Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (61)…

here we go again…. la nuit porte conseil… certain(e)s rêvent endormi(e)s, d’autres éveillé(e)s… même différence…en cette nuit simple, en cette nuit noire…

solitude quand tu nous tiens, nous te tiendrons aussi… aloneness, loneliness, solitude… thèmes récurrents, thèmes fondateurs… thèmes qui font peur… thèmes qui attirent… le texte de Krishnamurti qui suit au bas est éloquent, juste, à temps… à point nommé… dans ma vie… dans la votre… merci flo…

un texte dense, presque trop, arrivé d’un bloc qui, lorsque coupé en petits morceaux, quelques lignes par quelques lignes, devient digeste, assimilable… comme la vie, instant par instant… comme une chronique, lettre par lettre, mots par maux, paragraphe par agrafe…

solitude… la tâche du moment, la rencontre avec soi… avec moi… transformer une solitude vide, une solitude de manque, en solitude pleine et riche, auto suffisante… totalement satisfaisante… en soi, pour soi…

pas de passé, plus d’avenir, sans tache ni attache… tout un présent… finalement… le désir de la rencontre avec soi… la soif de cette rencontre, la seule vraie et réelle, l’ultime car toutes les autres reposent sur celle-ci… et pourtant, rencontre entre rien et son contraire…

finalement… arrêter de courir en avant, vers l’avenir… vers la mort… vers ailleurs… wo les moteurs ! fatigué de courir sans arrêt… on ralentit, on marche lentement, on marche arrière… sur le neutre… on rétrograde… on se rétrograde au stade de spectateur… on se regarde jouer la vie… on regarde la vie se jouer… on se laisse rattraper… soi-même… par soi-même… en soi-même… on se rattrape ou on s’échappe ?

laisser tomber l’espoir de l’ailleurs, du demain, du plus tard, trop lourd à porter, pour se laisser glisser dans le maintenant, ici, déjà là, sans artifice, sans promesse, tout ce qui sera là-bas n’est-il pas déjà ici de toute façon ?

vivre le désespoir sain de l’instant, sans tambour ni trompette… un désespoir plein de vie, qui dit oui… si si si la vie… j’y suis… je vis, je veux… un désespoir lucide, qui regarde ce qui est, et non ce qui n’est pas, ce qui sera… peut-être ou non… encore… qui se regarde en pleine face, les yeux dans les yeux, dans le miroir de la vie, les deux yeux dans le même trou, et l’autre… les yeux dans les cieux… face à face avec dieu… face à face avec soi… tout simplement…

allez, dites moi quoi faire seigneurs, conseillez-moi, guides de toutes les traditions, de toutes les religions, de toutes tendances… je suis oui, tout ouïe, à l’écoute, à l’école, toutes les oreilles ouvertes… ma tasse est vide et ne désire pas se remplir, seulement boire à plus soif, boire sans fin, en vain…prendre, apprendre, goûter…et laisser aller… un moment à la fois, la foi du moment… présent madame…

Le texte de Krishnamurti ci-bas se termine ainsi : «C’est seulement quand la pensée est totalement immobile que le solitaire peut rejoindre la solitude.»

et c’est aussi ainsi que se termine celui-ci…

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texte de Krishnamurti

«Nous avons peur de la solitude car elle nous révèle notre incapacité et la pauvreté intérieure de notre être.

Nous ne sommes jamais seuls ; nous sommes entourés par les gens et par nos pensées. Et même quand les gens sont loin, nous voyons les choses à travers l’écran de nos pensées. Très rares sont les moments où la pensée ne fonctionne pas.

Nous ignorons ce que c’est que d’être seuls, de n’être plus soumis aux associations, à la continuité, aux mots et aux images. Nous sommes solitaires, mais nous ne savons pas ce que c’est que d’être seul.

La douleur de la solitude remplit nos coeurs et l’esprit recouvre tout par la peur. La solitude, cet isolement profond, est l’ombre qui assombrit nos vies. Nous faisons n’importe quoi pour y échapper, et plongeons tête première dans toutes les formes de fuite, mais elle nous poursuit et ne nous quitte pas.

L’isolement caractérise notre forme de vie ; il est rare que nous soyons en fusion avec quelqu’un, car au fond de nous-mêmes nous sommes brisés, déchirés et à vif. Nous ne sommes ni complets ni entiers et il n’est possible d’être en fusion avec quelqu’un qu’à partir du moment où l’intégration intérieure a eu lieu.

Nous avons peur de la solitude car elle nous révèle notre incapacité et la pauvreté intérieure de notre être ; mais c’est la solitude qui cicatrise la plaie béante de l’isolement. L’esprit isole, sépare et interdit la communion. On ne peut rendre l’esprit complet ; cela n’est pas possible car cette tentative est en elle-même un processus d’isolement, cela fait partie de cette solitude que rien ne peut masquer.

L’esprit est le produit de la multitude et ce qui a été assemblé n’est jamais seul. La solitude n’est pas un produit de la pensée. C’est seulement quand la pensée est totalement immobile que le solitaire peut rejoindre la solitude.

Une réflexion au sujet de « Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (61)… »

  1. Ravi

    difficile moment que de vivre en même temps
    la solitude, le silence et de me sentir inutile
    la fin de rôles, compagnon de vie, père, conseiller auprès de dirigeants
    …je ne suis plus important pour personne

    vide existentiel, passage obligé, accepté, espéré même….. mais ouf qui donne des vertiges et qui révèle des vestiges ……….. ne pas fuir dans l’action pour ne pas sentir ce vortex, m’habiter dans chaque moment

    Répondre

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