les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /4

blablablas autour des amours, amitiés, connaissances et autres humaineries…

j’ai connu beaucoup de gens dans ma vie… j’ai eu vraiment plusieurs amis… en fait, j’ai eu de nombreuses connaissances… un peu partout sur la planète… j’ai participé à des ateliers avec des gens du monde entier et donné des milliers de hugs…

j’enseigne depuis 15 ans et anime des groupes de toutes sortes depuis 20… donc j’ai inter/agi dans de multiples circonstances et situations… et un moment donné, après plus de 25 ans de vie «groupée», c’est devenu trop… je me suis retrouvé perdu ! perdu en eux, en elles… dans l’autre et les autres… mes frontières sont devenues floues… je vivais pour les autres, tenant davantage compte de leurs besoins que des miens…

qui étais-je ? qui suis-je ? qui fuis-je ?

au fil du temps, j’en étais venu à me définir par le regard des autres, j’étais devenu ce qu’ils voyaient de moi, ce qu’ils pensaient de moi, ce que je pensais qu’ils pensaient de moi… dites-moi qui je suis… installé pour un moment sur un piédestal, je flotte, l’instant suivant, critiqué et contesté, je coule et croupis… tout ce qui monte redescend… up and down, as above so below… in and out…

alors il y a deux ans, je me suis retiré dans la forêt… seul… me mysef and I... come on ati, solo… j’ai en quelques sorte deleter toutes mes relations… ai flushé mon carnet d’adresses, je suis reparti à zéro…

je me suis isolé, j’ai coupé, me suis retiré en mon home et conscience… j’ai eu gros envie et fondamental besoin de me retrouver: je, moi, moi seul, moi-même, moi, seul, même si ça fait peur…

et peur ça a fait… et la frousse m’a pris, m’a envahi, m’a possédé… et je l’ai laissé faire… je l’ai même invité… j’ai shaké, de peur et devant l’inconnu… j’ai paniqué jusqu’à ne plus savoir où me sauver de moi-même… alors je suis resté et j’ai fait face… et j’ai brûlé… brûlé de peur, de force et de courage…

et du courage ça en a donné cette retraite isolée… de la force interne, de vivre en solo, sans regard autre que celui des arbres qui veillent sur moi… ai travaillé avec le koan sur la solitude pendant un an, à temps plein…

et tout à coup, la vague solo commence à se résorber, la pancarte «fermée» retirée de la porte d’entrée, la fermeture se modifie, la vie sociale réapparaît droit devant, l’ouverture se manifeste de nouveau, les gens commencent à réapparaître dans mon pare-brise…

yé, de nouveau envie de voir et revoir du monde, me faire des nouveaux ami(e)s, en retrouver d’autres, anciens et anciennes mis au rancart pour les besoins de la cause… ouvrir ma porte d’en avant… graduellement…

d’ailleurs, ces temps-ci, je redeviens ami/amie avec mes ex… tellement important pour moi… en fait, à mes yeux, la relation amoureuse n’a aucun sens si elle ne se transforme pas en amitié… ça me rend foncièrement heureux d’«amitiatiser» mes anciennes amoures… de pouvoir rire ensemble, rire de nous, de nos travers, de nos différences… apprécier notre histoire commune pour ce qu’elle a été et pour ce qu’elle peut devenir…

au fond, nous sommes fondamentalement des êtres de relations, mais en même temps, des êtres relationnels qui doivent absolument mettre en priorité la relation avec soi…

aho !

om metakweasin

à toutes mes relations, dont celle avec moi-même… en premier lieu…

photo: streetmystic (via Facebook)

3 réflexions au sujet de « les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /4 »

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