surprise… pour vous peut-être, et pour moi aussi… et hop, retour chronique…
en marchant aujourd’hui, pendant que je pensais, comme ça, beaucoup à tout et un peu à rien, le sac à chroniques s’est agité, a poppé et pop-corné : aie l’apprenti écrivain, envoye, remets-toi y ! pif paf pouf !
décidémment, le 13 fais le mois pour moi côté mots… en effet, le 13 avril, subitement et de nulle part, l’idée d’écrire des chroniques via Facebook s’est emparé de moi et m’a possédé… s’ensuivit alors 60 chroniques inutiles back à back, jusqu’au 13 mai, lorsque tout à coup, tout aussi subitement que ça avait commencé, plus rien…. zéro, à sec le sac à chroniques… mystère de la vie !
et aujourd’hui, 13 juin, sans savoir d’où ni pourquoi ni comment, pshttttt ! la source se remet à couler de nouveau… sploush sploush… pleine pleine la veine à mots… ces mots qui veulent alphabétiser le silence, qui s’énervent, jaillissent, dansent, jouent, bubblent, veulent sortir de ce corps… ni grand, ni malade, mais néanmoins slammant, jouant les uns avec les autres, avec mes doigts sur le clavier…
alors revoici quelques chapelets de mots, sans intention précise autre que de me dire, se faire lire sans redire ni médire, et se mettre en situation d’écriture forcée et découvrir en même temps que vous ce qui se manifestera, ce qui sortira de ce corps…
suite à la cessation de la première série de chroniques, j’ai bien tenté de continuer à écrire mais sans succès, que du gribouillage pas inspiré qui sortait peu et mal/adroitement, sans queue ni tête, ni reste du corps d’ailleurs… comme s’ils avaient besoin de votre présence pour leur donner du jus littéraire, besoin de se savoir lus pour s’écrire… et en même temps, ce sont ces mêmes yeux portées sur mes mots qui m’ont fait arrêter, choker, comme si j’avais créer des attentes et celles-ci, à la fois stimulantes et inspirantes pour un temps, ont fini par m’étouffer… tout à moi, mes affaires, à observer…
donc une nouvelle série pour le train de mots qui se remet en marche… nouvelle série de chroniques avec l’objectif d’une par jour, série qui prendra fin avec certitude le 13 juillet – tiens encore toi mon lucky 13 – avec la chronique zéro alors que j’entrerai en silence pour le satori guidé par Chandrakala à l’auberge du lac carré…
c’est d’ailleurs lors de ce processus de satori l’été dernier que j’ai reçu le koan : qu’est-ce que la solitude ? ayoye, le jackpot ! grosse année que ce fut autour de ce thème ! je vous reparlerai d’ailleurs de cette retraite zen durant le prochain mois… un sablage de personnalité, un décapage jusqu’à l’âme… du concentré zen qui frappe dans le dash…
le mois dernier fut passé en solitaire à la maison, à voir peu de gens… à marcher beaucoup, à jardiner encore plus et à méditer abondamment, moment présent élastique qui parfois file à la vitesse de l’éclair et qui parfois s’éternise éternellement au cadran cosmique…
d’ailleurs la citation qui suit de mon maître bien-aimé résume bien la leçon de vie du dernier mois en cette demeure :
« Relationship is needed only because you can’t be alone, because you are not yet capable of meditation. Hence, meditation is a must before you can really love.
One should be capable of being alone, utterly alone, and yet tremendously blissful. Then you can love. Then your love is no more a need but a sharing, no more a necessity. You will not become dependent on the people you love. You will share — and sharing is beautiful… »
– Osho
afin de plonger dans cette solitude, la mienne à moi tou seul, je me suis auto-assigné à résidence, avec la féroce intention d’être bien tout d’abord par moi-même, en moi-même, pour moi-même, avant de même penser retourner vers les autres, dans le monde… asocialité temporaire pour mieux renaître, se retrouver, couper les liens avec autrui pour tisser ceux avec ati…
si la citation d’Osho décrit bien le dernier mois pour moi, la photo qui accompagne cette première chronique illustre bien bien mon petit moi face au prochain mois… et à la vie en général… (déjà postée il y a quelques jours mais elle est trop bonne, alors bis bis bis)
ça me fait plaisir de refaire contact avec vous… à maintenant … et à demain si vous y serez…
sioux soune baboune…
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