une chronique sur Facebook est comme une étoile filante, elle passe, vite vite vite… puis ne revient pas… elle sera parfois partagée par d’autres… mais aussitôt publiée, elle commence à mourir, non, elle entame sa lente agonie qui prendra place sur un mur… sur la ligne du temps (Timeline)…
les Israéliens ont leur mur des lamentations, Facebook a ses millions de murs de l’agonie…
alors éloge de l’agonie… lente, discrète, silencieuse, calme, paisible… celle de nos mots, celle de notre vie qui passe aussi… avant la mort, avant une nouvelle étape, avant la prochaine prise de corps…
combien de murs FB contiennent silencieusement des joyaux peu ou pas du tout vus ? combien de maisons de soins palliatifs hébergent des gens en fin de vie, se préparant pour l’au-delà ?
joyaux de mots, photos, citations, dessins mais aussi des joies, des expériences et des souvenirs humains non révélés aux yeux, où à si peu d’yeux… mais toujours à Dieu… Big Brother is watching you… and your wall… et il/elle prend soin de vous… et de votre murmure…
la rédaction de chroniques sur Facebook, comme la vie en général, est donc un sport extrême et éphémère… dans cette vie de plus en plus éphémère… selon le temps où on envoie chaque message, il sera vu ou peu, ou pas… tout est question de timing en cette vie…
bonne idée alors d’écrire principalement pour soi car certaines chroniques pourraient ne pas être lues du tout, par personne d’autre que son humble auteur… et même encore… peut-être que lui-même l’a écrit sans même la lire…
personnellement, je suis mon plus fidèle lecteur, je me lis et relis souvent et je découvre à chaque fois quelque chose de nouveau de moi, de mon inconscient… que j’ai grand d’ailleurs… sens dans les mots et entre les mots…
donc écrire pour son propre plaisir, parce que ça pousse en dedans, du dedans vers le dehors… de moi vers vous…
au fil des mois, au fil de moi, les mots sont devenus mes colocs, mes compagnons, mes confidents, et vos yeux et vos âmes mon déversoir, mon lien au monde… mon cordon d’ondes biblicales… même si je ne suis pas lu, je suis connecté au monde grâce à mes mots, ces mots car pas miens vraiment… attention, bouteille à la terre…
pour pallier cette courte vie éphémère facebookienne, j’ai décidé d’éditer mes trois séries de chronique à compter de septembre… question de recycler, ramasser, rassembler, relire et relire, trier et lier, tirer et lire… on s’en reparle…
d’ici là, je continue ma vie de coq, à pondre, des oeufs d’or, des oeufs cuits et/ou pour qui ? des oeufs de coeur, d’âme et d’esprit… des mots qui filent dans ma tête et qui se faufilent derrière vos paupières…
et observez bien le ciel dans les soirs qui viennent, vous y verrez peut-être quelques chroniques scintillantes qui y passeront sans laisser de traces… ou encore quelques étoiles filantes… filant de nulle part à nulle part mais attrapées par vos yeux en chemin…

le coeur humain est courageux, si fort… et si fragile…
ces temps-ci quand je ferme les yeux ça ressemble à ça… plein de couleurs, de formes, de voiles, de beauté… et de petites bibittes bougeantes… et vous, quand vous fermez les vôtres, ça ressemble à quoi ?
et tant qu’à y être, jamais 304 en ce petit mardi gris… vous ne réussissez pas à me suivre hein ? lucky luke tire plus vite que son ombre, moi j’écris plus vite que vos yeux… ou du moins que votre quantité de temps libre…
la sève littéraire coule aujourd’hui, la pluie laurentienne aidant, que voulez-vous… le moins de résistance possible à ce qui vient…
tiens une première : une demande spéciale… OK, on joue au courrier du lecteur ce matin ! mais on va être mettre ça clair tout de suite, on part pas une habitude ici, on fait juste un test 😉 alors voici ma philosophie à 5 cennes, gratuitement… pour ce que ça vaut… here we go…
vous, de quoi avez-vous peur ?
yahoo ! le mois d’août !
envie de lancer une nouvelle série de petits paquets de mots d’ici la fin de l’été… alors les voici les voilà !
ça y est, the end, la fin, fini, kapout, niet, tac, basta, nada, chlak, goodbye…