les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /26

another day, another chronique… sur les hasards, coïncidences, destinés et autres rendez-vous… manqués ou pas…

on entend souvent les gens dire: dans la vie, il n’y a pas de hasard ! je veux bien, mais comment peut-on dire ça et se prendre au sérieux ? comment vérifier cela ? et qui sommes-nous pour avancer de telles affirmations car c’est gros comme statement ça mes ami(e)s ! pas de hasard ? vraiment ? montrez-moi ça…

me semble que s’ils existent, seul Dieu et ses acolytes pourraient dire cela avec certitude… et même eux, on n’en sait pas trop à leur sujet… pas de hasard ? un bon guess mais peut-être bien que tout est un hasard… un gros gros hasard… arrangé par personne en particulier et par un peu tout le monde en général… oui mon colonel….

ou au contraire, peut-être que tout est prédéterminé… tout est décidé d’avance, qu’un grand plan est déjà écrit et que tout se déroule tel que prévu… 2012, here we come, Houston we have a problem… 

nous ne sommes peut-être que des marionnetes dans un grande pièce de théâtre, des acteurs et actrices aux rôles distribués aléatoirement… des machines humaines répondant quasi mécaniquement à des instincts biologiques… pas de hasard ? vraiment ? show me the way SVP…

finalement, avons-nous vraiment le choix de nos décisions au cours de notre existence ? et peu importe ce que l’on décide, est-ce que ça fera vraiment une différence à la fin ? et y-a-t’il une fin anyway ?

en fait soit il n’y a pas de hasards, ou soit tout en est un… un gros big bang anarchique qui a parti le bal et ensuite, un gros bling blang cosmique qui s’en est suivi… et la machine folle s’emballe et route et roule et roule… jusqu’à ? qui sait ?

mais entre vous et moi, pour que les affaires marchent rondement dans l’univers, me semble que ça serait quand même surprenant que tout soit dû au hasard… quand même… en tous cas, un hasard bien agencé…

car à chaque matin, le soleil se lève et il se recouche à chaque soir… à chaque année, les saisons passent et reviennent… vous devriez voir les feuilles ce matin…

en ce moment même, la planète tourne sur elle-même et autour du soleil… dans un univers si immense qu’on ne peut même pas se l’imaginer… trop grand pour notre petite tête…

à l’instant même, dans notre propre corps, des millions d’interactions se produisent et font en sorte que notre corps fonctionne – malgré les sévices alimentaires et technologiques qu’on lui impose – et se regénère… en même qu’il file inévitablement vers sa propre mort… mort du corps mais non de l’esprit dit-on…

en gros, on vit ici sans trop savoir d’où l’on vient, où l’on va et ce que l’on est venu faire… à moins que vous ne le sachiez, dites-le moi car c’est pas toujours clair pour moi… faire du mieux qu’on peut, aimer, aider, prendre part à la danse, devenir plus conscient…

tiens un autre beau concept un peu flou que celui-ci de la conscience… on se dit conscient… l’êtes-vous vous ? moi non… eh oui, inconscient la plupart du temps le chroniqueur, au moins inconscient de sa propre inconscience… un bon début…

car quand je médite, et je le fais depuis des années, je suis la plupart du temps ailleurs, spaced out, perdu dans mes idées… une fois de temps en temps, je me rattrape, je me pogne et je reviens… respire ati, le bout de ton nez, attention, focus mais surtout pas une trop grande concentration… détends-toi, relaxe… pour un moment et de nouveau pour mieux repartir dans le cyberespace cosmique et me perdre dans l’univers à nouveau…

alors moi je pourrais affirmer sérieusement qu’il n’y a pas de hasard ? quand je ne peux même pas gérer mon ptit moi la plupart du temps avec conscience ? moi un co-créateur ? God and me body-body ? on repassera…

alors tout ça nous ramène à notre humilité, notre humanité, à notre petitesse dans cette vastitude existentielle, à notre ignorance et à nos limites, à notre arrogance de penser savoir….

mais aussi à la confiance de vivre une existence en filant tout droit vers la mort du corps mais la croyance d’un après sécurisant et juste… confiance dans l’inconnu, car la majeure partie de la vie est de l’inconnu… et c’est très bien ainsi pour moi en tous cas… la plupart du temps…

cet inconnu à la source de l’angoisse et de l’anxiété, cet inconnu qui nous fait prendre des petites habitudes dans notre tentative de rendre la vie plus sécure et prévisible… cet inconnu qui nous fait garder des jobs que l’on déteste toute notre vie par souci de garder une ptit grip sur le je ne sais pas… une relative sécurité qui nous fait perdre parfois notre soif de liberté…

et parallèlement à cette limite et à notre petitesse humaine, on ne peut que continuer de croire en notre potentiel, en nos possibilités de devenir des DIeux et des Déesses – nous le sommes déjà vous dites ? merci du rappel mais ce n’est pas encore ma réalité… quoi que j’y travaille et que je veuille bien y croire…

en terminant je mets mon chapeau de sceptique, je fais mon douteux et j’invite quiconque à me prouver qu’il n’y a pas de hasard dans cette vie car j’aimerais bien y croire mais je n’y arrive pas encore… en fait, sommes-nous même vivant en ce moment ? suis-je ici ? êtes-vous ici ? et est-ce un hasard si vous lisez ce teste ce matin ? ou une coïncidence ?

ou simplement un rendez-vous, comme à tous les matins…

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