les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /25

ce matin j’avais en tête un thème un brin philosophique autour duquel je voulais broder quelques mots mais je viens de lire un message d’une amie qui vit un passage difficile en ce moment et qui a envoyé une demande d’aide à toute la communauté de Val-David ici et à ses ami(e)s…

et je suis tout chamboulé, shaké, touché, bouleversé de tant d’honnêteté, de sincérité, d’ouverture, de fragilité, de courage… alors changement de sujet pour laisser couler ce qui émerge naturellement et spontanément suite à ce touchant et puissant cri du coeur…

car je ne peux que laisser couler l’air du temps du dedans… du dedans de moi, du dedans d’elle aussi, de cette partie de nous qui a mal, qui est coupée du monde, qui souffre en silence, qui désespère et qui ne voit plus clair parfois…

sa souffrance, mais ma et ta souffrance aussi, votre et notre souffrance aussi… quand mon amie a mal, je souffre aussi… quand ton ami souffre, tu as mal aussi…

quel courage pour cette belle jeune femme, dans la jeune trentaine, à fleur de peau et d’âme en ce moment, le coeur craqué et la tête à spin, d’ouvrir publiquement sur ce qui est là pour elle, en elle, sur le vrai, le pas si beau qu’on le voudrait, de dévoiler cette peine qu’elle cachait jusqu’à tout récemment même à sa meilleure amie… quel courage que de demander de l’aide…

quel courage de dévoiler cette part d’elle, de nous, cette part que l’on veut tous et toutes garder cachée à double tour et ne jamais au grand jamais montrer à quiconque… comme si on pouvait la cacher anyway… comme si les autres ne la voyaient pas de toute façon cette face cachée de notre lune…

quel courage d’exposer cette partie d’elle, cette partie de moi et de nous, qui veut crier «aidez-moi, j’ai peur, j’ai mal», mais qui la plupart se tait et souffre en silence, cette part de soi qui ne veut que de l’amour, en recevoir et en donner mais qui ne sait pas comment, ni offrir, ni demander… et encore moins ce qu’est l’amour dans ces moments…

comment ça va ? ça va bien… bullshit ! la plupart du temps du moins… bien plus complexe que ça la vie ! mais on continue d’utiliser lors de nos premiers contacts cette phrase passe-partout qui ne va nulle part.. on continue de demander même si on ne veut pas vraiment savoir, même si on n’a pas le temps d’entendre et encore moins d’écouter… on devrait définitivement trouver une autre punchline si on ne peut pas assurer le suivi de la question jusqu’au bout…

cette jeune amie a choisi de révéler et d’exposer sa vulnérabilité au monde entier, via un réseau social, de montrer et d’exprimer son désarroi plutôt que réprimer et déprimer en silence et en cachette… et les témoignages sont aussi émouvants et dans le même registre que son message, bullseye, droit dans l’oeil… du coeur… le monde est touché, son monde est interpellé… la corde sensible résonne fort… la communauté répond… et est émue…

pour avoir moi-même connu un hiver de plomb l’hiver dernier qui m’a amené dans des zones insouçonnées de mon être, qui m’ont révélé des profondeurs intérieures que je ne savais même pas exister, qui ont révélé une douleur presque insoutenable, je compatis ce matin… je suis touché, je pense à elle, je pense à toi ma belle, à sa souffrance, je sens et ressens ta peine…

sentir la peine de l’autre et ressentir sa propre impuissance de ne pouvoir rien faire d’autre que de ne rien faire parfois, rien d’autre que d’offrir son soutien, sa disponibilité, sa présence mais seulement si cela est voulu et demandé… aider c’est parfois ne rien faire plutôt que trop en faire ou faire ce qui n’est pas juste ou nécessaire…

oui définitvement, souffrir nous ouvre clairement aux autres… et hop un peu de souffrance pour tout le monde ! pour qu’enfin le monde s’empathise et sympathise, pour que le monde se sente, soi-même mais aussi l’un(e) et l’autre, pour que l’on se touche, que l’on se permette d’être touché par les autres dans notre plus grande humanité…

car l’autre, les autres, ce n’est finalement que moi, et moi c’est les autres, incarnés autrement, dans d’autres corps, sous d’autres formes… le monde est moi alors pas étonnant que l’on sente soie… le monde souffre en ce moment et moi j’aurais du fun ? pas toujours évident de marier les deux… mais en même temps, il le faut…

donc un autre jour mon idée de chronique intiale de ce matin… aujourd’hui, je te dédie cette chronique ma belle… même si ça n’allège pas ta souffrance, je suis avec toi, en pensées, passif, un peu loin, impuissant peut-être mais sûrement pas désintéressé… car je sais ce que tu sens, ce que tu vis car moi aussi je l’ai vécu il n’y a pas si longtemps et je le revivrai possiblement… je prends une partie de ta peine car c’est aussi la mienne…

Une réflexion au sujet de « les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /25 »

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