la 24, deux douzaines left avant le satori…

je vois la lumière au bout du tunnel, droit devant !

merde c’est un train !

en effet, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve…

alors apprendre à innatendre… comme le dit Vézina (1)…

oui, comme un scout, toujours prêt, à tout… le possible mais surtout l’impossible… attendre sans attendre… et si rien n’arrive, parfait ! simplement faire confiance que ce que la vie amène next est toujours la bonne affaire, sinon il se passera autre chose… évident à comprendre mais pas si évident à prendre… prendre, comprendre, apprendre, attendre… tendre… vers…

je suis allé voir un film tendre hier soir, je vous le recommande d’ailleurs, intitulé The best exotic Marigold Hotel… l’histoire : 7 personnes âgé(e)s… des vieux ? des aînés ? gens du troisième âge ? coudonc, comment on appelle ça des gens avec beaucoup d’heures au compteur ? en anglais, le terme elders fait si bien la job, ça sonne respectueux et digne…

anyway, ces 7 personnes très matures de corps s’en vont en Inde pour passer un bout de temps, chacun/ne leurs raisons, et il leur arrive toutes sortes d’affaires… vous irez voir le film… très humain… je dis film tendre car j’ai été attendri par ces histoires et ces images… attendri par le film car attendri par la vie ces jours-ci en général peut-être ? dont le fim n’est qu’une des manifestations…

ravi aussi par les images de l’Inde… pour y avoir été deux fois dans les années 1980, j’avoue que je préfère l’Inde sur écran qu’en nature… si beau pays mais trop dense, trop riche, trop bondés les trains et les foules, trop pollué, trop chaud, trop plein de vie… pour moi, la nature et l’espace inhabité d’ici m’inspirent plus, me bercent davantage… mais chacun ses goûts…

attendrir… me semble que c’est ce que fait la vie avec le temps, nous attendrir, nous rendre plus flexible, plus mou, moins dur, plus mature, adaptable, moulable, malléable… innattendre et rire… et vivre et s’attendrir… redevenir lentement qui l’on est déjà, ce que l’on a toujours été… retrouver sa nature originelle…

lentement, lentement, comme le temps qui ne rencontre pas d’horloge, nous apprenons à flotter plutôt que nager, écouter plutôt que dire dire dire dire, être plutôt que faire, accepter plutôt que désirer, surfer plutôt que se battre avec le flot, dire oui plutôt que non… attendre et vivre pleinement avant de mourir…

car vieillir attendrit… ces temps-ci, je sens le temps qui passe façonner mon corps qui, à son tour, polit mon âme… corps et âme… couple intime… le corps qui, vieillissant, nous mène doucement à l’âme… cette âme qui se révèle, de nouveau, comme aux premiers jours, avant de retourner à la maison, l’âme s’éveille, se réveille avant le retour au bercail… le corps qui rend de si précieux services et qui lentement, ralentit sa course folle…

hypothèse actuellement testée par cet humble scribouilleur: nous ne serions pas un corps habité par une âme mais une âme habitant un corps… ça fait sens non ? à fouiller par en-dedans… chacun/e pour soi…

personnel comme un koan par exemple… mêmes mots, processus différents pour chacun/e… qu’est-ce que la solitude? les réponses viennent et vont, certaines collent plus longtemps, restent, demandent réflexion, tournent en rond, polissent le questionnement, essouflent le questionneur, jusqu’au point où aucune réponse n’importe, alors qu’on réalise (réalise = rendre réel ?) que la vie mérite seulement d’être vécue, un moment à la fois, simplement, sans se poser de questions… un marathon de tentatives de réponses pour mettre un point final aux questions… car la vie n’est pas une question à résoudre, mais simplement un mystère dans lequel plonger avec toute notre présence…

probablement qu’aucune réponse ne comblera le questionnement ultime…

en terminant, une citation qui m’est restée en tête en sortant du film d’hier soir… un des acteurs, un jeune indien brillant et attendrissant ;-), dit cette phrase à quelques occasions :

in the end, it is all good, and if it is not good, then it is not the end !

la fin… et tout est juste et bon…

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référence: Vézina, J.-F . (2012) Danser avec le chaos, éditions de l’homme… relecture du moment, J’aime !

Une réflexion au sujet de « la 24, deux douzaines left avant le satori… »

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