Archives pour la catégorie les mots vers le courage…

chroniques proposées, posées et disposées…

les mots vers le courage… 7/8/2012 – 4

et tant qu’à y être, jamais 304 en ce petit mardi gris… vous ne réussissez pas à me suivre hein ? lucky luke tire plus vite que son ombre, moi j’écris plus vite que vos yeux… ou du moins que votre quantité de temps libre…

aujourd’hui je suis possédé par l’esprit du clavier qui me dicte, dicte dicte dicte tac tac tac tic tic tic… je canalise les mots, qui me poussent au QI, qui me poussent à bout de ce que je pense, donc je ne pense pas j’écris… je ne pense pas je cries… je pousse l’écrit à bout…

j’écris, qui l’aurait cru ? j’y ai cru mais qui l’aurait dit ? je suis cuit et je mange pas cru…

je deviens un spécialiste pour ne rien dire, dire rien, pour écrire rien, ni mal ni bien, donc que lisez-vous ? est-ce que j’écris en vain… avec veine.. sans venin… sans dessein…

wow ! pendant que je vous écris rien, dehors un gros coup de tonnerre d’août pas doux du tout… fort en ti guy daoust…

aujourd’hui mes doigts ont la bougeotte, les mots dansent dansent dansent dans ma tête et ils giguent giguent giguent avec vos yeux, ou bien ils dorment bien tranquillement dans le cyberespace sans se faire dévorer des yeux de personne… moi mon nom est personne… un ptit personne…

fun fun fun de jouer avec les mots, fun d’en faire des vagues, des colliers, des perles, mais faut pas commencer à continuer à perler OK ? on continue à jazzer… perle perle jazz jazz… pâle pâle jaws jaws…

OK les amis assez de mots dit pour aujourd’hui ptit mardi…

probablement à demain pour écrire à deux mains, parler vite vite vite par les touches du clavier…

enter

les mots vers le courage… 7/8/2012 – 3

la sève littéraire coule aujourd’hui, la pluie laurentienne aidant, que voulez-vous… le moins de résistance possible à ce qui vient…

à temps perdu (du temps perdu, c’est toujours ça de gagné) ah temps perdu ! matière première de plus en plus précieuse…

donc suspendu dans le temps, je pensais aujourd’hui que Facebook est vraiment un outil phare représentatif de la vitesse croissante actuelle de notre société… on se connecte en direct, peu importe où sur la planète… je n’utilise pas twitter mais j’imagine que c’est pareil, je ne like – excusez, aime – pas l’idée de devenir un twitteux qui twit… j’sais pas ça sonne trop drôle 😉 me semble que c’est pas winner comme nom, en tous cas, ça pogne quand même…

anyway, la technologie favorise en quelque sorte cette vitesse croissante, vitesse qui contribue à accélérer de plus en plus la rapidité du temps des jours d’aujourd’hui… il paraît que nos jours de 24 heures d’aujourd’hui en valent moins de 16 selon certains calculs actuariels… donc plus ça va vite, plus les outils doivent performer vite et plus les outils performent… plus les saucisses sont fraîches… exponentiel l’affaire…

historiquement, en relativement peu de temps, nous sommes passés de la gravure sur roc, aux pigeons voyageurs, aux presses à papier de 50 000 tonnes (j’exagère mais ça fait image non ?), aux premiers remote control gros comme la maison puis à ceux avec des fils, puis avec sans fils… et toujours puis aux ordinateurs et autres bidules wifi de toutes sortes, donc des communications de plus en plus instantanées… est-ce que ça va s’arrêter ?

la communication va tellement vite de nos jours que c’est rendu que certaines personnes parlent même avant de penser…

le prochain step, c’est la télépathie… dans certains cercles plus éso 2012 😉 on dit d’ailleurs que les extra terrestres rient dans leur barbe (verte probablement !), mais aussi les chamanes qui prennent des potions magiques, en nous voyant nous émerveiller devant le sans-fil… pour eux, c’est mind straight to mind / esprit à esprit / cerveau à cerveau / coeur à coeur / corps à corps / whatever la multitude des fonctions impliquées dans la télépathie…

et après la télépathie, la télétransportation – Dr Spock sort de ce corps, surtout les oreilles… et on revient de nouveau aux extra terrestres 😉

à mes yeux, les réseaux de nouvelles continues ont été un joueur important dans cette «rapidisation» récente des communications… à mes yeux, ils ont mené en quelque sorte à la création des réseaux sociaux en nous présentant des images de plus en plus live… accélérant ainsi l’offre et la demande de nouvelles de plus en plus fraîches…  plus les saucisses sont fraîches….

tout est donc plus vite, plus léger et plus compact, les moyens de communication comme le contenu, ptit contenant ptit contenu… vite vite vite, le transfert de bits…

mais en même temps que ça va de plus en plus vite vite vite, ça devient de plus en plus superficiel, plus très profond profond notre affaire… on va moins dans les détails, les données ne vont plus dans les coins pour prendre la langage du hockey, on ne veut plus savoir le fond de l’histoire, on a pas le temps anyway… donne moi les grandes lignes… 144 caractères et puis s’en vont… d’ailleurs un miracle que vous soyez ici à me lire…

un message envoyé sur Facebook, celui-ci par exemple, est à peu près passé date après quelques heures… en fait il est même peut-être déjà passé date et il n’est même pas encore parti !

la brièveté et le roulement rapide de la vie fait en sorte qu’il y a certains chef-d’oeuvres qui se perdent dans le cyberespace…

et LA nouvelle du moment dure de moins en moins longtemps … la Une tourne de plus en plus vite… car plus facile à faire sur un écran ou sur un cell. que sur une page de papier… et plus ça va vite, plus ça va vite… elles sont rendues fraîches en maudit les saucisses…

et quoi dire de google ? outil formidable de recherche… une question ? une réponse ? right now ! vous ne savez pas quelque chose, googlez-moi ça ! après ça, comment s’étonner que les gens ne soiet plus patients… je remarque que si j’ai à attendre maintenant, si ce n’est que 2-3 minutes , je m’impatiente beaucoup plus rapidement qu’avant… pareil pour vous ?

j’enseigne depuis 15 ans et je vois le temps de concentration des étudiant(e)s diminuer constamment, je le constate presque même de session en session… les jeunes ne sont pas moins intelligents qu’avant, ils le sont autrement… ils peuvent faire plusieurs choses en même temps, pas toujours bien mais plusieurs…

ils se posent une question ? attends m’a te googler ça ! les photos se prennent sur les mêmes appareils que par lesquels ils sont envoyés, ce qui se fait immédiatement… je vois, je clique et j’envoies…

on a le moment présent plus court… comme la mèche… on se tanne vite… switch, envoye le remote… alt control delete… shift… switch… zap… zoom… 

mais la vie ne va pas plus vite qu’avant quand on lâche un peu la techno et la ville pour un bout… pas d’horloge, ni de télé radio, en contact avec la forêt, le temps est toujours aussi slomo qu’avant… on peut décrocher facilement et on constate alors que la vie est toujours aussi smooth qu’avant…

donc si c’est pas la vie qui va plus vite, c’est qui ?

c’est ce qui la regarde, ce qui la mesure, ce qui la transmet… on a le timer intérieur qui roule plus vite… la patate et le système nerveux aussi d’ailleurs… on a la mèche de plus en plus courte dans un monde de plus en plus peuplé et de plus en plus médiatisé… beau mélange… la réalité passe maintenant surtout par l’écran… ptite vie réalité…

on s’en reparle, vite faut que j’y aille, je viens de recevoir un courriel et deux messages FB 😉

ati spock

les mots vers le courage… 7/8/2012 – 2

tiens une première : une demande spéciale… OK, on joue au courrier du lecteur ce matin ! mais on va être mettre ça clair tout de suite, on part pas une habitude ici, on fait juste un test 😉 alors voici ma philosophie à 5 cennes, gratuitement… pour ce que ça vaut… here we go…

donc suite aux quelques mots de ma part ce matin sur la peur, quelqu’une me demandait ce que je pensais de la peur de soi, voici son commentaire:

«Je serais curieuse de t’entendre parler de ce que j’appelle la peur de soi (ex : La honte, la gêne, la difficulté de s’accepter)»

donc chère amie lectrice…

en gros, je retiens 3 éléments de votre questionnement (1), honte, gêne et difficulté de s’accepter…

mais avant, d’entrée de jeu, je crois que la peur c’est la peur, peu importe l’écran sur lequel on peut la projeter… de toute façon, la mort, l’inconnu, la souffrance, tout ça relève de moi, et je dis bien de moi et non pas de soi si on accepte que le soi est la partie divine en nous, l’océan, le témoin, la part de Dieu, l’observateur qui regarde la game se déroule tandis que le moi est l’identité sociale séparée du grand tout, la ptite goutte qui pleure de ne pas être reliée à la mer quand elle baigne déjà dedans sans même s’en rendre compte… donc peur de soi et peur du monde, même combat… et on dit que l’on a le courage de nos peurs…

et si on a peur de quelque chose en soi, c’est bien davantage de sa beauté, de sa grandeur, de son plein potentiel que de sa petitesse et sa victimite… et je crois qu’on a peur de soi simplement parce que l’on ne se connait pas, l’inconnu fait peur, on est craintif devant les étrangers et nous sommes pour la plupart des étrangers à nous-même, des étranges… quand on se connaît, soit on s’accepte et alors on a plus peur, soit on aime pas et on change… à moins de vraiment aimer rester dans l’ambivalence, alors on accepte pas et on continue à fucker le chien…

La honte : on dit que la honte est la seule émotion non naturelle – si certains insistent absolument pour appeler ça une émotion – personne, absolument personne ne naît avec une honte innée… la honte vient toujours de l’extérieur… on dit qu’aucun animal, ni fleur, ni arbre, qu’aucune autre forme de la création que l’humain n’a honte…

la honte vient inévitablement du regard de l’autre, du jugement extérieur à soi que l’on achète et que l’on fait sien… on nous fournit le bat et ensuite on fait la job soi-même… donc pas besoin d’avoir peur de la honte si on apprend à simplement se prendre comme on est… car alors on ne s’en fait plus du regard des autres, ou du moins on y accorde beaucoup moins d’importance…

la gêne : que c’est beau la gêne quand on l’apprécie pour ce qu’elle est… pleine de sensibilité, de délicatesse, de réserve, de douceur, de respect, de retenue… et le rouge c’est tellement beau dans le visage, ça donne un air de santé, particulièrement utile sur nos visages pâles d’hiver… non vraiment pas de problème ici… enjoy !

la difficulté de s’accepter : drôle de concept que celui-là… car soit on s’accepte, tout est beau ainsi, soit on ne s’accepte pas et on change alors ce qui n’est pas acceptable à nos yeux… mais si vous aimez ça vraiment compliqué, vous pouvez toujours «essayer» de vous accepter… bonne chance… si Dieu et son équipe de créateurs/trices nous a conçu nous et le reste de la création exactement tel que c’est, on peut leur faire confiance non ?

enough for 2 days… et bonne journée, profitez du soleil d’août…

les mots vers le courage… 7/8/2012

vous, de quoi avez-vous peur ?

qu’est-ce qui vous fait trembler ? vous fout la trouille ? qu’est-ce qui vous rend si vivant(e) que votre corps entier en trépigne de vie ? quand la dernière fois que vous avez eu peur ? quelle est la plus grande peur de votre vie ? belles questions hein ?

la peur est un drôle de moineau… irrationnelle et pas logique du tout… alors inutile de dire à quelqu’un : n’aie pas peur ! c’est déjà fait…

certains ont peur de tout, d’autres n’ont peur de rien… d’autres encore ont peur d’avoir peur, la championne celle-là… alors tout peu devenir un objet de peur, sky is the limit ! le monde des phobies est vaste…

on dit que la peur ultime est la peur de mourir… pourtant on a aucune idée de ce qu’est la mort… de notre vivant du moins… alors comment avoir peur de ce que l’on ne connait pas ? en fait, on ne peut avoir peur que de ce que l’on ne connait pas… pas toujours facile à comprendre la vie…

j’entendais récemment Osho dire que les gens n’ont pas vraiment peur de mourir mais bien davantage peur de vivre… pas fou le beloved ! une manifestation de cela est le suicide… la vie est devenue si pénible, si souffrante, si difficile à tolérer que la mort devient la seule délivrance, la seule porte de sortie… couardise ou courage ultime le suicide ?

Osho dit aussi qu’il existe trois peurs fondamentales : la peur de mourir, la peur de l’orgasme et la peur de devenir fou… Veeresh, un thérapeute original, en a fait un mantra pour plonger existentiellement dans ce triumvirat peuresque: fuck me till I go crazy and die… mantra qu’il fait crier aux gens over and over pour qu’ils rentrent dedans… pour l’avoir expérimenter dans les années 1980, ça fait vivre de quoi je vous le jure… et ça marche car on vit si intensémment la peur dans son corps que l’on finit par sortir de sa tête, par émerger du voile… en agissant directement sur sa peur, on s’en libère…

la peur est un kick royal… la preuve ? regardez une gang d’ados jouir devant un film d’horreur à 3 h du matin… mais cette peur s’affronte mieux en gang, pas tout seul… un trip de gang la peur… un trip d’ado beaucoup aussi… sports extrêmes, conduite à 180 kms à l’heure, souliers de course et petit manteau à moins 40… insouciance… mais bon, faut parfois apprendre à la dure la vie…

la peur fait faire de drôle de choses aux humains… par exemple, certaines personnes, en général parmi les mieux nantis du wallet de ce monde, se font construire des villes entièrement clôturées et cadenassées… vu d’ici c’est pas mal comme une prison ça non ? sauf qu’on peut en sortir et y rentrer… un peu plus de latitude… une self made luxury jail volontaire…

l’amour fait peur aussi, l’attachement à un ou une autre… avouer son amour à quelqu’un, son attirance, son envie de le/la connaître… ouvrir son coeur et risquer de se le faire pucker ? trop pour certains qui préfèrent le fermer à double tour… et de passer à côté, de jouer safe…

l’argent aussi fait peur… on en veut tous, beaucoup si possible, mais quand on en a, on a peur de le dépenser ou de le perdre… parlez aux investisseurs en période de crise financière… ça aide pas à dormir ça…

moi ce sont les hauteurs, le vertige qui me font faire dans mon froc… alors en juin, je suis allé sauter en bungee… et ça a changé ma vie… combattre la peur par la peur… affronter volontairement ma peur m’a permis de me faire avaler par elle, de devenir ma peur, de m’y fondre, de sauter dedans, de la pogner par le collet, la regarder drette dans les yeux et d’y faire face… et de sauter dans le vide avec elle… wow quel kick !

en marchant l’autre jour, je me suis retrouvé face à face avec un rotweller de mauvaise humeur, de mauvais poil qui ne voulait pas mon bien mais plutôt un bout de mon corps… après avoir figé, l’une des trois réactions possibles face à la peur – fight flight or fright (1) – je me suis ramassé en un seul morceau de courage et j’étais prêt à le tuer s’il le fallait, c’était lui ou moi… et bien, il l’a senti et il est parti… à ce moment, je me suis fort, centré, unifié dans tous mes morceaux…

la peur est insidieuse et contagieuse, les compagnies d’assurance l’ont bien compris…. et font une fortune de cette exploitation : assurance vie, assurance santé, assurance invalidité, assurance habitation, assurance auto… name it… tout s’assure… et pourtant rien n’est moins sûr que la vie… en fait la seule chose de certaine dans la vie, c’est la mort, seul le moment exact reste à déterminer… à quand l’assurance-mort ?

la peur est totalement forte que plusieurs perdent leur vie à la gagner, se collant à une job qu’ils détestent pendant 30-40 ans pour la sécurité d’emploi… il semble bien qu’un choix est à faire entre sécurité et liberté…

et il est intéressant de voir que la différence entre peur et excitation est mince… de nos jours, on peut même faire des voyages touristiques dans des zones de guerre et de conflits armés, question d’avoir un thrill… drôle drôle la nature humaine… tout est question d’interprétation j’imagine…

Mark Twain : « Faites ce dont vous avez le plus peur et la mort de la peur est certaine. »

on se reparle de peur d’ici là… promis…

les mots vers le courage… 6/8/2012 – 2

yahoo ! le mois d’août !

tout comme moi, avez-vous remarquer vous aussi que ce matin, il y avait quelque chose de différent dans l’air ? ben oui, août est débarqué, chez-nous en tous cas…

ça sentait le mois d’août à plein nez dans mes jardins… ça feelait le mois d’août partout sur ma peau, ça sonnait le mois d’août dans mes oreilles, ça chantait le mois d’août dans mon coeur, ça ventait le mois dans mon cou, ça criait le mois d’août partout… août août août… mois doux, moi too…

si chaque mois est unique, le mois d’août est le plus unique des uniques… août c’est encore chaud mais pas trop, c’est reposant, c’est de partout bruissant dans le tympan, cricket… cricket… rabbit… rabbit… quel party pour les oreilles, pour le nez, pour les yeux, wow une feuille rouge ici !

même la peau reconnait le mois doux… détendue de l’été – que nous avons si beau d’ailleurs, thanks le créateur – brune et chaude, en santé la peau, ayant emmagasiné toute cette couleur et ces beaux tons ocres et bruns, elle rayonne et se laisse caresser sans résister et avec jouissance par le soleil… quand même ! ils ont passé l’été ensemble… c’est un vieux couple…

même le jardin commence à déborder de son lit, flatulence végétale, obésité potagère, débordement légumier… mon amie a mangé ma première tomate et ce fut bon dit-elle 😉

même que mes tournesols chavirent sous le poids de leurs graines et de leur grosse et lourde tête jaune – (si quelqu’un vient chez moi avec une caméra, faut qu’on leur montre ça OK ? c’est si beau «jaune tournesol» sur fond «vert de ma maison» – la commande est passée, in god we trust…)

les verts sont différemment verts en août… autrement verts… moins green, comme dans le sens des jeunes employé(e)s… green ! ça dit tout… aussi moins green comme dans possédant plus d’expérience, depuis plus longtemps sur la branche, la tige… moins tendre les verts, plus gonflés de vert… plus lucides les verts… ils ont vu pleuvoir !

soleil d’août toujours chaud, mais un peu plus doux, un peu plus bas dans le ciel, l’été amorce sont atterissage… attachez vos ceintures, nous arrivons à l’aéroport automnale… un peu plus soft la grosse boule jaune dans le ciel…

et en même temps, même si un peu moins chaud ce ptit août, il est tout août d’une chaleur plus sensuelle que celle de juillet qui elle nous cuisait, la cuisse ou la poitrine… crémeuse ou traditionnelle la salade de ch’août ? (excusez moi là)

août c’est parfois plus doux mais c’est aussi des grosses chaleurs, des orages terribles, des éclairs du tonnerre…

autrement le show de lumière en août, l’angle de l’astre jaune n’est plus le même de jour en jour… autre angle, autre lumière, autre août… rien qu’à voir on voit pas… faut regarder… subtile, fine, délicate différence… faut prendre le temps de regarder changer ça de couleur cet août-là…

août c’est les fleurs qui émergent de partout… dans le jardin, sur les bords de chemin, dans tous les coins… des fleurs fanées, des fleurs qui ont fait leur job de fleurs et qui partiront pour la «floride des fleurs» bientôt quand elles entendront les outardes et se les gèleront le soir venu…

oui plus froides en général les nuits d’août… on sent le bout du nez de l’hiver de loin…

je suis pas tout seul à me rappeler les chaleurs des mois d’août de notre enfance right ? c’est ça ! août c’est notre enfance…oui c’est ça… août ça annonce l’école, ça allume dans tous nos sens et toutes nos cellules nos souvenirs d’école, vous savez celle d’avant, quand on aimait encore aller à l’école…

beaux beaux ces souvenirs de la rentrée quand on allait acheter nos cartables, sac, crayons, règles et tout le reste du kit du petit écolier… eh qu’on était excité… OK je parle au JE… on allait magasiner tout ça avec moman…

une année, à la rentrée, tellement énervé et content, j’en avais même avalé ma clé de mon nouveau sac d’école… demandez-moi pas comment ! je vous laisse aussi imaginer comment on l’a récupérée 😉

vous vous souvenez l’odeur ? la rentrée scolaire ça sent… en tous cas ça sentait dans l’temps… mais cette année ça sent autre chose, je sais pas ce que c’est…

il y avait encore des bonbons à’cenne dans les rentrées de notre enfance… pis des ptits sacs bruns pour les mettre dedans… à l’époque, popeye fumait encore… pis y avait aussi des ptites négresse noires – ça a dû changé de nom ça ! pas politiquement correct correct… pis des lunes de miel, pis des jujubes, pis des ptites baleines bleues, pis de la gomme thrill… quizz: qu’est-ce que ça goûtait la gomme thrill ? vous pouvez donner la réponse en commentaire si vous savez…

août c’est fou, août c’est roux… me semble que les roux doivent tous et toutes être nés en août ! roux comme les foins, comme les verges d’or (OK c’est pas roux mais on pourrait sûrement arranger ça), comme les feuilles qui s’en viennent et les belles douces rousses…

août c’est plein de chaleur humaine, plein de chaleur tout court, plein de souvenirs d’été, de celui-ci et tous les autres, avec les vacances de juillet encore fraîches et chaudes dans le corps…

août c’est aussi les étoiles filantes, les perséïdes, fidèles à leurs admirateurs/trices noctures et somnanbules, qui ne feront que passer dans le ciel d’août… mais qui brilleront tout de même de leur feu pour un court temps…

août c’est aussi les épluchettes de blé d’inde, à grands coup de poches… août c’est aussi les derniers soubresauts des vacances…

août c’est entre l’été et l’automne, c’est une saison Harry Potter, un entre-deux dans le nul part, dans le now here… ici et maintenant dans le crop circle du champs de foin cosmique…

allez bon moi doux…

les mots vers le courage… 6/8/12

envie de lancer une nouvelle série de petits paquets de mots d’ici la fin de l’été… alors les voici les voilà !

des mots pour tout dire, et surtout ne rien dire, pour dire le rien, mon rien à moi, mon petit paquet de vide, d’ordinaire… un ordinaire tellement ordinaire qu’il en devient extra… rondement plate comme la terre avant Galilée…

pas de promesses quant à la fréquence ni la pertinence… en fait plutôt des chroniques impertinentes… simplement quand ça sortira, ou pas… cette fois encore avec un deadline, soit l’atelier intitulé le courage au coeur à l’auberge à la fête du travail… donc destination 31 août… une stretch de mots pensées, dits, polis, écrits, transmis… des mots amis, des mots émis…

je reviens justement de l’auberge où Premo et moi – duo groundé aux ailes déployées – avons animé Wakatonka et Flying Bull, un espace plus qu’un atelier, une expérience ouverte plus qu’un atelier, un terrain de jeu plus qu’un atelier… de travail… quoi que… right guys and girls ?

un temps de guérison, de partage et de creusage en soi, un temps d’arrêt… autant pour Premo et moi que pour les participant(e)s… aho beaux gens de coeur…. car nous sommes tous et toutes des joueurs dans ce grand jeu de la vie… même quand c’est pas drôle…

j’étais fébrile à me retrouver en salle de groupe après une pause de quelques années à avoir surtout explorer la voie des plantes sacrées puis une – kind of – retraite fermée en solo dans mes bois ces dernières années…

heureux de ces retrouvailles après un si long temps, car un week-end plein de coeur et soie, doux doux, plein d’eux et de moi, de racines de pieds nus, d’ailes de taureau et de voie lactée… si j’entrevois avec enthousiasme l’atelier sur le courage de la fête du travail car ce thème me fait m’exciter de peur, je ne suis pas certain si j’animerai encore des ateliers par la suite… 1-2, 1-2, testing…

en tous cas surtout pas des ateliers dits de croissance, peut-être des temps et des espaces d’introspection, de questionnement, de méditation, du zen en gang, avec la nature comme enseignante, mais surtout plus de croissance personnelle… au contraire, vive les ateliers de décroissance personnelle…

pour redevenir un gros rien tout nu, pour réduire l’égo à sa plus simple expression, pour le ratatiner avec conscience, pour le remettre à sa place, le virer à l’envers et de travers, pour l’écrapoutir avec compassion et délicatesse et l’harakiriser… pour lui apporter lumière et connaissance, re-connaissance de l’au-delà de l’égo…

car au début de la vie, pas d’égo, puis égo puisqu’il le faut… et ensuite plus (pus pas plusss) d’égo… d’ici là, on gère les dégats d’égo, les dégats d’eau, les débordements émotionnels… donc le grand cycle de la vie d’égo: pas d’égo, égo, pus d’égo…

ce week-end en mini-société, même si grandement apprécié, m’a permis aussi d’apprécier ma vie solo, ma vie sans métro ni boulot et si peu de dodo… ma vie d’hermite, recluse et cachée, à l’adresse introuvable, protégée du regard d’autrui, mon refuge à moi dans la paix de la forêt, dans le choix des bois… dans la patience du silence…

en terminant:

un mot spécialement adressé à ceux et celles qui me lisent plus ou moins régulièrement mais qui ne me likent jamais… I see you picaboo… SVP continuez à ne pas me liker… j’aime ça…

quand je les rencontre, plusieurs personnes révèlent me lire régulièrement et ça me surprend toujours car j’ignore totalement que vous êtes là… que vos yeux se posent sur mes mots, que mon âme se révèle à vous sans que je ne m’en doute le moindrement, sans que je ne vous sache… cultivons le mystère et la relation fantôme… restez caché(e)s…

et un autre petit mot, mais celui-ci spécialement adressé à ceux et celles qui me lisent et me likent et me font des commentaires…

SVP continuez à me liker… I like it…

en fait j’aime tout… mais surtout son contraire…

allez hop, à plus…