les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /11


let’s go ! apprécions la moitié pleine de notre verre d’eau…

traduction maison: la gratitude transforme en complétude ce que l’on a déjà…

la gratitude est un mystère, certains apprécient tout et facilement tandis que pour d’autres, rien n’est jamais assez ni adéquat…

la gratitude est une attitude, une disposition intérieure, une façon de voir le monde, merci merci merci… une profonde appréciation pour la vie qu’on nous a prêtée, pour la chance que l’on a d’être simplement en vie et de jouir de cette création… exactement telle qu’elle est et tels que nous sommes…

et surtout se souvenir de ne rien tenir pour acquis…

en fait, il me semble que la gratitude est une décision que l’on doit prendre; on doit apprendre et décider d’apprécier… qui l’on est et ce que l’on a car rien n’est acquis d’emblée, ni donné à la naissance… gratitude 101… et malgré nos ptits désirs personnels, peut-être que la vie a son propre plan pour nous… probablement plus grandiose que notre petit devis perso…

car nous, humains, surtout quand on est jeunes, on veut, on veut, on veut… encore, encore, encore comme disent les enfants… et tout de suite…

nous sommes faits pour avancer, aller plus loin, en vouloir davantage… plus, plus, plus… ce qu’on appelle l’ambition… pas mauvais en soi l’ambition… propre à la jeunesse, au dynamisme… ça fait bouger, avancer, progresser, pousser plus loin, dépasser nos limites… ce qui est parfois nécessaire… sauf qu’à la longue, c’est fatiguant… et rarement satisfaisant complètement… car l’ambition est par définition inassouvissable… quand y en aura plus y en aura d’autre…

vouloir ? désirer ? OK ! mais question de dosage et d’équilibre comme le reste j’imagine…

donc gratitude et merci merci merci plutôt que désir et encore, encore, encore… car on peut toujours en vouloir davantage… et se morfondre de ne pas l’obtenir… rêver à demain et manquer aujourd’hui… ou l’avoir et s’ennuyer après avoir obtenir l’objet du désir et en vouloir encore davantage car les désirs sont extensibles et élastiques… à l’infini… vite vite une nouvelle bébelle du jour…

dans un discours sur le désir intitulé The Smokeless Flame, Osho nous dit que plutôt que d’essayer de ne pas désirer, de réprimer le désir, si on va au bout du désir, si on le pousse à son paroxisme, si on va au-delà des petits objets bebêtes du désir, ce n’est que le désir d’être en vie qui demeure, le désir de vivre en totalité, le désir d’être complètement réalisé… le désir pur… sans objet… la vie quoi ! aller au bout de ses désirs pour revenir à soi…

personnellement cette façon de voir m’a grandement aidé car pendant des années j’ai essayé de ne pas désirer, de ne pas m’attacher, de ne pas penser, etc… donc aller au bout du désir nous mène à soi… mourir de désir, et on naît à ce qui est, parfait, tel quel… what you see is what you get georgette ! on doit marcher la route pour se rendre compte qu’elle mène à nous, ici, maintenant fernand !

tout à fait OK donc d’avoir des désirs et des intentions et de les envoyer dans l’univers, de passer sa commande mais c’est surtout l’ouverture et l’acception à ne peut-être pas les recevoir qui fait en sorte que l’on soit en paix avec ce que l’on reçoit… ou pas… accepter que l’on recevra seulement si c’est la meilleure chose qui doit arriver, pour soi et pour le plus grand nombre…

et si on veut vraiment et suffisament, être prêt à agir en fonction de ce que l’on veut obtenir… et persévérer… merci mon dieu pour faveur obtenue… et non-obtenue…

expect the worst and hope for the best ! et acceptons tout ce qui vient, comme ça vient ! et changeons ce que l’on aime pas…

le désir, comme l’expression : j’ai hâte ! quelle drôle de formule que celle-là… j’ai hâte d’être, d’avoir… j’ai hâte signifie que je ne suis pas parfait ni parfaitement comblé en ce moment même… que le monde ira mieux quand ce que je veux se sera réalisé… et probablement que ce à quoi on a hâte ne se matérialisera jamais ! du moins sûrement pas comme on le désire…

mais il me semble qu’il n’y a pas vraiment d’autres façons d’apprendre dans le domaine du désir qu’en se cassant la gueule… qu’en rêvant, qu’en voulant plus, qu’en désirant et qu’en étant déçu over and over again… ça a l’air que ça s’appelle la maturité ça ! et que ça prend quelques années à apprendre…

alors mes ami(e)s, je vous souhaite une journée parfaitement ordinaire, parfaite quoi !

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