quand la tempête se sera calmée… quand le chaos aura enfanté…

personnellement, je commence à émerger de l’année de ma vie… un voyage aller simple vers nulle part, sans retour, où l’air est parfois rare, où la lumière faible et presque nulle par moments, voyage duquel je ne suis pas encore tout à fait sorti mais duquel je commence à entrevoir la lumière… si j’avais le choix, je ne retournerais pas là immédiatement mais puisqu’on ne l’a pas toujours, ni jamais vraiment, le choix, je vais en retirer toutes les leçons possibles et compléter le chemin avec grâce et beauté dans ces derniers milles d’exploration…

merci la vie pour cette folle danse étoilée !

photo: moni grégo via passion d’écrire

les livres qui parlent… et autres oeuvres de Guy Laramée…

530748_10151188236171491_1909752205_ntrente-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 17/1

je peux partager avec vous ma plus récente découverte ? dites oui, pliiiiise ! yes ! alors allez voir ça mais revenez après !

http://www.guylaramee.com/index.php?/intro/

bienvenue dans le monde de Guy Laramée… artiste impressionnant non ? que je viens tout juste de découvrir mais que probablement plusieurs d’entre vous connaissiez…

la découverte a débuté quand l’autre jour, j’ai partagé sur mon mur facebook cette image que j’avais aperçue sur le très inspirant site :

http://www.facebook.com/pages/FORUM-DECRITURE-PASSION-DECRIRE/175221686490

accompagnée de cette citation : La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver… de Jean Guéhenno…

puis vous avez été quelques-un(e)s à partager à votre tour car oui, je sais, cette image parle clair et fort, en fait elle crie en silence et ouvre des portes… la citation n’est pas non plus piquée des vers d’ailleurs…

toutefois hier, quelqu’un m’a mentionné sur mon mur facebook que je devrais indiqué le nom de l’artiste de l’oeuvre…  ce que je pensais avoir fait en ayant sharé la dite photo directement du mur facebook de forum d’écriture passion d’écrire… je croyais donc candidement que le crédit avait été donné automatiquement et que cette photo appartenait au site en question… c’était avant que je réalise que non et que je ne connaisse ce monsieur…

j’ai donc été un peu piqué au vif par le commentaire car je tente le plus possible de donner le crédit aux artistes dont je présente les photos quand je le peux… la plupart du temps seulement je l’admets, pas toujours, la vie va tellement vite…et parfois, je suis excité de vous lancer mes mots aux yeux et au visage… et parfois, la source n’est pas indiquée…

mais tout de suite après avoir reçu ce commentaire, une autre personne m’a contacté pour ajouter que l’artiste en question devait être guy laramée, que moi je ne connaissais pas… et elle me disait de chercher sur google : Guy Laramée, sculpteur de mots… ce que je fis tout de go… et que je connais maintenant, tout comme vous… nous venons donc de découvrir – ou redécouvrir – un artiste impressionnant…

aussi impressonnante la citation de Jean Guéhenno, que je compte découvrir davantage dans les prochains jours car ses mots punchent : La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver… car pour moi c’est exactement ce qui motive mon réflexe chronique et quasi instinctif et de survie qui me pousse à écrire chronique, day in day out… écrire pour me trouver, me retrouver… et pour me perdre dans les mots, dans la grande vie…

donc, tout ça pour dire que tellement de formidables choses circulent sur facebook de nos jours… que les gens qui créent y placent leurs oeuvres, gratuitement, généreusement, ouvertement… et ça circule… et on gobe, admire, s’écarquille les yeux et les idées… gratis… alors la moindre des choses est de donner crédit quand on peut…

et entre la beauté distribuée à grande échelle et gratuitement et les médias grand public qui nous shootent toujours les mêmes histoires de peur et de bouette, mon choix est clair… même si, oui oui je sais, il faut bien savoir ce qui se passe dans le vaste monde, les vraies affaires… attention à ce que l’on ingurgite, car ça devient nous éventuellement…

d’ailleurs dans une prochaine chronique je partagerai avec vous une oeuvre récente d’une amie qui vous en mettra plein les yeux… de couleurs et de vie…

mea culpa… j’avoue que même si je le fais souvent, je ne mets pas toujours les références exactes ni complètes des photos ou citations qui accompagnent les textes que je ponds en bon ptit croc niqueur depuis un an… parfois, quand c’est clairement indiqué et que je prends le temps si… parfois, quand je suis paresseux ou pressé ou parce que la source est tout simplement inconnue ou égarées dans les transferts, non…

toutefois même si tout ce qui est sur facebook appartient à facebook, il est éthique et intègre de rendre à césar ce qui appartient à césar et je vais porter une attention accrue à cette pratique dans l’avenir… je réalise que c’est la moindre des choses… le commentaire m’a réveillé en ce sens…

mais le résultat final est que cet épisode m’a – et nous pour certain(e) – toutefois fait découvrir un grand artiste local qui jouit d’une réputation internationale depuis plus de 30 ans que je ne connaissais pas… mais que j’ai hâte de découvrir… viva Guy Laramée !

bon jeudi, anciennement le jour de la paie… la nôtre aujourd’hui, la paie, c’est le monde de Guy Laramée…

pour en savoir plus sur Guy Laramée:
http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201204/04/01-4512408-guy-laramee-le-spectacle-immobile.php

ou encore tapez son nom sur google… y a du stock en masse….

sincèrement

ati, gosseur de chroniques

disciple in…

exceptional livingtrente-troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 16/1

traduction maison : la distance entre les rêves et la réalité s’appelle la discipline

vous le savez peut-être, ou pas, mais j’aime écrire… en fait, je ne peux même pas dire que j’aime écrire, on dirait plutôt qu’écrire m’aime, écrire me meut, écrire m’émeut, écrire me veut, écrire me passe à travers… et moi de même…

je suis mu par l’écriture, ému et mu par l’urgence de dire… comme un besoin viscéral de me mettre en mots tous les matins, et quelques après-midis et même quelques soirs aussi… mettre mes pensées et émotions en mots, mettre mes mots en écran, partager leur sens avec vous… qui de votre part, devez aimer lire aussi car vous êtes encore ici avec moi… nice to meet you…

à chaque matin que le/la créateur/trice apporte, l’envie d’écrire, de dire, de jouer avec les mots, de me faire posséder et de vous rejoindre est présent, vivant, fidèle, au poste… encore et toujours le besoin de laisser les mots se présenter à moi, les laisser me passer à travers, puis venir jusqu’à vous… est-ce de la discipline ou du pur plaisir ? mais qu’est-ce que la discipline au juste ?

discipline, du latin disciplina, lui-même dérivé de discipulus qui veut dire disciple – origine de discere, qui signifie apprendre… alors être discipliné signifierait autant avoir l’attitude d’ouverture du disciple que la qualité de vouloir apprendre… ce qui fait sens car un disciple est un élève, une tasse vide prête à recevoir les enseignements du maître… un livre ouvert…

je peux me reconnaître dans ces deux termes… disciple et apprendre… disciple d’Osho depuis 30 ans maintenant, je n’ai aucun problème à m’ouvrir à quelqu’un – mais vous savez, même si ça a l’air de ça, un maître spirituel n’est pas vraiment quelqu’un, c’est plutôt quelque chose, une présence, une fragrance, une inspiration à devenir, une invitation…

donc je n’ai aucun problème à accepter qu’un(e) autre ou que quelque chose puisse m’appendre sur moi, puisse m’enseigner… moi même étant prof depuis 15 ans, je ne sais que trop bien que l’on se sait pas grand chose au fond et que l’on enseigne ce que l’on a le plus besoin d’apprendre… continuellement, éternellement…

et un(e) disciple est toujours prêt à vider sa tasse et à se laisser pénétrer par la sagesse du maître, sa saveur, sa qualité unique… que ce maître soit quelqu’un, de vivant ou de mort, ou quelque chose, comme écrire par exemple… toujours prêt à disparaître dans la vie le/la disciple, se fondre dans le décor…

discipline signifie aussi apprendre, alors je dis oui oui oui… toujours… davantage, plus, encore… apprendre sur soi, apprendre à dire, apprendre à vivre, apprendre à se montrer, nu, transparent, vrai, de plus en plus… apprendre à apprendre, apprendre à garder la tasse toujours vide pour qu’elle reçoive, qu’elle intègre, qu’elle take in… en préservant un coeur d’étudiant(e), toujours ouvert, toujours curieux…

la discipline ne s’achète pas, la discipline se révèle, la discipline émerge d’un coeur pur, d’une âme humble et en paix, d’une âme au neutre, calme, disponible, prête à être possédée par dieu, par la vie… la discipline est une grâce, une faveur des dieux, une bénédiction – bene diction, bons mots… écrire les bons mots… bénédiction…

mais la discipline requiert aussi détermination, assiduité, persévérance, engagement… comme les athlètes olympiques qui font de nombreux sacrifices en vue des objectifs visés, mais aussi comme un chroniqueur qui ne peut faire autrement qu’écrire parce que la vie lui dicte, la vie le pique et le tique… plus fort que lui… qu’une marionnette des mots, esclave de la parole dite…

alors est-ce que la discipline requiert effort ou non ? je ne saurais dire… car écrire est encore plaisir… mais ce que je peux dire par contre, c’est que la discipline telle que je la connais se fait source et douce, agréable et inévitable, facile et docile, fière et légère, folle et frivole… la discipline est simple, elle coule et déboule, en soi et hors de soi… c’est elle la boss des mots du chroniqueur…

et vous, êtes-vous discipliné(e) ?

aimez-vous assez quelque chose que vous ne pouvez vous passer de le faire ? de pratiquer et d’apprendre à son sujet ? jusqu’à en développer sa maîtrise… avez-vous cette chance ? je vous la souhaite, sincèrement…

mais pour ça, j’imagine qu’il faut cogner à plusieurs portes, s’essayer, se casser la gueule parfois, avoir l’air fou… mais toujours vider sa tasse et rester ouvert(e) et disponible… car on ne sait jamais quand ça nous frappera en pleine face la grâce…

amène la discipline… amen…

photo : exeptionnal living

accollade avec la mort pour apprécier la vie

72881_144493009038870_1849337011_ntrente-deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 15/1

traduction maison : ne prenez pas la vie si au sérieux, ce n’est pas comme si vous alliez vous en sortir vivant(e) de toute façon…

cute le gros monsieur hein ? on dirait le père Noël des hells angels en vacances en Floride qui a volé le bicycle d’une ptite fille !

OK m’sieurs/dames, conclusion de ma mini série de chroniques inspirées de ma poignée de mains avec la mort d’hier… j’ai la mort dans les doigts… mais ça va faire la mort… quand on embrasse la mort, on n’en sort pas indemne… en fait, on en sort plus vivant(e), car quand la mort nous rentre dedans, par le fait même elle réveille la vie, elle nous fouette, nous revivifie, elle nous remet du pep dans le bicycle, de l’air dans l’tire

à chaque fois que la mort se rappelle à notre mémoire virtuelle, elle zappe la mémoire vive, elle delete la cache, elle reformatte le disque dur, elle dilapide la torpeur du RAM… vive la mort pour que l’on puisse sentir la vie… inversement proportionnels ? probablement…

vive la mort pour sa force de vie, pour l’immédiateté du moment qu’instantanément elle procure, pour la vivacité de la ténacité requise en nous pour lui faire face… ou quand c’est notre tour, de s’y abandonner, non sans avoir parfois lutté auparavant probablement au restnt de notre chi, de notre désir de vivre, de notre volonté… mais on ne les gagne pas toutes… mais it ain’t over till it’s over

vive la mort pour son mystère, pour l’inconnu qu,elle laisse flotter, pour l’impossibilité de savoir, même si on la voit chez nos proches, tant qu’on l’a pas vécu soi-même, sinon il seble que l’on ne sait vraiment pas… assez simple à accepter ça non ?

mais en même temps, si on n’a aucune idée de ce que c’est la mort, on en a la chienne, une chienne en background, une grande trouille – beau mot non ? trouille – elle semble interpeller un espace au-delà du moi, dans un grand soi de soie… la fin de ce rôle-ci, de cette identité et hop… next life ! ou c’est peut-être notre dernière qui sait ?

vive et vivre la mort, de près ou de loin, carl elle nous rassemble, elle nous met en commun devant le même mur, et non vraiment pas facebook cette fois… un vrai mur, inévitable, infigurable, inconnaissable avant LE temps juste… et finalement plus qu’un murmure…

la mort la mort, c’est pas une raison de pas vivre ça ? en fait dès qu’on naît, on commence à mourir alors vaut mieux s’y habituer… on a souvent entendu ça mais pas parce qu’on l’a entendu qu’on l’a écouter… pis pas parce que l’on a écouté qu’on comprend avec sa tête, faut le vivre live par l’abandon de ce corps… over my dead body… la mort, faut passer dedans, faut passer à travers, faut la laisser nous rentrer dedans, nous passer à travers… y faut, y faut…

si on préfère on peut dire je choisis plutôt qu’y faut, mais sincèrement est-ce qu’on choisit vraiment ce qui arrive dans la vie ? est-ce qu’on choisit la mort ? est-ce qu’on décide vraiment quelque chose dans la vie avant la mort ? 100 milliards de planètes dans notre galaxie seulement… alors ce qu’on choisit, pas trop sérieux OK ?

la loi de l’attraction ? positive thinking ? OK mais y a des milliards d’exceptions à la régle… le choix, beau concept… la vie est-ce un choix – conscient ou pas autre débat – un choix d’être ici ? et on pense qu’on choisit vraiment la déroulement de la grande game ? permettez-moi d’en douter…

je crois plutôt, et ceci n’engage que moi, comme tout ce qu’on fait chacun de nous, que la vie nous pitche du stock en vrac à vivre, pis on doit faire avec… du mieux qu’on peut… pas nécessairement tout le temps comme on veut… mais quand on veut on peut ? affaire à suivre…

faire face à la mort dans le mystère, avec ouverture d’esprit et de coeur, avec une intention clean… mais pour le reste ? 100 milliards de planètes dans notre galaxie seulement… alors ce qu’on choisit, on prendra pas ça trop au sérieux OK ?

donc mes amis, je crois que je suis complet avec la mort pour le moment… no vacancy… mais comme l’impression qu’on va en r’parler…

sioux there dear

aller jusqu’au bout… èniwé…

chpper exchangetrente-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 15/1

traduction maison : si tu ne sais pas où tu t’en vas, n’importe quelle route t’y mènera…

chronique insomniaque, chroniqueur somnambule qui écrit dans son sommeil… alors chronique mi nuit, chronique mi vie… mi figue mi raisin, deux heures du matin… ni fille ni raison, écrire par passion…

ping ! les yeux grands ouverts, les deux, la paire d’yeux, pers, grands, ouverts… c’est ça aussi de vouloir chercher l’éveil ! on finit par le trouver… mauvais timing… alors chronique somnifère ce que doit…

c’est peut-être aussi ce qui arrive quand on voit la mort en face… les yeux s’ouvrent, les yeux bougent, en soi, vers soi, en quête de foi… après avoir vu la mort, on dort moins dur, on dort moins sûr… du réveil… rappel de la finale destination, nuit ronde, nuit croche, nuit noire, nuit blanche, nuit musicale… alors sur sa portée, payer sa note, écrire sa sonate nocturne, laisser sa trace, vider sa tasse, cacher sa face et prendre sa place, se voir dans la glace, et dans l’espace…

toutes les routes mènent à home… tous les chemins ramènent le down à l’âme… high five à la vie… et toutes les routes sèment le doute… jusqu’au bout de la vie, jusqu’au bout d’ici… toutes les vies mènent à la mort, mort du corps mais éternelle vie de l’âme ? il y a mort d’homme et de femme, il y a vie d’ange et de drames… sonne sonne l’alarme, donne donne la larme…

ne pas savoir d’où l’on vient ? néanmoins, continuer son chemin… ne pas savoir où l’on va ? quand même, continuer d’un bon pas… continuer d’avancer, sans savoir où, ni pourquoi, ni toujours comment, mais continuer malgré tout, malgré l’trou… peu importe la route, peu importe le doute, continuer d’avancer en faisant du sur place, en se r’gardant en pleine face…

voir la mort dans les yeux et continuer le chemin comme si de rien n’était, comme si de rien n’y est, comme si de rien n’y sera, continuer le chemin néanmoins… apercevoir pour un instant la destination finale et reprendre la route, coûte que coûte, malgré le doute, droit devant, vie à tribord et mort à babord… destin de tout bord…

et si l’on savait où l’on va ? est-ce qu’on vivrait pareil ? si l’on savait où l’on va ? est-ce qu’on rirait pareil ? si l’on savait où l’on va ? mourirait-on pareil ? mais le sait-on seulement où l’on va ? moi pas ! ni la moindre idée… je ne sais même pas où ni qui je suis…

où l’on va, c’est peut-être d’où l’on vient ? ou peut-être pas… d’ici, de là, de là-bas, de nulle part, de partout à la fois… ou d’ailleurs… d’ailleurs, on ne sait pas, personne, d’où l’on vient ni où l’on va ici bas… alors ma foi la foi…

à moins que vous ne le sachiez vous peut-être où l’on va ? dans ce cas, please, dites-nous le, qu’on y aille avec vous… all the way on the way… mais le chemin se fait seul, et ensemble, mais surtout seul… chacun sa route chacun son chemin, chacune ses doutes chacune son destin…

venir au monde de nulle part, vivre dans le monde, comme tout le monde, sans être du monde… non, ne pas vivre comme du monde… seulement comme soi… courir, découvrir et parcourir le monde en soi, en quête de soi, marcher tous les chemins du monde pour porter et reporter son regard sur soi, sur le monde et sur soi… parcourir le monde pour finalement revenir à soi… se découvrir pour mieux s’ouvrir, vider sa tasse pour mieux la remplir…

alors, savoir où l’on va ou ne pas savoir ? vouloir le savoir ? ou pas ? pouvoir ? pour voir ? est-ce même une question ? de sens ? sens unique, one way vers nulle part… stairway to heaven… all aboard, tout le monde à bord vers l’autre bord

alors si on ne sait pas où l’on va, pourquoi courir si vite ? pourquoi essayer si fort ? pourquoi ne pas simplement lâcher prise et s’lâcher lousse ? si on ne sait pas ce qui nous attend, ce qui nous pend au bout du nez, pourquoi vouloir tant prévoir ? pourquoi vouloir tant savoir ? pourquoi si curieux que ça les humains ?

vite, vite, reculez en avant, avancez en arrière… jusqu’à preuve du contraire…

serrer la main de la mort…

217849_277323079059846_1507947997_ntrentième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 14/1

je viens de serrer la main de la mort… je l’ai regardé dans les yeux et elle m’a regardé en retour… elle m’a fixé, sans être totalement ici, ni là d’ailleurs… ailleurs…

et je comprends maintenant ma retenue de mots de ce matin, cette appréhension sans objet… vague prémonition d’un moment à venir… rencontre d’une matante qui s’apprête à partir…

j’arrive en effet de visiter mamatante aux soins palliatifs… en fait, elle n’y est mais qu’encore un petit peu… pas encore là-bas, plus tout à fait ici… un espèce d’espace flottant, une salle d’attente ambigue, pleine d’ambivalence… pré bardo dans le corps… pulsion d’un élan vers l’au-delà, avec une retenue de peur et d’hésitation qui garde encore le corps ici… mais si peu…

quel choc pour le ptit neveu que de voir sa matante préférée tellement marquée par la vie qu’elle ne le reconnaît même plus, et lui qui la reconnaît trop bien… qui la revoit pleine de vie, pleine de pep et de rires… elle qui dit tout et n’importe quoi, en même temps, lui qui ne dit rien et qui ne peut que la regarder franchement dans les yeux, ces yeux qui ne sont plus tout à fait ici, mais pas encore là-bas, ouverts mais couverts d’un voile…

et en sortant, une grosse pluie froide et grasse qui vient couronner ce sombre moment d’éternité dans le coeur du ptit neveu… alors quoi faire d’autre que de marcher dans la ville, sous la pluie, sans but, nulle part où aller, marcher pour ne pas rester sur place, pour ne pas rester de glace…

marcher dans la ville grise et sale d’un faux printemps, grande salle d’attente de ce moment que l’on redoute tant et que je viens de fixer du regard pendant quelques heures… ce regard à moitié vide qui me fixe encore, qui me suit dans la ville grise et sale, salle d’attente…

marcher et flotter et croiser ces regards d’étrangers qui, tout comme vous et moi, finiront comme la matante à ati… déchirés par la vie et la mort, mus par la vie, appelés par la mort… avec un grand vide à remplir entre les deux…

journée de face à face avec la mort donc, et de pile ou face avec la vie… cette mort si intangible, si souvent refoulée car faut que ça roule la vie, faut que ça marche dans la ville, vers nulle part, vers le doute, prendre la route… marcher sans but, marcher la route, marcher son doute… marcher sa parole qui ne dira plus rien un jour, donc apprivoiser ce silence dès maintenant…

et en même temps que le rappel de cette mort qui se cache à chaque prochain détour – justement, une jeune fille de 20 ans a été tuée subitement et par hasard ce week-end à Sherbrooke par un chauffard, on ne sait donc vraiment jamais quand – la vie nous pousse au cul, la vie nous appelle, la vie nous tire par en avant, pas à pas, marchant dans la ville vers nulle part…

lundi sombre, lundi d’ombre, un grand été en hiver… qui se déguise en printemps… le soleil joue à la cachette avec les nuages, la vie embrasse la mort, la mort enlace la vie… tandis que la vie et la mort dansent le tango avec nous, qu’elles nous narguent et nous invitent… ce sont elles qui mènent, alors on les suit pas à pas… ou pas… so you think you can dance ?

danser avec la mort, jouer avec sa vie, tout prendre à bras le corps pendant que l’on veuille bien nous prêter ce souffle si précieux qu’on prend souvent pour acquis… et moi qui me prend si souvent pour ati… quand dans le fond je ne suis rien d’autre qu’une matante en attente, la grande attente, la tendre attente… salle d’attente…

allez, je retourne à mes pas vers nulle part, vers ici, vers tout de suite… dans la grande ville grise et salle, salle d’attente vers la suite…

mots arrachés…

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vingt-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 14/1

ce matin, surprise, les mots ne sortent pas facilement… l’inspiration se fait avare, elle se fait rare… alors allons-y un mot à la fois, écrivons mot par mot… tapons doigt par doigt…

ce matin, le flot des mots s’écoule au ralenti, chaque lettre peine à couler, contrairement à la neige qui se fait eau avec joie et fluidité…

ce matin, les mots dits ont peur de se montrer au grand jour, ce matin les ptits maudits jouent à cache cache avec pudeur…

ce matin, mes doigts ne trouvent pas facilement les lettres du clavier, les touches fuient mes doigts qui se font gros, croches et maladroits…

ce matin, j’aurais pu ne pas écrire, j’aurais pu ne rien dire… mais je le fais tout de même car je me fais écrivain, même si j’écris en vain…

ce matin, je me montre sous un jour plus fragile, sous un angle moins habile, avec des mots labiles, moins dociles… qui me donnent du fil à retordre, qui de silence s’enrobent…

ce matin, j’ai des freins dans les mains, ce matin, j’ai des pouces plein les mains, ce matin, j’ai des peurs plein les coins, ce matin, j’ai tous les mots en moins…

ce matin, je n’écris que pour moi, mais aussi pour te rejoindre, toi qui me prends par la main et qui pose ses yeux et leur regard sur ces ptits bouts de mots gênés qui sortent de mes doigts…

ce matin, j’écrie en silence, en nuance, je mets tous mes mots dans la balance et je vous fais une danse, cabotine, anodine, mais attention ! on ne badine avec l’amour des mots, des mots…

ce matin, j’ai peur de dire, peur de me dire, peur de me lire même, moi-même… insécure et hésitant, hésitant et méfiant… du sens des mots, du temps des flots…

ce matin, je ne peux que taper lettre par lettre, mot par mot, lentement, haletant, cherchant, peinant, tapant sans talent, silence flagrant, silence latent… tous les mots se cachant, à mon grand détriment…

ce matin, dans la pénombre, je vous montre mon ombre, je vous dévoile mes doutes, qui s’écrivent coûte que coûte, qui s’expriment goutte à goutte…

ce matin, je tire les mots du dedans de mon âme plutôt que de simplement les diriger et les organiser comme c’est le cas d’habitude lorsqu’ils coulent à gros bouillon hors de moi cabochon…

ce matin, ici à montréal, c’est le printemps indicible au coeur de l’hiver, mais c’est l’été invincible en moi…

 

sans sens dessus, sans sens dessous, sans sens du tout…

248565_274553039336850_304517345_nvingt-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 13/1

OK petite philosophie de dimanche matin pluvieux…

et si on laissait ce début d’affirmation vide ? sans mot, sans réponse qui, de toute façon, ni vous ni moi n’avons aucune idée de ce que à quoi elle pourrait même commencer à ressembler…  si on acceptait de vivre perpétuellement dans le grand mystère ? dans le vide… dans le mou de la vie… dans une parenthèse ouverte mais non refermée… que l’on ne tentera pas de refermer anyway…

car sincèrement, que sait-on de ce grand mystère ? on ne se connait même pas soi-même alors que dire au sujet de cette infinie immensité ? tenter de bourrer la vie de sens… au moins 100 milliards de planètes dans notre galaxie seulement right ? alors pour ce qui est du sens que l’on pourrait arrogamment imposer sur cette immense soupe cosmico-chimique vieille de milliards d’années-lumière, SVP un peu d’humilité m’sieurs/dames… on ne sait rien – ou si peu – et c’est parfait ainsi…

nous ne sommes qu’une infime particule de poussière dans cette immensité… acceptons-le… et on se ferait accroire qu’il y a un sens à tout ça ? que quelqu’un ou quelque chose, un dieu, une présence, un grand boss quelque part a un plan pour tout ça ? et bien souvent d’ailleurs, moins on est certain, plus on a tendance à vouloir convaincre les autres de ce fait que l’on ne connait pas ni des lèvres ni des dents… mais en même temps que nous ne sommes rien, que nous ne savons pas, que nous sommes ignorants, nous portons aussi en nous un peu de cet immense univers… on fait partie de ce tout et le monde est en nous…

et même si on ne sait pas, on peut aussi et concevoir et surtout accepter que l’on ne sait pas, que l’on ne sait rien… de grand(e)s ignorant(e)s… on peut savoir qu’il est impossible de savoir… la seule chose que je sais est que je ne sais rien, disait platon… ou était-ce socrate ? anyway un grec avant JC… déjà un bon point de départ… donc humilité et ouverture qui peuvent peut-être apporter un début de réponse… accepter le mystère, c’est le laisser nous prendre, le laisser nous bercer, se laisser s’y perdre et vivre en ne sachant pas… reposant et relaxant…

si vous pensez avoir un début de réponse à la question en cause, je vous conseille de regarder le petit bout de vidéo qui suit… 2 minutes 30 secondes qui vont vous mélanger, vous mêler en masse, écrapoutir vos certitudes, pulvériser vos graines de réponses… et vous ouvrir encore davantage au grand mystère…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7pL5vzIMAhs

allez perdez-vous vous aussi… rien à faire aujourd’hui… faut commencer tout de suite…