Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (49)…

depuis ce matin, le petit homme de coeur se sent comme le temps… ça tombe, ça coule, ça grise, ça averse la larme, l’alarme à l’oeil… pas le troisième, mais le bon… l’oeil qui voit tout, celui qui pleure… est-ce la journée qui déteint sur moi ou moi sur elle ? ou un peu des deux ? car la larme à l’oeil devient prisme dans l’oeil de la tempête…

être de terre, humidité émotionnelle, bouette existentielle… écrire, s’écrire, tire-lire, ça me prend tout mon p’tit change de vie… mourir un peu… ou à petit feu… une vie qui ne fera pas long feu…

ma fille vient de m’apprendre ce matin qu’un jeune ami de la famille élargie a été retrouvé mort… suicidé… mort de et à lui-même… par lui-même ? mort dans l’âme, jeune âme… peu importe comment et pourquoi… la mort quand même… une mort qui affecte large… une mort familiale élargie, notre mort à nous, tous et toutes, grande famille planétaire… mise à mort autonome d’un autre jeune homme de la tribu, désespoir du clan complet…

je pense à ses proches, ses parents, son frère, à ma fille, près de ce jeune depuis l’enfance, seule et triste en Arizona en ce moment et que je voudrais serrer dans mes bras, paternellement, je pense aux ami(e)s, à nous, lointaines connaissances, à moi, pauvre petit moi apitoyé sur mon sort, sur son sort… et son ressort… prêt à bondir… mort dans l’âme, larmes aux yeux, larmes tranchantes et cinglantes… acide lucidité..

journée d’eau, jour de flot, flot de mots, mots lourds de sens, jour de larmes et de sauts… vers l’inconnu… et tout à coup, un courriel… signe providentiel… qui fait sens… tout à coup…

pris dans ce marasme humide et bouetteux et vaseux, dans ce cul de sac intérieur, s’éveille en moi une force de vie, un instinct de mort tirant vers la vie… vers la liberté… d’expression… de larmes, de mots ou de quoi que ce soit… émotions, énergie en mouvement en effet…

la vie pure et dure, qui frappe dans le dash, qui nous arrache à ce petit confort que l’on tente de mettre en place, en nous et autour… dans ce vaste monde qui tourne sur lui-même et sur nous, rempli d’autres petits nous, ce monde qui ne demande pas la permission de frapper… ou de caresser… mais surtout à éveiller…

Une réflexion au sujet de « Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (49)… »

  1. Avatar de Ravi/Jean-Claude CoutureRavi/Jean-Claude Couture

    recherche de sens, d’un sens, du sens, perdu sans boussole, perdu la boussole……….
    ma Vie m’a toujours pisté dans mes moment où je suis perdu en recherche du chemin, de mon chemin et je m’y suis plongé totalement…j’y trouvais un sens; elle ne m’a jamais laissé tombé jusqu’à aujourd’hui….
    mais voilà que maintenant il me semble qu’elle m’a tournée le dos… elle est où ma boussole de ma vie?
    voilà suis-je au ….. bout seul?
    le grand singe que je suis, est tombé de son arbre… aride le sol
    et je ne veux pas fuir cette sol…itude
    ..fuir sans savoir le sens, sans boussole, tête folle;
    après ce long chemin, serais-je revenu à mon point de départ, seul?
    suis-je à découvrir une nouvelle boussole?

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