les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /9


vive – et laisser vivre – les enfants…

au cours des derniers jours, j’ai eu quelques contacts de coeur avec des enfants, des ptits enfants… pour réaliser que cette présence manque à ma vie… car mes enfants sont devenus grandes maintenant…

après 30 ans de paternité et de contacts constants avec ces grands humains de petite taille, j’ai de nouveau la chance et le privilège de passer quelques heures par semaine avec quelques-uns d’entre eux… un choix et une demande que j’ai fait à la vie et un privilège que quelques ami(e)s parents m’ont accordé…

la chance donc de redevenir un enfant pour un temps, pour retomber en enfance, leur et mon enfance, pour vivre le moment, même pas besoin de spécifier présent car pour un enfant, moment ne s’accorde avec rien d’autre… chaque moment est un présent, un cadeau à vivre totalement… intensément, enfantement et magiquement… now now now... encore encore encore…

hier je suis allé cherché la fille d’une amie à l’école, la même école où je ramassais ma plus jeune il y a 12 ans… et ça m’a aussi ramené à la première journée d’école de ma plus vieille que j’avais laissée seule, je me souviens les 2 avec le coeur brisé, il y plus de 25 ans… popa back dans le futur grâce au présent… que de beaux souvenirs… qui vivent encore… ça ne prend qu’une étincelle pour que ça se rallume…

je réalise que même si ce n’est qu’un rôle parmi d’autres et qu’il ne nous définit pas complètement en tant qu’humain, celui de parent est l’un des plus prenants, l’un des plus importants… c’est long, c’est intense, c’est gratifiant, c’est déchirant… c’est toute notre vie, même quand ils sont devenus de grands enfants… parent un jour, parent toujours…

je me souviens d’ailleurs que depuis 30 ans que je suis père, à chaque sonnerie de téléphone, inconsciemment mais pas seulement, la pensée qu’il soit arrivé quelque chose de grave à l’une de mes deux filles est toujours la première pensée qui résonne dans ma tête quand le téléphone sonne dans la maison… pas reposant hein ? et je suis certain que je ne suis pas le seul parent du genre…

avoir des enfants, ça agrandit la palette de risque dans nos vies…

être en contact avec un enfant, c’est être en contact avec l’innocence, la pureté, un contact direct avec la vie, dans la vie, dans le coeur d’autrui… un contact cru avec le now, avec le vrai… car pour les enfants, plus tard est mort… seulement right now… être avec un enfant, c’est être en contact avec le vrai en soi car avec un enfant si on est pas vrai, il n’y en a pas de contact… ça ne ment pas un enfant… avant qu’on leur apprenne…

en cette première rentrée scolaire «sans enfant à moi» dans le système, je mesure autrement, avec une distance nouvelle, toute l’intensité de la rentrée, les premiers contacts avec l’école, aussi intenses pour les enfants que pour les parents…

je constate aussi l’importance de pendre soin de nos enfants, les nôtres bien sûr, mais de tous et toutes aussi… ça prend en effet tout un village pour élever un enfant… c’est tellement ouvert un enfant que ça gobe tout, une éponge d’innocence.. alors handle with care… car chaque parole, chaque geste envers eux et elles est d’une extrême importance… pour eux et pour nous… des miroirs clairs, purs, directs…

j’ai toujours eu des rapports de coeur avec les enfants, moi plus fou qu’eux souvent à leur contact… j’ai viré de fun et d’excitation plusieurs garderies à l’envers dans ma carrière de père…

les enfants ont toujours été pour moi un baromètre de mon état intérieur… moi coeur ouvert, enfants aimants qui viennent vers moi, moi coeur fermé, enfants évitants qui me fuient… réponse directe et sans appel… pas de game avec eux, la politique, pas encore appris… mais ça viendra…

dans ma petite communauté de Val-David, je suis en contact avec plusieurs jeunes familles et ça me réjouit de pouvoir reprendre contact avec les ptits êtres… de loin mais dans certains cas de plus en plus près…

confronté à une potentielle troisième paternité récemment, paternité à laquelle j’ai finalement renoncé, ce qui m’a déchiré l’âme, la vie et une amie m’offrent la chance d’être un genre de grand-papa, avec des responsabilités moindres, plus ajustées à cette étape de vie qu’est la mienne… et j’en suis tellement reconnaissant…

si plusieurs causes me tiennent à coeur, celle des parents de jeunes enfants me préoccupe tout particulièrement… en effet, me souvenant de mon statut de père monoparental à mi-temps pas si lointain, je me rappelle combien est intense cette période de vie où il faut gagner sa vie, prendre soin des petits et tenir maison et essayer de trouver du temps pour soi… et pour le couple quand on n’est pas mono… du temps pour être heureux, grandir, se connaître et le reste of the works… ouf… chapeau les ami(e)s !

samedi je suis invité à la fête de ma filleule, une superbe petite blonde encore plus angélique qu’humaine de 4 ans… ses parents m’ont fait l’honneur de me choisir comme parrain à sa naissance… offre impossible à refuser of course… alors de retour au magasin de jouets le chroniqueur pour choisir LE cadeau qui lui fera plaisir… de même que lui offrir ma présence… mais dans les faits, c’est elle le cadeau… de même que tous les enfants dans nos vies… et en nous…

prenons soin de nos enfants…

photo: the idealist (via Facebook)

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