les chroniques d’un hyper actif… en vacances – préambule

au début de mai 2012, je me suis «auto-assigné à résidence» pour 4 mois, soit jusqu’à la rentrée de septembre… besoin de me taire, de regarder la vie, avec moi dedans et elle en moi, face à face, besoin criant de prendre le temps et regarder la vie passer, regarder passer la vie… regarder la vie me passer au travers…

un peu en perte de repères, en fait ouvert à de nouveaux repères, je voulais et surtout j’avais besoin de retrouver une perspective plus détendue sur la vie, un regard plus neutre et bienveillant, sur la vie et surtout sur moi-même, une disposition intérieure plus équilibrée et relaxe, plus juste, je ne peux dire exactement ce que je cherchais et cherche encore… un besoin fondamental de me sentir moins dense en mon corps, plus léger, plus coulant, ou flowing comme disent les anglais… plus proche de l’âme que du corps…  

voici donc mon histoire de ce moment là, j’espère que ça résonnera en vous… sioux…

début mai, j’ai mis un terme aux chroniques que je rédigeais depuis un mois, j’ai dit que les chroniques voulaient une pause chronique, mais ce n’est pas vrai ! c’était moi… besoin d’un break.. eh oui, j’ai encore créé un monstre, OK un ptit monstre, mais quand même une machine qui crée des attentes, autant pour les autres que pour moi… coupé ! coupé j’ai dit, merci ! 60 chroniques en 30 jours… assez non ?

je sentais se tisser une relation teintée du passé, it takes 2 to tango ! dont moi donc… un lien à deux, à plus, aux autres, un lien avec vous que je voulais couper… ne pas répéter, let go ! tout à coup, c’est clair… cet été appelle un temps en solo, à me rencontrer, pas mal seul, welcome solitude, bienvenue ati tude… en marchant, en vélo, dans le jardin et dans le bois en arrière.. en satori, en beau fusil, envoyaille ati… 

assumer son état d’ex… extérieur et intérieur… en ce moment je suis un ex à temps plein… un ex tout, un ex de tout… à ce que j’étais… ou croyais être… ex à moi-même, alors besoin de tisser de nouveaux liens, avec ce qui est autour et maintenant… étirer un peu le concept de ici jusqu’à autour, inclure ce qui est autour… ça donne un break… du ici maintenant stéréotypé…

et les autres ex… couper avec les ex, couper avec les nouvelles… souper avec soi-même… couper les nouvelles… de radio-canada… je ne veux pas savoir ce qui se passe dans le monde…

se les faire couper… façon de parler mais tout de même, paternité terminée… couper… cut !!! prendre ma propre route entre mes mains… pleines de terre, si pleines de terre les mains… et voyager… seul, marcher, planter, me regarder, me la fermer, la bouche et la boîte à mots… écrire pour ne plus dire mais pour voir en moi, faire émerger ce qui se loge dans les racoins à l’intérieur de moi , ce qui veut se transformer, aller de l’ombre à la lumière… aller du noir au clair… de jour… pour ne plus vivre dans la lune… de mes songes…. de mes pensées… aller de moi à vous car il me semble que ce qui se passe en moi ressemble un peu à ce qui se passe en vous… et si vous c’est moi et moi vous ? on verra…

mais si j’écris, c’est pour me surprendre, et vous… je n’écris pas pour ne pas être lu, je ne veux plus seulement écrire pour moi, seulement… je veux que mes mots vous rejoignent, oui, comme maintenant… pas comme, maintenant…

il y a un mois, les premiers de ces mots sont sortis tout seuls… et zouppp !!! 60 + 2 chroniques, rien senti, sans effort, accouchement sans douleur, au contraire… puis tout à coup, plus rien… ou presque, des bribes… des gouttes… quand même mystérieux la vie non ? la source jaillit et puis se tarit… rien à faire pour pousser dessus…

tout de même, on peut inviter le flot… ces mots-ci doivent être tirés un peu, au début du moins… avant je devais limiter le flot, le contrôler, dorénavant, du moins maintenant, plus lent, plus relax le rhytme… plus mollo dans le ciboulo… les vacances commencent à kicker in… oui m’sieur dame…

si vous continuez à me lire un peu, vous allez constater que j’utilise à l’occasion – trop souvent au goût de certain(e)s 😉 – mais that’s it c’est moi… c’est le français américain… le québécois pure graine… des mots anglais, quoi ? oui oui des mots anglais ! parfois, ça crée de la poésie, ça tord la langue, ça choque l’oreille, ça force à écouter, apprendre à switcher vite et à revenir… flabbergastant ! tiens toi !

avant, au temps ancien des chroniques quotidiennes, il y a très longtemps de ça, dès que je me mettais le pied dans la fameuse boîte «what’s on your mind» de Facebook (que j’ai tenté vainement de faire changer pour «what’s in your heart»… of course sans succès), ça créait une pression, une attente, un push qui extirpait les mots tout seul de moi… 

mais j’ai eu envie de connaître autre chose, une autre vitesse de communications… alors plutôt que d’écrire directement à quelques personnes deux fois par jour, j’ai collectionné les chroniques pendant quelques ??? les ai pilées, compilées, empilés, empaillées même, et fais des châteaux de cartes et je vous les offre avec fierté, mes ptites nouvelles… chroniques… eh oui, des dessous de chroniques…

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il existe une douleur en moi, dolorès oh toi ma dolorès… maria dolor… dolorama… et à certains moment, j’y touche… quand elle s’éveille, se réveille du fond de mon corps… elle n’est pas actuelle cette douleur, elle est ni à l’extérieur mais plutôt en moi, à l’intérieur… la vieille peine que je croyais réglée s’est réactivée… le volcan brasse de nouveau… lave de vie, débordante, menaçante… comme un arrachement à quelque chose qui n’est plus… qui ne veut plus…

et qui ne veut plus être mais qui est néanmoins… et qui le veut aussi un ptit peu… la douleur est inévitable mais la souffrance est optionnelle… lu sur Facebook un moment donné… ça me dit quelque chose mais je ne saisis pas encore, ça va peut-être venir… koan…

je ne sais pas vraiment si je veux la souffrance, si j’en jouis ou si elle me pèse… ou les deux… le vieux stock est pas toujours facile à lâcher…

good night…

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 qu’est-ce que la solitude…

 depuis un an, soit le satori de l’été 2011, je travaille avec un koan, dis-moi ce qu’est la solitude… oh que oui… et il me travaille le fond celui-là, il me brasse la boîte à réponses brillantes… mais sans réponse… car évidemment aucune réponse ne peut satisfaire un koan… ça vit en tous cas…

je ne suis pas ouvert à recevoir de la rétroaction ces temps-ci… je ne veux pas savoir ce que les gens pensent, de moi, de ce que je vis, ce que je fais… rien, nada… out of business…

je ne veux vivre que pour moi, sans réflexion extérieure, sans regard porté sur moi, sans filtre déformant ce que déjà moi je ne saisis pas… je ne veux pas comprendre, je veux vibrer, vivre, ressentir la vie… la sentir me passer sur et dans le corps, la laisse me mouler, m’immoler, me mettre en feu, se mouler à moi et me faire… allez la vie vie, fais-moi

ce matin je suis comme une poule sans tête… et je me permets de vivre ça totalement… je passe d’une chose à l’autre, termine certaines mais pas toutes, travaille dehors un peu, entre écrire, pratiquer mes 3 pièces… j’aime celle avec Chandra…

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retour au clavier après une brève pause… temps de pluie, de plongée en soi, de retour à soi… un printemps de soie… mais en attendant, on sort le papier sablé…

petites bribes, petites vibrations… aujourd’hui visite en prison avec mon ami Benoit… mon ami Benoit, lui, prisonnier de son corps et moi prisonnier de mes limites psychologiques et de mes croyances, qui visitent les prisonniers, prisonniers de murs et de clôtures… nous sommes tous des prisonniers… de croyance et de mental… tous et toutes en quête de liberté… libre de corps, libre d’esprit… on veut voler, on veut r’voler partout tout le temps… liberté liberté…

plonger dans le vide, plonger dans la vie, en soi, en tout… petits bouts de mots, petits tas de mots, moyens de gros mots au moyen desquels je veux dire petit… dépasser le petit moi, le demi moi, le petit tas de mots…

je suis en quête de liberté, une liberté totale, une liberté absolue, une liberté retrouvée… maintenant, ma priorité, la seule quête dorénavant, pour le moment… pour l’éternité…

qu’est-ce que la solitude ? un koan reçu lors de la retraite satori à l’été 2011… un koan qui s’est avéré un véritable chemin de croix au cours de la dernière année.  Après 30 ans de vie de famille et de couple, de travail avec les groupes, de vie de commune, d’ashram et de tribu, je me retrouve à vivre seul dans les bois, par moi-même…  Gros gros changement. Parfois dur dur changement… relaxer avec soi-même avec rien devant, ni derrière…

je viens de recevoir le résultat de mon spermogramme : le médecin était heureux de m’annoncer que je suis dorénavant stérile ! gros changement de statut que cela ! après avoir été un père actif pendant plus de 30 ans, me voici 

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petit dimanche matin à la maison, mi-soleil, mi-ombre sur ma maison et sur mon âme…

rien à faire que de marcher, respirer, jouer dehors… être avec soi-même, attentif à soi-même seulement car personnes d’autre autour… que des plantes, arbres, fleurs, minou, etc…

le ciel s’assombrit, la pluie s’en vient… temps toujours spécial, avant la pluie…. une lourdeur qui ramène tout à maintenant…

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ce matin il pleut sur mon coeur… sur ma vie… derrière moi des souvenirs… devant moi, le vide… et maintenant, un entre deux, en attendant Godot… un fin équilibre…

temps d’aller marcher, me perdre dans la nature, me faire manger par la vie, me mettre en contexte naturel…

retour de marche en forêt, ampoules aux pieds, l’âme plus légère… incroyable comment quelques pas peuvent faire passer les mottons d’âme

aperçu sur le web : “Some changes look negative on the surface but you will soon realize that space is being created in your life for something new to emerge.” -Eckhart Tolle

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petit mot matinal… petite vie calme qui continue… besoin et envie de bouger, d’aller dehors…

besoin de mettre en action toute cette énergie en moi qui bouge qui ne s’extériorise pas vraiment dans un projet précis, si ce n’est que de prendre soin du terrain ici…

temps d’attente, temps de détente qui génère du stress… pas envie d’éditer les premières chroniques… mouvement à respecter, à écouter… allez houste, aller jouer dehors…

suis-je en train de devenir fou ? ou de disparaître ? illuminer ou me le faire croire ? je préfère nettement le terme disparition à celui d’illumination, plus simple, plus naturel, plus inaperçu…  comme les vieux du désert qui vont s’assoir et attendre que le sable les couvre… beau non ? dans le cas qui me concerne, si disparition il y a, ça sera mon identité, ce qui me sépare du tout et que je re-crée sans cesse, la perception de tout ce qui vit en dehors de mon corps… de mes corps… comme autre, comme dehors…

la nature me ramène à moi, à ce qui est, ce qui va, passe, vit… et aussi ce qui ne va pas… ça va ? oui, c’est pour revenir que c,est plus difficile… la vie partout en moi et en dehors…

je suis déstabilisé en permanence, la vie me fais basculer, dans le vide, dans la vie, dans ma vie… j’ai hâte de re/trouver un équilibre de nouveau et quand je dis ça, je ris car dire j’ai hâte ah ah ah ! dire j’ai hâte c’est dire je veux, maintenant… besoin ou désir ? qui saura nous dire ? 

rencontre avec mon ex blonde… un pas de plus vers l’affranchissement, vers le détachement, le laisser aller… de ce qui a été bon, super, formidable et aussi de ce qui n’est plus et ne sera plus jamais… accepter les faits, surtout ceux que l’on ne veut pas accepter… peut-être une amitié possible, peut-être pas… apprendre  à transformer une histoire en amitié… même chose sans sexe ? gros défi que celui-là…

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journée de lumière différente, une lumière d’après orage, plus claire plus légère…

et coup sur coup, j’apprends la mort de Placide Gaboury et qu’une amie a le cancer… paf paf, deux coups sur la gueule… et les larmes de couler de source…. cou’donc la vie, veux-tu m’achever ? ou faut-il que je comprenne quelque chose de spécifique ? lâcher prise ou quoi ? 

je vis actuellement la période la plus intense de toute ma vie… tout est ouvert, complètement ouvert… très ouvert, trop ouvert, plus de repères pour me tenir, pour me retrouver… donc me perdre pour retrouver un nouveau

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ce matin mon coeur me parle d’espoir, me dit que le bleu du coeur va guérir, que la vie s’allège et que l’amour pourra reprendre ses droits… que le voile d’ombre se lève doucement… finalement… 4 mois de peine d’amour, de crise existentielle, de ne plus savoir vers où avancer, sentir davantage la mort que la vie, vouloir arrêter de souffrir…

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petit matin, petite vie… qui suit son cours, lentement et paisiblement… trop paisiblement au goût de mon passé qui roulait plus vite que ça…

un peu de bricolage, du shaking et mon ami ravi qui vient passer le week-end… un peu de social.. pierre et ravi, mes deux amis, merci d’être dans ma vie… peu d’amis mais de la vraie amitié, précieuse et nourissante…

une lucidité nouvelle fait place en moi, fais sa place en moi, avec moi, malgré moi… l’empathie, la capacité de se mettre à la place de l’autre et ressentir ce qu’il/elle sent, être soi et en même temps être tout le monde…

toute la tristesse du monde vit en moi, je la porte, comme un voile, moi inconscient de cela, cela ne s’en faisant pas pour moi… vivant en moi, vivant sans moi…

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journée de pluie qui ramène en soi, en dedans… l’automne au printemps… les saisons sont aussi des états d’âme, des dispositions intérieures…

le dicton du Devoir est «libre de penser», le mien ? libre de pensées… et libéré des pensées…

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petit matin de soleil, de retour à l’extérieur, pour travailler de corps et d’esprit, au menu aujourd’hui, charu vient qui vient luncher, amitié et retrouvailles…

mouvement intérieur de calme, de descente en moi, de «fondamentalisation», poser des repères, des balises, des pieux dans le sol, une solidité en moi, le monde tourne autour de moi, je tourne avec le monde, le centre du monde est dans mon ventre…

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petit matin de manque de repère, de «perduitude»… je ne sais pas où me mettre, partout où je vais je veux être ailleurs… j’ai besoin d’un projet pour me ramasser, pour me canaliser… je traîne mon mal-être de place en place… wouach, pas le fun de dire… et si j’avais une date ce soir ou un show, est-ce que je me sentirais différent en ce moment ? à voir… donc je continue de fouiller, d’investiguer, envoyè… investigue ti-gars… mon âme a de la misère à prendre place dans mon corps… à s’y sentir confortable, lousse et relaxe…

nouvelle aventure amoureuse qui commence ? le coeur a encore peur… ou la tête plutôt ? même pas encore aisé ni facile pour moi de laisser aller la plus récente entièrement… mais oh oui ! que je le veux… me libérer et la laisser libre elle aussi… jamais été aussi attaché à quelqu’une… mais aussi envie de m’investir dans la nouvelle… relation… pour guérir, ré-apprendre à faire confiance, ré-ouvrir le coeur…

une de ces journées où la soleil et la pluie joue à cache-cache l’un avec l’autre, rentre sors, rentre sors… blanc-bleu, blanc-bleu… une de ces journées ou le moral suit la météo… si on laisse aller, dis oui et accepte, ça va, sinon !!!  watch out ! 

la vie suit son cours, que je le veuille ou non, pas drôle ça ? si je résiste c’est dur, sinon !!!  coule la vie… vivre comme un arbre, un oiseau ou un le vent, naturellement, mu par l’existence…

je touche parfois au point ou il n’y a plus rien en avant, qu’un gouffre avec rien dedans… ce qui me ramène à maintenant, ici, dans le cru et le vrai…

qu’est-ce que la solitude ? plusieurs choix j’imagine… dont être séparé du reste du monde, ou se sentir ainsi, être séparé de soi… vouloir être ailleurs, pas ici, plus tard, pas maintenant, y a quelque chose qui dit non, qui veut pas, et faut «squeezer le jus» hors de cet abcès une fois pour toute car sinon, on remplira ce vide avec n’importe quoi… ou pire, n’importe qui…  aller au bout du vide qui fait peur et qui nous force à aller en avant… sans cesse… sentir la mort, sentir le bout du mental qui pousse en avant, hors de soi..

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