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positivement négatif ou vice-versa, ou pas…

♥♥♥ – 2/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: cette affirmation constitue un vrai casse-tête mental, alors je vais vous donner une minute pour vous démêler et relisez-là peut-être ?
vouloir une expérience positive constitue une expérience négative… et accepter une expérience négative est une expérience positive… c’est ce que le philosophe Alan Watts nommait la «loi inversée»… qui implique que plus vous poursuivez le désir de vous sentir bien en tout temps et plus vous devenez insatisfait(e) car la poursuite de quoi que ce soit ne fait qu’en renforcer son prétendu manque… plus vous voulez devenir riche, plus vous vous sentez pauvre et sans valeur, peu importe votre richesse du moment… plus vous désirez être sexy et désiré(e) et plus laid(e) vous vous sentirez, sans égard à votre apparence physique… plus vous désirez être heureux et aimé(e), plus vous vous sentirez seul(e) et apeuré(e), peu importe les gens qui vous entourent… et plus vous désirez être «illuminé(e) spirituellement», plus vous serez centré(e)s sur votre petit nombril et superficiel(le) en tentant d’atteindre cet état…

la morale de cette histoire ?

droppons l’idée de vouloir être ailleurs, plus, autrement…

and simply just be you…

chou bi, doo bi, doux…

ptit vendredi silly silly

sois nono(une), sois honnête, sois gentil(le)…

♥♥♥ – 21/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

youpi ! c’est vendredi…

malgré que les jours ouvrables soient désormais moins limités du lundi au vendredi qu’auparavant, le vendredi est encore probablement la journée préférée de plusieurs personnes… vendredi est une journée pas comme les autres… pas plus comme les autres que toutes les autres mais en même temps, un peu plus pas comme les autres que les autres… clair non ?

vendredi est la journée la plus pleine de promesses, la plus appréciée, la plus expectative… du moins parmi les jours de semaine…

depuis toujours, vendredi est une journée désirée, la journée cible… celle qui motive les gens dès le lundi matin… à l’extrême, on pourrait dire que les gens vivent pour le vendredi… alors comme nous sommes vendredi, aujourd’hui is the day

le vendredi est un genre de salle d’attente du paradis qu’est le week-end… vendredi est une journée pleine d’attentes… le vendredi est une salle attente…

le printemps dernier, quand j’ai conduit les autobus scolaires, j’ai découvert que certaines écoles ont encore des journées thématiques le vendredi dans le cadre desquelles les enfants peuvent s’habiller en thèmes divers… et quiconque a déjà travaillé avec les enfants sait que le vendredi après-midi est un moment fébrile, notamment la ride du vendredi après-midi dans l’autobus scolaire ou dans une garderie dans un début de tempête de neige… silly et pas chilly du tout…

alors comme c’est vendredi aujourd’hui, sois un peu silly… et honnête, et gentil(le) évidemment… puisque même le meme le dit…

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sois nono(une), mais aussi honnête et gentil(le)…

comme c’est vendredi et que nous sommes honnête et gentil(le), soyons donc silly avec les mots, guiliguili…

jouons avec, twistons-les, déformons-les, faisons leur dire ce qu’ils ne veulent pas nécessairement dire dans leur habitat naturel…

en commençant par silly qui, en principe a une connotation négative… en effet, en cherchant un peu dans la grande virtualité de mon écran, j’ai vu que silly se traduit par idiot, stupide, ridicule, bête, sot, naïf, godiche, imbécile donc… rien de bien reluisant… mais tellement le fun… qui n’a jamais connu de ces silly moments de fou rire sans raison et de déconnage en fin de soirée ou très fatigué(e)…

mais même et parce que silly ne fait pas sérieux, soyons silly quand même, envers et contre toute… sériosité… car silly est funny, léger, dégagé… quand on est silly, notre corps est happy happy

quand on pense à silly, certain(e)s parmi nous se rappellent presque automatiquement le silly putty… notre première rencontre avec le terme silly… la drôle de pâte molle de notre enfance nord-américaine…

pas parce c’est vendredi et qu’on est silly qu’on ne peut pas être aussi philosophiquement réfléchi… je pense donc je suis silly


en se sentant soi-même, et se grattant la…. bean


nous, gens de langue française en bouche de naissance, avons de la difficulté avec le th quand on parle la langue dans glaise… alors celle-là, on la comprend sans avoir à en dire davantage… qu’un commentaire éditorial un peu silly du vendredi…

et le mot de Cambron…

mais si parce que c’est vendredi et qu’on est silly, silly s’accompagne de sincérité et de gentillesse… moins facile de faire des jeux de mots silly avec ces deux mots mais ils viennent compléter notre sillycitude… ainsi, nos niaiseries, si elles sont sincères et teintées de gentillesse, elles passent mieux…

un vrai silly se doit d’être aussi vrai et gentil… notre ami Labine en est un justement un parfait exemple… aucune once de malice en cet être… mais beaucoup de silliness

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et tant qu’on est incarné(e)s en corps et en corps, aussi bien être silly con carne

alors chers lecteurs/trices de par ce silly monde, qu’une petite chronique nounounement silly en ce silly vendredi plus vieux et sans soleil…

juste pour le fun, juste parce que… juste comme ça… ou comme ci… votre choix car silly un jour silly toujours… ici et jusque dans l’infinité…

parce que si le monde pouvait être davantage un peu plus silly, peut-être pourrions-nous nous prendre moins au sérieux et un peu plus à la légère… en toute sincérité et toute gentillesse…

allez, happy silly fly day…

deux ptits pois deux mesures

♥♥♥ – 6/7/2020

l’amour au temps du Corona

wow je viens d’assister à un duel épique d’arguments pro et anti masque sur FB… si ça continue, les masques vont finir par tuer du monde… à coups d’arguments pour et contre… ça joue dur autour du masque… derrière comme devant…

intéressant de suivre les games de ping pong… certaines personnes sont très actives dans ce sport… leurs doigts doivent avoir des ampoules… leur cerveau aussi… où ? là là…

personnellement, je préfère jouer à autre chose… dans ma nature… à écouter les oiseaux… et à chanter… et si je vais dans une shoppe, j’en porte un par solidarité, au cas où… et that’s it… comme on dit en terme électoral, je loge chez les indécis…

comme plusieurs, je ne sais pas vraiment dans quelle mesure les masques sont efficaces pour enrayer la propagation… car il y a du pour et du contre… et il y a plusieurs types de masques alors quand on dit masque, on dit quoi au juste ?

chose certaine, personne n’aime respirer avec des limites nasales ou buccales… très compréhensible… mais parfois, les circonstances sont telles…

je n’ai pas de position arrêtée mais j’avoue que lorsque j’entends des épidémiologistes – notamment Johanne Liu l’ancienne présidente de médecins sans frontières qui a du vécu en terme d’épidémies on s’entend ? – recommander le port du masque, j’écoute et j’estime… et je respecte… plus que les gens qui font leurs recherches sur Youtube en tous cas… et qui ne cherchent souvent que des arguments pour backer leurs dires…

quand je pense aux travailleurs/euses de la santé, c’est pour les soutenir eux et elles que j’accepte d’en porter un quand je vais dans des endroits publics… mais la réalité est que j’évite le plus possible les endroits publics… anyway, quand tu vis au paradis, pas trop difficile de s’auto-confiner…

même si j’ai haïs porter le (mau)dit masque pendant mes deux mois de run de bus scolaires, je l’ai fait car ça faisait partie du deal… une sorte de deal social… qui est relativement peu dérangeant considérant en comparaison de ceux et celles qui doivent le porter pendant des heures chaque jour… respect… et chapeau…

je ne prends pas partie pour un côté ou l’autre en ce qui concerne le masque car je n’ai pas toute l’information et sincèrement, le débat m’intéresse peu… alors je fais le minimum… pour être en public… et je joue safe quand j’ai à l’êtreet solidaire… et quand je dois être dans une foule, j’aime signifier aux gens que je contiens mes goutelettes par respect pour eux et elles… juste au cas…

mais je remarque chez les anti beaucoup de moi moi moi et de je je je… et très peu de nous…

je note aussi des arguments très fatalistes chez les anti face aux risques des plus vulnérables… à partir du confort de leur foyer… il y a beaucoup de gérance dans les estrades… mais on occupe son temps comme on peut et qui suis-je pour juger ?

alors que vous soyez pour ou contre, ou à côté, portons au moins le respect au coeur… le respect au-delà des je respecte ton opinion mais… car un peu comme dire je ne suis pas raciste mais

car même si vous ne les prononcez pas, on entend vos jugements, votre mépris, une certaine condescendance même… et cela est pire que de porter un masque… pour la santé publique…

alors vite un masque anti-jugements… qui sent bon en plus…

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en tous cas, moi si j’étais un masque, je n’aimerais pas être celui que porterait trump… imaginez recevoir toutes ses niaiseries en pleine gueule… full gouttelettres…

définitivement, pas facile le respect des différences parfois…

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et quand on y pense, au fond, on respire tous le même air… l’air du temps..

mais moi mon idole a toujours été

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car comme on disait par che-nous, un cocombre c’t’un cocombre

masqué ou pas…

et certains le portent avec style… même en Mongolie…

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de bon ton

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♥♥♥ – 24/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: élève tes mots et non le ton… c’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre… – Rumi

peu importe qui a dit ça – car Rumi et Einstein notamment ont le dos large en matière de citations – ceci est juste et beau… juste et bon… juste ton… car tout est dans le ton… plus que dans les mots… tout est dans la manière de dire… bien sûr que tout est dans tout, mais tout est surtout dans le ton… alors le ton est tout…

encore plus justes ces mots après ces quelques orages et la pluie qui les a accompagnés qui ont rendu la si assoiffée terre mère tant heureuse… et les fleurs débordantes de beauté…

en entendant la terre soupirer de soulagement à la réception de cette H2O, on peut saisir encore mieux la portée de ces mots… fine pluie essentielle à la beauté et à la vie…

en ces temps différents, on peut soit regarder à l’extérieur de soi et crier aux – gros méchants – loups, chercher l’erreur et la trouver car on finit toujours par trouver ce que l’on cherche, que ça existe ou pas… et encore plus avec les fameux algorithmes,  nouveaux dieux créateurs du ciel et de la terre et de notre réalité virtuelle – qui calculent à notre place et nous donnent ce que l’on veut voir, confirmant et renforçant ainsi nos multiples biais d’interprétation…

dis-moi ce que tu regardes et je te dirai ce que tu croieras…

on peut tenter de chercher la vérité, sa vérité, en dehors de soi pour justifier ses propos et croyances ou observer plutôt ce que les événements extérieurs suscitent en nous… car pas mal tout est arrangé avec les gars des médias…

observer ce que les événements font émerger en terme de sentiments, sensations, pensées… car on ne peut rien pour contrer les faits qui se produisent à l’extérieur, que choisir comment ils nous sont présentés… et de ne rien prendre pour du cash…

et ensuite, on ne peut que prendre acte, noter, constater… et revenir à soi avec l’information… puis laisser résonner, laisser caler en soi… et porter son regard sur soi, sur le terrain de nos pensées et émotions…

et observer l’observateur/trice… avec bienveillance, avec acceptation de tout ce qui monte, tout ce qui émerge des tréfonds de notre âme…

alors en ce début d’été chaud et sec comme un biscuit soda tout récemment arrosé un peu, en ces temps questionnants socialement, en ce point dans l’univers ou nous sommes si choyés et où les mots sont devenus davantage séparant qu’unifiant, accueillons les fleurs que cette pluie nourrissent…

et choisissons tous nos mots avec soin, ceux que l’on pense comme ceux que l’on dit, et surtout,  prenons soin du ton sur lequel nous les émettons et les diffusions…

parlons aux autres comme nous aimerions que l’on nous parle, comme nous souhaitons nous faire parler… parlons à autrui comme nous aimerions que l’on s’adresse à nous…

communiquons avec soin et respect…

car on peut dire à peu près n’importe quoi, mais souvenons-nous…

que tout est dans le ton, que tout est dans le ton bon…

penser calme

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♥♥♥ – 10/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: l’unes des leçons les plus importantes dans la vie est d’apprendre à demeurer calme… le calme est un super pouvoir… – Bruce Lee

ces temps-ci, nombreuses sont les occasions de pogner les nerfs comme on dit dans cette partie du monde… surtout si on surf sur les réseaux… en fait souvent c’est full houle sur les réseaux…

les poins de vue différents du nôtre sont nombreux et les occasions d’être irrité(e)s tout aussi nombreuses… éclairant miroir…

selon les philosophes stoïciens – que je redécouvre ces temps-ci avec grande appréciation – si quelqu’un réussit à nous provoquer, nous sommes automatiquement complice de la provocation… nous la permettons, nous lui laissons la place…

ça fait du sens non ? car à chaque fois qu’on est déclenché(e) par quelqu’un ou quelque chose d’extérieur à soi, nous sommes complices du petit ou grand dérangement intérieur

bien sûr, de nombreuses causes et choses sociales peuvent nous hérisser le poil des jambes et des bras… nous faire réagir… bon signe même d’être touché(e) par des faits sociaux injustes ou inhumains, ça prouve que nous sommes encore humain et empathique… mais de là à être profondément dérangé(e), la ligne est fine…

grosse différence entre réaction et réponse…

quel beau champs de pratique avons-nous ces temps-ci out there… car les occasions d’être déclenché(e)s sont nombreuses, constantes, never ending… qu’à se promener un peu sur les trottoirs des réseaux sociaux (dont certains segments sentent parfois les égouts) pour apercevoir des points de vue et commentaires souvent à l’extrême opposé du nôtre…

mais personnellement, je choisis de voir le monde bon, tout bonnement…

je choisis de penser que chacun et chacune fait du mieux qu’il et elle peut avec ce qu’ils et elles ont dans les mains… et la conscience… et le coeur…

bien sûr il y a des propos injurieux, de la méchanceté, de l’insulte et des propos plus que déplacés qui circulent à l’air libre… certains devraient mettre des masques sur leurs propos… car oui il y a des fraudeurs et de royaux crosseurs out there, des gens mal intentionnés, des fraudeurs, name it comme vous voulez mais au fond, ce sont eux les pires car ils doivent vivre avec eux-mêmes…

mais les magouilleurs et autres malins tentionnés sont comme les épines de la rose qui protègent en quelque sorte sa beauté… ces gens, ou choses moins belles mettent en relief la beauté du monde… car si les gens sont libres d’être bons ou mauvais, ceux et celles qui font le bien sont d’autant mis en valeur… car trop de sucré donne mal au coeur… que du facile rend le résultat meaningless…

la réelle justice en ce bas monde de répondre de nos pensées et de nos actes… le karma est instantané… même pas besoin d’attendre à la fin de notre vie… chaque chose qu’on fait ou qu’on pense se traduit directement dans le corps, et sur notre âme…

sans évacuer les propos dérangeants, on doit apprendre à garder son calme… même si cela sonne un peu simpliste…

on doit choisir ses ébats, et ses combats… car on dit que ce sur quoi on met notre attention devient notre réalité… à seulement regarder les passes croches du monde, on finit par considérer le monde comme une jungle… alors que la majorité du monde est bel et bien bon… en tous cas, autour de moi… vous aussi non ?

alors sans nier, sans faire de déni systémique ou systématique 😉 sans tout rosir et se cacher le visage, choisissons de voir le monde avec le coeur, faisons preuve de discernement et de tolérance et acceptation…

car les sources de déclenchement sont multiples, particulièrement en cette période de grande dualité sociale… car au fond, cette dualité ne fait que révéler celle qui est tapie en chacun(e) de nous… le monde extérieur est un révélateur du monde intérieur…

et alors, au lieu de sauter sur tout ce qui bouge dans nos écrans, observons ce que ça déclenche en nous car toujours en nous que ça se passe en premier lieu… et si on peut garder son calme, nous serons mieux en mesure de répondre avec justesse à ce qui nous dérange… pour éventuellement adopter des paroles et des actions plus adaptées et plus susceptibles d’être constructives…

et pour finir, un classique… toujours de circonstances…

Mon dieu (ou le nom que vous voulez si Dieu vous déclenche 😉 à regarder aussi 😉
donne-moi
la Sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
le courage de changer les choses que je peux,
et la sagesse d’en connaître la différence

 

mots dits non dits

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♥♥♥ – 6/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

ce matin trop de mots se bousculent dans ma tête, alors je les garderai pour moi…

car je voudrais moi aussi être aimé par Alda Merini que je ne connais pourtant ni des lèvres ni des dents…

je voudrais faire partie de ces gens qui savent choisir avec soin les mots à ne pas dire…

tous ces mots en moi qui voudraient dire au monde entier ce que je vois, pense et changerait en ce monde ici-bas et autour de moi… mais que mes mots à moi après tout, que ma petite et limitée perception de ce grand monde alors les garderai pour moi…

tous ces mots à propos du racisme ambient – qu’on reconnait ou que l’on nie – car ma peau est trop blanche pour savoir, mon visage trop pâle devant tant d’horreur… ma bouche est du mauvais côté de la track pour parler de cela… mais mes yeux et oreilles grandes et ouvertes…

tous ces mots qui ont pu blesser autrui dans un passé récent ou ancien et que je ne répéterai pas ici… ces mots que je ne dirai plus jamais… de la même façon… et que je laisserai tourner en ma bouche jusqu’à ce qu’ils soient justes et bons… bene dictions…

je ne dirai ni n’écrirai ces mots car ce matin, plutôt que l’expression, je ferai impression, la bonne et la juste… la mienne… celle qui va par vagues en mon corps et âme…

je garderai tous ces mots qui voudraient exprimer ma colère et mon indignation devant l’injustice, devant la mesquinerie et l’hypocrisie… car la contenance est parfois de mise et plus digne que toute expression… résonance…

je garderai pour moi tous ces mots qui voudraient dire aux riches et puissants de ce monde combien il est disgracieux et indigne de se comporter ainsi en voulant toujours s’accaparer de plus en plus au détriment de ses semblables quand les besoins du plus grand nombre sont si grands et criants… jusque sur la place publique… et les ressources de la terre limitées… car de toute façon ils n’écouteraient pas ni n’entendraient car trop pleins d’eux-mêmes sont-ils… mais gardons l’espoir…

non, en ces temps troubles et bouillants socialement, je ne dirai pas tous ces mots destinés aux gouvernants insensibles et trop peu à l’écoute du petit monde ordinaire car trop à la remorque et à la solde des glands de ce monde…

j’éviterai d’écrire tous ces mots commentaires destinés aux gens qui méprisent les autres sur les réseaux de plus en plus asociaux… déjà assez de bruit par là-bas… j’y ajouterai plutôt mon silence…

je tairai aussi tous ces mots qui finiraient de toute façon dans les trous noirs du grand web… je les garderai plutôt en moi ce matin… afin qu’ils marinent et naviguent mes profondes mers inter rieures…

car même si les mots sont dits, souvent le silence les endort…

je les garderai pour moi aussi ces grands et ptits mots dits, dits trop souvent et n’importe comment, car de toute façon personne ne les lirait… mots inutiles… car de toute façon,  ces mots nous les partageons tous et toutes déjà en et entre nous…

nous tous et toutes qui nous nous retrouverons plus divisés que jamais en ce moment dirait-on à cause de nos idées qui divergent, quand dans les faits c’est d’union et de solidarité dont nous avons besoin…

non je ne diras pas ces mots de trop, ces mots que j’aurais pu regretter, ces mots qui de toute façon ne s’adressent toujours qu’à soi-même… car toujours à soi qu’on parle de toute façon… alors de soie doivent être nos mots… mots doux dits…

alors plutôt que de me dire ce matin, je m’écouterai, pour me sentir, pour ressentir, et pour me lier à vous tous et toutes qui ne lirez pas tous ces mots qui je ne dirai pas…

car tous ces mots que j’aurais dits, c’est au coeur de vous qu’ils auraient voulu se rendre, pour vous rejoindre, vous écouter, vous entendre…

car vous c’est moi, vous c’est toi, et moi c’est toi après tout… qu’un détour entre moi et vous… un point c’est tout et tiguidou tourlou… mots fous fous…

non ce matin j’écrirai tout bas, je crierai pour moi… j’écrirai low profile… je signerai mine basse… car du même bois que toi est taillé mon crayon, et dans le même grand aiguisoir de la vie partagée se fait-il affuté… day in day out… inspire, expire…

non ce matin je ne criera ni n’écrirai pas…

car rien à dire et tout à vivre…

j’irai plutôt écouter les oiseaux qui nous racontent cette autre vraie vie qui prend place pendant qu’on se chicane en ligne, de même que la pluie qui tombe et qui donne vie, car juste là que se cache la plus concrète des réalités ce matin, là que se reposent tous les mots de la vie et que se soignent tous les mauves de la vie…

mauve de vérité… alors j’écouterai chanter les anges…

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mieux vaut en rire… aussi…

♥♥♥ – 19/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie

en ce matin de suite de déconfinement teintée de bonnes nouvelles pour les gens de Montréal, au retour de ma run full ensoleillée de busco (autobus scolaire, pour nous les jeunes, yo !), je me permets de simplement poster un vidéo d’archives made in Couébec mais envoyé via la Thaïlande par mon ami Yusuf…

ça dit tout… sur la human race qui sévit actuellement… with a twist…

et ça dit aussi qu’il ne faut pas perdre son sens de l’humour… même si contagieux au maximum… surtout grâce à en fait…

allez swingnez-vous un peu la rate…

pour les lecteurs/trices européen(ne)s, peut-être utile de mettre les sous-titres Youtube, quoi que ça n’aidera probablement pas 😉

intase

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♥♥♥ – 3/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ça se corse… et ça ne fait – peut-être – que commencer…

si les premières semaines de quarantaine étaient relativement plaisantes et plutôt faciles à vivre – vacances, pause, intermède, name it – ces jours-ci, ça se densifie sur les plans social, sanitaire, émotionnel et psychologique… et c’est tout à fait humain…. surtout au sein de notre communauté sociétale composée d’individus full individualistes… pas facile de dompter notre ado intérieur

libaaarté clament certains…

mais en ce moment, cette libaaarté est mise à mal, du moins redéfinie… notre valeur antérieurement primordiale est mise à l’épreuve et doit se transformer en solidarité… pas facile pour certain(e)s…

car évidemment que la liberté individuelle se frotte à la sécurité du plus grand nombre… et certains ont de la misère avec le concept de solidarité… le moi moi moi a la vie dure…

alors, brimées, les émotions émergent, et parfois fusent… en soi, et/ou en dehors… oui certain(e)s deviennent hors de soi, et pètent les plombs… en particulier ceux et celles qui n’ont que le temps à tuer… et le monde à refaire dans leurs ptites caboches… notamment sur les réseaux sociaux, désormais lieux privilégiés d’expression publique… espaces virtuels mais émotions bel et bien réelles…

à la base des émotions, ces temps-ci, on retrouve une principale expression émotive…  c’est la peur…

face à la situation actuelle, on a tous plus ou moins peur… peur de l’inconnu, peur de manquer d’argent, peur de souffrir, peur de perdre des proches… mais poussée à sa plus simple et extrême expression, ultimement, on a tous et toutes peur de mourir… et chacun/e, on a nos façons de négocier avec ça…

cette peur, ou ces peurs, certain(e)s les gardent généralement par en d’dans et subliment, répriment, angoissent, ce qui fait vivre de l’anxiété, mais contenue… plus ou moins… moins que plus ces temps-ci…

mais parfois, à l’occasion, cette peur déborde, et elle se manifeste… souvent en frustration, en irritation, jusqu’à la colère… on se trouve alors un objet, de préférence extérieur à soi – autorités policières, politiques ou sanitaires – ce qui se transforme en os à mâcher… et toujours plus facile de mâcher l’os quand on le met en dehors de soi…

que ce soit au sujet des mesures de confinement, de la délation, des contrôles policiers, des plans secrets de Big Brother, la 5G ou les vaccins comme les multiples théories conspirationnistes, certains se font aller les doigts sur leurs claviers pour exprimer leurs savantes opinions… fondées sur des années de recherche sur le web…

si vous voulez tester la vigueur de cette potentielle réaction qui ne demande qu’à s’exposer et à exploser, écrivez un ptit mot sur une réseau asocial quelconque…

bien sûr, ça soulage temporairement de sortir le méchant, de faire sortir la steam car rien comme sortir de ses gonds pour faire baisser la pression dans sa boîte à bois interne… sauf qu’en se faisant, on éclabousse souvent les autres, on blesse, on heurte autrui… et on ne fait qu’ajouter ajoute du gaz dans le feu dont les flammes sont déjà suffisamment vigoureuses…

extase veut dire être à l’extérieur de soi, état hors de soi

mais en ces temps intenses et denses, apprendre à se contenir, à se contrôler devient un devoir civil… c’est notre tâche du moment, notre leçon actuelle, ce que l’on a à apprendre maintenant, ce que l’on a à faire… faire ce que doit…

et apprenons l’intase, cet état qui se situe à l’intérieur de soi… là où l’on observe le monde, et les émotions qui moment en soi… là où on se tient et se maintient, où l’on se conserve à l’intérieur de soi… confiné à domicile, mais aussi confiné en soi…

peu importe nos opinions, peu importe comment on pense que cette crise devrait être adressée… car le monde n’a pas besoin, mais vraiment pas, besoin de notre gérant(e) d’estrade intérieur… tout ce que l’n a à faire pour la plupart est de se contenir…

en soi mais avec le monde, avec responsabilité (capacité de répondre plutôt que réagir), en solidarité au monde entier car contrairement  à certain(e)s qui vivent cette même charge émotive mais en oeuvrant à temps plein, souvent en s’occupant de leurs enfants on the side (car la job de sauvetage prend beaucoup de place)… pas trop nous demander…

alors oui OK de

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et de

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tout en gardant notre Capture d’écran 2020-04-03 à 07.06.10.png

car ça va bien

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et surtout, gardons notre

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ouvert…

ptits bouts d’show

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♥♥♥ – 30/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

un peu malaisant de sortir un projet personnel quand une pandémie nous clash dans le dash comme c’est le cas en ce moment…

au moins, j’aime me dire que je n’essaie pas de la vendre notre salade musicale, qu’on la donne à qui mieux mieux, le partageant librement @ large… sans frais… et sans faire nos frais ni nos fraîches…

heureux même qu’elle pénètre dans le plus grand nombre d’oreilles pour peut-être éventuellement se rendre au coeur…

rien à vendre ici car vendre quoi que ce soit ces temps-ci me semble pour le moins délicat, à part certains bien essentiels requis pour la survie quotidienne et les besoins de base du plus grand nombre mais, encore là, of course à un coût juste et bon, soit le plus bas possibleune des grandes leçons actuelles à faire sienne il me semble… la fin du cash… du cash juste pour le cash

en ces temps de quasi survie pour plusieurs, le don (dans la mesure du possible évidemment) est plus d’adon que la vente…

ça fait quelque temps qu’ils sont prêts, mais je me questionnais justement sur la pertinence de sortir les vidéos… soit maintenant, soit plus tard… ou pas…

toujours pertinent de se garder une ptite gêne me semble…

mais comme certain(e)s ont du temps en masse ces temps-ci, comme le temps est parfois long, et que plusieurs ont le temps de prendre le temps, why not coconut me suis-je dit…

et comme la musique fait souvent des miracles, j’ai décidé de faire confiance à cette dite musique et la mettre en ligne…

et la musique a déjà fait son petit miracle hier …

en effet, Édith m’informait qu’Alain, une connaissance pour moi, mais un ami intime pour elle et le parrain de Lilia, a fait son dernier voyage et s’est envolé de l’autre bout du pays, en compagnie de son amoureuse… loin de son monde, loin de ce monde… bye l’ami…

lorsque j’ai appris cette nouvelle, j’étais justement en train d’éditer le vidéoclip de la pièce Coming Home (la # 8), l’une des 12 pièces de l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut qu’on a fait en spectacle au Gesù à Montréal, en novembre 2018, pour les gens qui avaient contribué à la campagne de $ocio$… un spectacle pour dire merci… car rien comme la musique pour dire merci…

et spontanément, lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai demandé à Édith si elle trouvait que c’était une bonne idée de dédier cette pièce à Alain et elle a acquiescé… une pièce venait de trouver son âme…

ça tombe bien car si c’est moi qui a reçu cet hymne, c’est Édith qui l’a superbement dentellisée au piano… la preuve ci-bas…

We are coming home
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again, Para sempre home again
Para sempre home again, Para sempre home again

beau cadeau de départ tout en délicatesse pour un ami qui est peut-être encore en train de retourner à la maison (parait que ça prend un certain temps à se détacher complètement de son corps, ce que l’on saura nous-même tôt ou tard éventuellement)…

quiconque a déjà fait musique sait que celle-ci est rarement quelque chose d’individuel… souvent une affaire de gang, de complicité, de feelingde gang…

et ce spectacle fut justement cela…

alors sincères remerciements à Édith, à Myriam, à Lilia, à Charles (instruments et captation), à Jim pour le show et le CD…

merci à Pritam pour son artisterie aux caméras et à l’ordi… lui qui a mis tout ça en mouvement et en son…

merci aussi à Alain, mon beauf 😉 pour les superbes photos bleues du Gesù…

merci à Raoul, Santosh, Éloi, Joelle et Bijou pour leur contribution musicale et/ou vocale sur l’album…

merci à Stéphane pour le design de la pochette et les livrets…

et merci aux gens qui ont contribué de leurs $ et qui ont cru… cui cui le ptit moineau est content…

c’est grâce à vous tous et toutes que ce rêve s’est manifesté… alors encore merci…

en espérant que vous appréciez ces bouts de show vous aussi lecteurs/trices… le chroniqueur a utilisé ses doigts à autre chose…

c’était une première et espérons, pas la dernière…

c’est par là-bas…

https://atidion.com/le-show-du-11-11/

P.S.tt… le chroniqueur est enceinte, il attend des jumeaux…