((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – CINQUANTE-&-UNIÈME
en ces nuits de pleine lune d’automne, en taureau en plus, temps de faire de la lumière… temps de rallumer les étoiles… temps de faire vriller sa petite flamme…
comme le disait jadis St-François d’Assise et comme nous le répétons encore aujourd’hui, toute la noirceur du monde ne peut pas éteindre une simple chandelle… à méditer… en regardant un cierge peut-être…
je ne tombe pas souvent sur des mots d’Apollinaire mais deux fois en quelques jours, quand même… Appolinaire existes-tu ? un signe SVP…
merci Samano…
… la précédente citation d’Appolinaire était même traduite en anglais… on n’arrête pas le progrès… OK OK vous voulez la voir cette citation ? alors la revoici… mais en plus petit…
oui c’était celle-ci, certains s’en souviennent… celle sur la nécessité d’arrêter de courir après le bonheur pour être simplement heureux…
alors pour revenir à la lumière, rallumons les lumières…
rallumons l’amour en nos coeurs…
rallumons la foi en nos âmes…
rallumons l’espoir en notre destinée…
mais en commençant où ?
en commençant ici, juste là, à cet endroit où l’on est… en utilisant ce que nous avons à notre disposition… et en faisant ce que l’on peut…
du moins, du mieux que l’on peut… pas parfaitement, pas ultimement… simplement du mieux que l’on peut car c’est tout ce que l’on peut faire… du mieux que l’on peut… au meilleur de notre expérience, de notre connaissance, de notre présence…
rallumons les lumières en nous… rallumons tout d’abord cette lumière dans nos propres yeux et nous la verrons peut-être partout ? le monde re deviendra peut-être illuminé… même la nuit… surtout la nuit peut-être car c’est dans le sombre et dans l’ombre que la lumière se fait la plus vive…
et il semble que seule notre flamme intérieure ne fasse pas d’ombre…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – CINQUANTIÈME
traduction : si vous mettez l’emphase sur le problème, vous risquez de passer à-côté de la solution évidente…
ah ces fameux problèmes… que ferait-on sans eux ? que serait note vie si elle était trop facile ? que serait la rivière sans roches pour lui donner du relief ?
car nous vivons – ou aimons vivre – dans un monde de dualité… si nous regardons la vie comme un problème, nous la voyons ainsi et l’idée consiste alors à chercher – et trouver espérons-le – des solutions…
mais la vie est-elle vraiment une danse de problèmes à solutionner ? pas certain vous et moi right ? quoi que parfois, ça brasse et que ça rock n roll…
mais même si la vie n’est pas que problèmes à solutionner, tout de même, tout ne coule pas toujours de source quand on est incarné(e)… parfois ça coince, ça grince et ça grinche… parfois ça crounche…
même si la vie n’est pas que problème, parfois les solutions à des situations corsées de nos vies émergent… et du coup, les choses s’allègent… la vie est parfois dense, parfois danse…
selon Terence McKenna, le problème ne consiste pas toujours à trouver une solution à un problème, souvent il s’agit surtout de faire face à la réponse qui se révèle face au dit problème…
regardons les situations en pleine face, et prenons le taureau par les cornes, pour parler astrologie (cette plein lune est en taureau 😉 ou tauromachie, ou chili con carne…
ou si l’on aime vraiment le concept de problème et solutions, on peut concevoir, comme Steve Maraboli, que l’univers est si bien équilibré que le simple fait qu’il y ait un problème qui se présente à nous indique également qu’il vienne avec sa propre solution…
donc on a le choix : soit que les problèmes existent et qu’ils viennent toujours avec une solution, suffit d’être patient(e), soit ils n’existent pas et on n’a affaire qu’à une situation plus dense qu’il faille alléger… ou attendre qu’elle s’allège…
mais la question qui pique est : est-ce qu’un problème peut exister dans quelqu’un pour le considérer ainsi ? les problèmes existent-ils sans nous les humains pour les expérimenter ainsi ?
pour parler légèreté, et donc vent et air d’aller, aussi possible de concevoir les situations plus challengeantes dans notre vie, ce que l’on nomme aussi problème si on y tient absolument, pas fou de se rappeler que les cerfs-volants montent plus haut lorsque le vent nous fait face et non lorsqu’il nous pousse au… dos…
alors avec l’automne qui nous amènera éventuellement l’hiver, et inévitablement quelques ptits moments plus denses au cours des prochains mois, voici une humble chronique invitation à ne plus considérer la vie comme un grand problème à régler…
que ces quelques mots pour accueillir la vie comme un mystère à pénétrer, sans chercher nécessairement à la résoudre… et si une solution se présente à nous, acceuillons-là… mais ne la forçons pas… car la vie ne se force pas…
et si on veut absolument considérer la vie comme un problème, ou comme un voyage pouvant en comporter, utilisons ces situations comme des moteurs, comme des stepping stones, comme des marches pour sauter dans le mystère et dans les révélations sur soi.. car parait que l’on s’est incarné(e)s pour découvrir des zones d’ombre en soi-même…
alors tournons-nous de côté, regardons ailleurs et poursuivons notre route…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-NEUVIÈME
traduction ; DÉFUCKEZ-VOUS. redevenez qui vous étiez originellement avant que tout ce qui est arrivé ne vienne ternir votre lumière…
et j’aurais pu ajouter fucking avant votre lumière mais j’imagine que vous avez compris le principe…
une autre façon de dire la même chose, plus musicalement et moins fuckingement, aurait été par la citation suivante, que je l’ai postée il y a quelques jours: puisse tout ce qui a été réduit en bruit en vous redevienne musique…
ou encore, il y a tant à désapprendre..
toutes des façons différentes de dire qu’il n’y a rien à acquérir en ce monde, que du vide et du lousse à réintroduire dans nos vies, car nous sommes né(e)s full full, tout plein(e), avec tout ce que l’on avait besoin initialement pour marcher ce grand voyage… rien de nouveau à prendre en soi, que cela à retrouver… cette immaculée conception…
alors plutôt que de penser à gagner, à en avoir toujours de plus en plus, suffit de renverser la machine et de commencer à jeter… less is more disent nos anglophiles amis… oui, il semble bien vrai que moins soit plus… de plus en plus plus de rien pour atteindre le bonheur…
ou comme le dit Apollinaire en anglais – so funny la vie – pas fou une fois de temps en temps de prendre une pause dans notre course au bonheur pour simplement être heureux(se)…
alors cher et chère lecteurs/trices, en ce petit lundi d’octobre, je vous souhaite une nouvelles semaine pleine de rien, une semaine vide de sens car ce sens on ne fait souvent que l’imposer sur la vie, on ne fait que l’apposer sur une existence qui n’en a pas toujours de sens… et qui n’a pas toujours besoin d’en avoir…
car on fait du sens comme on peut et comme on veut… alors osons le non-sens… pour que la vie flotte au quotidien, sans objectif autre que de saisir le moment qui passe pour immédiatement le laisser aller… saisir pour mieux lâcher prise…
et comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, rien à apprendre car tout apprentissage ne réside que dans le désapprentissage… métisser le tissu de mensonges et de fausses croyances que l’on nous a inculqués… et faire confiance que l’on nous a pitchés en ce bas monde – ou qu’on a choisi d’y venir c’est selon ces croyances justement – pour retrouver ce fil d’or, ce filon, qui nous rattache au monde…
la vie devient plus simple quand on se laisse vivre, quand on se laisse aller dans le vide…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-HUITIÈME
pour mieux la saisir, découpons ensemble cette citation si vous voulez bien…
à ce moment précis, je reconnais avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour cette situation…
premièrement, quel moment peut être un autre que ce moment précis ? que ce moment… toujours que ce moment… moment moment tes fils et tes filles ne passent que ce moment… un moment à la fois,… chaque moment dans la foi… in life we trust…
peu importe la situation, on ne peut que faire du mieux que l’on peut… de ce qui est en notre pouvoir… pas pouvoir comme power trip, pas pouvoir comme avoir du pouvoir sur quelqu’un d’autre ou sur les événements… non, pouvoir comme dans vouloir, puis faire… du mieux que l’on peut…
en ce sens, impossible de contrôler une personne qui ne veut rien… si ce n’est pas le cas, alors devenons une telle personne…
on ne peut donc faire que de son mieux… au meilleur de notre connaissance, de notre conscience, de notre compétence…
je demande maintenant à l’univers, à la vie, à Dieu…
la partie la plus importante de cette affirmation à mon avis… demander, s’ouvrir à plus grand que soi, être réceptif(ve), inspiré(e)… ce que certains nomment prier… mais pas pour quelque chose, pour la bonne chose… la bonne chose à faire, la bonne à dire…
parlant de chose à dire et à faire, deux choses à se rappeler :
prendre soin de ses pensées quand on est seul(e) et prendre soin des mots que l’on prononce quand nous sommes avec des gens…
car on dit que ce que l’on pense devient ce que l’on dit, puis ce que l’on est…
que les choses se dénouent au meilleur de ce qui dot être…
au meilleur, au mieux… mais pour qui ? pour soi ? ou pour le bien du plus grand nombre ? les deux peut-être…
car visons le meilleur, le mieux… the best…
même quand ce n’est pas ce que l’on veut, même quand la vie ne va pas dans le sens qu’on voudrait qu’elle aille… suivons-là… car lorsqu’on dit oui, c’est la vie qui mène… à bon port, ou par le bout du nez… la vie mène toujours ici, soit à soi… car la vie ne mène nulle part ailleurs que vers soi, nulle part ailleurs qu’ici… en ce moment précis…
et si je dois faire autre chose, que l’inspiration me soit donnée…
quand on ne sait pas, quand on ne sait plus, quand on a tout essayé, on lâche prise et on se plugge sur le big boss… sur la source, sur la vie… pour faire ce que doit…
car parfois, ce que l’on fait initialement n’est pas toujours juste… alors corrigeons le tir et osons demander conseil au grand conseil des sages… car il y du monde ici-bas, là-haut, du monde qui était ici avant, du monde qui sont encore ici… même sans corps physique…
alors écoutons-les… même si on les voit pas… même si on ne les entend pas… écoutons-les quand même… car ils parlent tout doucement… ils chuchotent en fait…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-SEPTIÈME
traduction : s’attendre à une vie sans problème parce que vous êtes une «bonne personne» est un peu comme s’attendre à ce que le taureau ne vous attaque pas parce que vous êtes végétarien(ne)…
– Jeffrey R. Holland
ça parle ça non ? surtout si on a déjà été un toréador végétarien…
j’aime ces comparaisons qui nous prennent par surprise, car sans qu’on s’en rende compte le message nous rentre dans le dash… sans qu’on s’y attende, on cogne l’essence des mots…
d’ailleurs la beauté des mots… nous aider à saisir la vastitude de la vie qui nous passe devant et dedans… car cette vie, mystérieuse et indéfinissable, nous passe bel et bien devant et dedans…
parfois elle passe doucement la vie, et on surfe dessus…
parfois elle nous dépasse et on a un peu d’eau dans le nez…
et parfois encore elle nous surpasse un peu et on apprend beaucoup…
même qu’à certains moments, la vie nous surclasse et nous amène ailleurs…
et finalement, parfois elle nous déclasse la vie et elle nous ramène au sol, pour qu’on revienne aux fondements de ce qu’elle est réellement… back to basics diraient certains français… et homier-roy…
oui parfois la vie nous amène des temps plus denses, une autre cadence alors que la matière se fait plus concrète, plus lourde… comme cela arrive parfois à l’automne alors que le retour en soi s’effectue… parfois là que la vie nous rattrape… et qu’il nous faille prendre le taureau par les cornes, même si on est végétarien t allergique au gluten…
car bonne personne ou trou du c.., la vie nous met parfois à l’épreuve… de façon incompréhensible… prenez par exemple les travailleurs humanitaires et les blessés de l’hôpital qui ont été bombardés par l’armée américaine ou encore les femmes autochtones qui auraient subi des atrocités de la part de policiers à Val-D’Or… et encore, ce ne sont que quelques cas connus qui nous interpellent sur la justice de la vie…
mais juste ou pas, j’imagine que la vie est toujours juste telle quelle, comme dans justesse, comme justin… on verra si justesse il y aura dans son cas à lui car les attentes sont grandes… mais je divague un peu car trou d’eau il y a… 😉 y a des limites à se mouiller, re 😉
pour revenir à l’image comparative d’une vie sans problème pour une bonne personne versus le taureau qui encorne un végan, oui la vie semble parfois injuste… mais elle est toujours juste…
juste ce qu’il faut, juste ce que l’on doit, juste ce qu’elle est… même si on ne la comprend pas toujours… peu importe ce qui arrive, on ne peut que faire avec… car la vie on ne peu que faire avec… et elle fait avec nous ce qu’elle veut…
alors prendre tous les événements dans lesquels on baigne et les utiliser comme rampe de décollage et d’apprentissage… pour apprendre, pour se connaître, pour découvrir qui l’on est dans de multiples situations…
car peu importe nos orientations gastronomiques et culinaires, life is a beef…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-SIXIÈME
ah ce fameux terme de présent… lui qui tente de décrire cet instant qui est dans les faits indescriptible car dès qu’on dit présent, il est déjà passé… l’ancien moment n’est déjà plus et celui à venir en attente mais déjà périmé dès qu’on le nomme…
mais St-Augustin nomme bien les trois types de présent, particulièrement le présent du présent qu’est l’intuition directe… car la mémoire et l’attente sont assez faciles à capicher comme aurait peut-être dit ma grand-mère italienne si je me souvenais davantage d’elle…
mais quelle belle trouvaille que de nommer le présent du présent intuition directe…
ça dit tout… ou presque…
ça dit en tous cas que le présent est volatile, qu’il ne dure pas, qu’il s’évapore immédiatement… on ne peut donc jamais sais le présent… le présent est un cadeau qui se cueille les mains ouvertes… et qui se recueille… et se recueille… et se recueille…
ça dit que le présent est souvent un cadeau impermanent, mais pas toujours perçu comme tel… car pas toujours perçu comme impermanent le présent… on pense souvent que le présent est fixe et permanent… mais s’il n’est pas permanent le présent, il est éternel… eterno momento…
car le moment présent se recrée à l’infini… une grande récréation la vie…
est-ce que chaque moment est toujours le même moment ? ou plutôt est-ce qu’à chaque moment, on assiste à un moment différent ? la réponse n’est pas si importante en fait car la vie n,est probablement qu’un long et même moment qui se renouvelle à chaque instant…
moment, instant, tranche de vie, parenthèse… toute la même affaire… qu’un même grand souffle d’éternité à chaque moment, à chaque instant… toujours une seule inspiration, suivi d’une seule expiration… in and out, out and in…
toute une affaire de présence, toujours une observation de ce qui se passe en soi, de ce qui se passe hors soi… la vie qui passe hors corps, en corps… et toujours, et encore…
alors il ne reste que l’intuition directe… directement dans le corps, directement en ce moment…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-CINQUIÈME
traduction : puisse tout ce qui a été réduit en bruit en vous redevienne musique…
dans le jus le chroniqueur ces jours-ci avant de partir pour le Brésil et le Pérou en novembre mais il tient quand même à faire l’une des choses qu’il aime le plus dans la vie après la musique et l’amour, écrire…
alors que quelques mots pour vous rejoindre, vous toucher, dire coucou, faire contact… et vous souhaiter justement que la musique puisse redevenir tout ce qui compte, tout ce qui résonne, tout ce qui remplisse la place en vous…
que quelques mots en cette nouvelle ère, post conservateurs, post Harper, post peur collective, pour nous souhaiter à tous et toutes que l’on retourne ensemble vers la lumière…
car en cet automne qui voit rétrécir notre spectre lumineux à chaque jour, bien besoin de lumière, en particulier nous qui avons été soumis à 10 ans de harpeur et de contraction, 10 ans de froide logique moraliste et économique et bitumineuse…
10 ans à voir notre nature menacée, 10 ans à voir nos acquis communs se faire couper…
f i fi, n i ni… enfin fini…
merci de nous avoir montré clairement ce que l’on ne veut pas comme gouvernants… bonne chance et courage aux nouveaux et nouvelles… enfin de la jeunesse. de corps mais surtout de coeur…
alors chers ami(e)s, je nous souhaite que de la musique ce matin… de l’harmonie, de l’accord, du son juste…
et que tout ce qui sonnait croche et à droite redevienne juste, que tout les taches noires se transforment en puffs blanches, que tout le bruit retrouve son sens musical…
chantons, écoutons de la musique ou retrouvons l’harmonie dans le silence…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-QUATRIIÈME
traduction : et si je vous disais que l’aile gauche et l’aile droite font partie du même oiseau…
certains voient l’aile gauche, d’autres la droite… certains voient l’oiseau… d’autres ne voient rien…
est-ce que cette entité qu’est le Canada est sous de meilleures ailes ce matin ?
certains pensent que oui, d’autres pensent que non…
d’autres ne voient pas l’oiseau, certains ne peuvent le voir, d’autres ne veulent pas le savoir…
et d’autres encore n’y pensent pas du tout…
personnellement, comme l’oiseau, j’aime mieux lever les yeux, m’élever et me concentrer sur les belles et lointaines affaires et regarder les cieux car cette semaine les astres sont avec nous…
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-TROISIÈME
traduction : l’opinion est la forme la plus basse et inférieure de la connaissance humaine… elle ne requiert ni responsabilité, ni compréhension… au contraire, la plus haute forme de connaissance est l’empathie, car celle-ci exige que nous mettions de côté notre égo pour se mettre à la place de l’autre… avec un objectif plus large que celui de la simple compréhension personnelle… – Bill Bullard
jour d’érection côte à côte aujourd’hui… le peuple canadien se lèvera dur et fort… il se tiendra droit debout en allant voter… mais on se mettra à terre devant les grandes corporations qui contrôlent anyway la grande game) en continuant d’acheter leurs campagnes de publicité, et leur marchandise…
mais pourquoi voter au juste ? pour sortir dickhead premier…
quand même beau ce grand principe de démocratie… voter pour sortir quelqu’un… d’ailleurs, êtes-vous bien certain(e) que votre vote va avoir l’effet escompté ?
mais moi, même si je veux le sortir autant vous ce gland glaçon crétintionniste, (eh ce qu’on aime l’haïr lui), pour la première fois de ma vie, je n’irai pas voter…
la première fois que ça m’arrive en effet… car oui, j’ai toujours voté avant…
mais aujourd’hui je ne peux pas, aujourd’hui je n’en peux plus…
je voulais voter stratégique pour le sortir de nos vies ce gland monsieur, mais mon ami stratège amateur qui me conseille sur le dit vote stratégique dans mon comté – quelle drôle d’expression quand même quand on y pense, voter stratégique, soit voter par calcul sur des prévisions de maisons de sondage pour se débarrasser de quelqu’un, vive la démocratie les ptits amis)…
cet ami disais-je avant de m’égarer, cet ami me dit que je devrais voter Bloc car le candidat de ce parti éhémère depuis 20 ans qui serait en avance dans mon comté… en avance selon qui anyway ? qui au juste sait for sure que le Bloc est en avance dans mon comté ? alors fonder mon vote sur une opinion ? non merci…
d’ailleurs d’après ce que je comprends, voter pour le Bloc aide à diluer le vote anti gland, donc à faire passer ce même tête de gland… mais peut-être que je n’ai juste pas la fibre politique et que je ne comprend rien…
car voter Bloc, désolé aïeux de ma terre, ça je ne peux juste pas faire ça… tanné des losers, tanné des gens qui chialent et qui veulent se séparer du Canada mais qui continuent de jouer ce grand jeu canadien duquel ils veulent sortir à tout prix, tout en empochant leur retraite et leur chèque de paie de ce même système qu’ils décrient…
je sais je sais, on a tous nos contradictions… les miennes pour le moment… alors vous vous arrangerez vous-même pour sortir dickhead… tant pis si c’est mon vote à moi qui maintient tête de gland en place, j’assume… on pourrait continuer l’haïr à l’unisson avec tant d’amour…
pour en revenir au concept d’opinion, les érections fédérales sont en quelque sorte un grand sondage d’opinion… on nous la demande à propos de n’importe quoi cette (mau)dite opinion… qu’on en connaisse quelque chose ou pas sur le sujet, pas grave…
on nous sonde et nous demande notre opinion au sujet de tout et de rien, surtout de rien… mais que vaut notre opinion en fait ? aujourd’hui, je n’ai pas envie de donner mon opinion car je n’en ai pas vraiment… pas envie de voter pour du moins pire… pas envie de voter stratégique sans savoir vraiment ce que je fais anyway.. mais mon non vote, je l’assume entièrement… vous pourrez toujours me blâmer plus tard si tête de gland reste en office à cause de mon non vote… j’assume…
judas pis moi même combat…
quelle est mon opinion au sujet de la politique fédérale ? franchement, je m’en fous, tout comme vous… bien sûr, par principe, je pourrais aussi aller voter pour annuler mon vote… ça c’est la version athée de la grande messe électorale… mais je vais ménager quelques iotas de pollution car le bureau de vote à plus de 10 km de mon home…
je vous entends déjà… oui oui je suis conscient que dans certains pays, on n’a pas le droit de vote pendant que nous avons ce grand privilège de décider… qui on veut sortir de la job…
ou l’illusion de décider car que décide-t-on juste en votant ?
j’apprécie grandement la chance et la qualité de vie dont nous jouissons en cette partie du monde… je remercie le bon dieu à tous les jours de cette chance… mais de là à penser que le fait de faire un x sur un ptit bout de papier a réellement une conséquence sur la suite de la récréation, on repassera…
autant les Libéraux que Tom alias Thomas sont très favorables au gros pipeline… et si le grosses compagnies le veulent ce gros tuyaux, ils vont l’avoir notre bien… à part si c’était le verts, mais ça ne sera pas le verts…
car si je votais, je voterais probablement vert, mais la seule réelle différence que cela ferait dans notre grande réalité canadian est la piasse et quelque que mon vote rapporterait au parti vert… les verts, pas murs pour le pouvoir… et quel impact pour sortir le gland aurait un vote vert ?
je ne suis ni rouge ni bleu ni orange, ni vert même… je ne suis ni pour ni contre… ni dieu, ni le voile, ni la vie… quoi que le bonhomme harpeur, dur dur de ne pas être contre… mais ce qui est est, that’s it, that’s all…
traduction : si vous désirez saisir la vérité, alors n’ayez aucune opinion pour ou contre quoi que ce soit, et la vérité vous sera alors révélée… – Seng Ts’an
alors chers lecteurs trices, vous allez peut-être me considérer un chroniqueur irresponsable socialement, mais je n’ai pas la force aujourd’hui… sans courage, sans motivation… je vous donne mon vote, faites-en ce que vous voulez… car peu importe qui sera élu, elles en feront ce qu’ils veulent qu’elles veulent… les grandes corpos…
de mon côté, je vais travailler sur ma maison car il fait beau…
et je vais continuer de faire du mieux que je peux à ma petite échelle de pompier… en faisant attention à ce que je consomme, à tentant de magasiner local, équitable et éthique le plus possible, en prenant soin de ce que je jettes, en reculant, en économisant sur les ressources que j’utilise…
je vais continuer de vivre à petite échelle, en fait la plus petite possible… car le royaume des cieux est ici bas, bien bas…
en vérité, je voulais voter mais je ne retrouve plus mon identité… ni en tout ni en pièces…
et en terminant, une ptite twistée et futée pour ceux qui disent que ceux qui ne vont pas ne peuvent pas chiâler…
premièrement, bonne idée pour tout le monde d’arrêter de chiâler, parait que ça donne le cancer pis que ça empire les affaires,
((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – QUARANTE-DEUXIÈME
traduction : garde en ton coeur la force de bâtir un monde de paix…
que dire d’autre ce matin ? qu’est-ce qui pourrait bien surpasser ces quelques mots de sagesse et d’espoir ? quoi faire d’autre que garder à la fois la force et la foi ?
car parfois on se pose la question… ou quelques-unes…
quoi faire devant ce monde questionnant de sens ?
quand voter pour le moins pire parti est devenu la seule chose à faire pour contrer une gang de dinosaures accro de sables bitumineux et de rectitude rectale et électorale ?
quand pleuvent encore des bombes et des enfants sont tués ou abusés pour des idées ou de la basse satisfaction personnelle ?
quand la nature agonise sous nos pieds à chaque seconde ?
quand des espèces animales disparaissent à tous les jours ou presque à cause dela pollution ?
quand des forces armées bombardent des hôpitaux et attaquent des blessés et travailleurs humanitaires ?
quand des gens meurent de faim et d’autres d’obésité?
et que quelques questions pour répondre à ces quelques questions…
en effet, quoi faire d’autre que de garder son coeur confiant, son esprit ouvert de même que la foi vivante en soi ?
quoi faire d’autre que de tenter d’améliorer le monde autour de soi ? de le rendre meilleur et plus beau ?
quoi faire pour sauver cette planète qu’on maltraite et disrepecte ?
pas certain…
mais premièrement, probablement simplement accepter ce qui est… qu’on aime… ou pas… regarder les faits tels quels et noter, prendre acte de ce qui est en nous et devant nous…
ensuite, être humble, sincère et lucide et voir que toute action ne peut être que limitée, dans sa portée comme dans sa perspective… mais petit train va loin, tchou tchou…
prendre soin de son corps, le temple et véhicule qu’on nous a prêté, et non donné car en vieillissant ceci on le saisis bien…
prendre de son environnement immédiat car le seul monde qui existe pour de vrai en ce moment est celui autour de nous…
car au fond, bien peu peut-on faire… mais en même temps, peu c’est beaucoup, peu c’est tout, tout ce que l’on peut faire…
faire mais aussi s’arrêter et prier…
et au sujet de prier, ces quels mots sages en ce jour du seigneur…
… priez n’importe qui, et n’importe quand…
priez à la montagne, priez les ancêtres, priez la terre, priez le Tao (mais il n’écoutera pas), priez la grand-mère, priez Allah, Jésus, Lakshmi, Shiva, priez le Grand Esprit, cela ne fait aucune différence…
la prière n’est qu’un moyen de réaligner l’esprit, l’énergie et la passion de votre petit moi avec avec l’esprit, l’énergie et la passion du grand tout universel…
quand vous priez, vous priez au dieu et à la déesse en vous… et cela a un effet sur votre champs énergétique, qui à son tour traduit cela en une charge positive qui fait quelque chose de bien et de bon…
~ Stephen Russell « Barefoot Doctor’s Guide to the Tao »
___
texte intégral
Pray to whomever, whatever, and whenever you choose.
Pray to the mountain, pray to the ancestors, pray to the Earth, pray to the Tao (but it won’t listen), pray to the Great Mother, pray to Allah, Buddha, Jesus, Lakshmi, Siva, pray to the Great Spirit, it makes no difference.
Praying is merely a device for realigning the mind, energy, and passion of your local self with the mind, energy and passion of your universal self.
When you pray, you are praying to the god or goddess within you.
This has an effect on your energy field, which in turn translates into a positive charge that makes something good happen.”
~ Stephen Russell « Barefoot Doctor’s Guide to the Tao »