Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (43)…

regardez… this way… full full la moon… grosse grosse ze lune… là-bas… watch out ! look inside…

le maître qui pointe la lune… ne fixez pas mon doigt dit-il, regardez au loin, allez vers la lune, sur la lune… fly me to the moon… non allez-y vous-mêmes ! soyez dans la lune, ami(e)s lunatiques, soyez vastes… prenez vos ailes et volez vous aussi… déployez-vous… sur la lune and back… assoyez-vous sur le lune et dansez avec le ptit bonhomme qui y vit… qui y scie du bois…

heureux de sentir en moi comme chez plusieurs d’entre nous la force et l’impact de cette grosse lune de mai, heureux de savoir que nous sommes capables encore d’être en lien avec les éléments – terre, soleil, lune, étoiles, arbres – l’essentiel, le presque permanent, ce qui nous entoure depuis toujours et qui est en nous en ce moment… ce qui est plus grand que le petit nous passager, ce qui compte vraiment dans la grande danse de la création…

cette grosse boule de lune, cette grosse prune blanche, assez forte pour agir sur les marées, qui remue l’eau en nous… êtres semi-aquatiques composés pour une bonne part d’H2O… évidemment alors que cette grosse lune joufflue nous remue… nous émotionne et nous brasse l’aquarium… nous petits poissons d’eau douce… gouttes d’eau qui se perdent dans l’océan… océan et mer, pas la même affaire…

cette grosse lune de mai qui nous meut, nous bouge et nous secoue le mou… flouche flouche flouche… qui joue dans nos émotions – é/motions = énergie en mouvement – grosse lune catalysatrice, conspiratrice du plus grand que nous, actrice du cosmique… laisse sa trace en nous, sur nous… et autour…

grosse lune de mai qui annonce l’été, le réveil de la nature, hip hip hip hourra pour la réapparition du soleil hier, tour de magie divin… après la pluie des semaines passées pleines de gris, pleines de vie aussi… vive le jaune, vive le bleu, tiens donc, jaune et bleu ça donne du vert ça non ?

la vie qui revient après une incubation, l’éclosion après une période d’inclosion, bourgeons, champignons, boutons… l’explosion de vert après l’implosion du gris de vie… et bienvenue les bibittes, puisqu’il le faut, vous nous dites que les feuilles sont là… que la nature, allez pousse pousse pousse… c’est un garçon, c’est une fille, c’est un bourgeon…

et le cycle qui recommence, continue, se perpétue… la nature qui murmure, pure et dure, dure dans le temps et dans l’espace… laisse sa trace et s’efface… et recommence, poursuit sa danse, la transe danse, yé les vacances !

et les oiseaux qui chantent et crient la vie… qui se cherchent un chum ou une blonde pour copuler, se recréer, enfanter, fonder famille, le chant de la vie… cui cui cui…

et pendant pendant que la vie vit, que les astres dansent et balancent, moi je pense, dans ma tête, dans mon lit et ma forêt… à ces 4 mois de vacances… en avance… en errance en moi… beaucoup de temps, pour rien, du gros rien tout nu et juteux… n’être rien, nobody… disparaître de la face du monde, ne rien faire, faire rien, écrire, lire, ne rien dire… contempler, arrêter, jouer… tout court et de la guitare… jouer cool dans cette grande pièce de la vie… plutôt regarder se laisser jouer et se dérouler cette grande pièce de musique cosmique, poétique, lunatique…

des vacances pour être dans la lune, pour chercher la lune, en ciel et en moi, semiretraiter dans mes quartiers pour l’été… décrocher, tirer la plogue et revenir au neutre… semis à planter et laisser pousser, regarder la vie se déployer sous mes yeux, dans mes yeux, dans les cieux…

laisser le bon temps rouler… et le mauvais herbe pousser…

allez, tout le monde dehors !

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