qui suis-je ? qui êtes-vous ? qui sommes-nous ?
pour plusieurs d’entre nous, on vit et on se questionne, un peu, beaucoup, passionnément, excessivement, en ce sens… question à 100 $, réponse qui ne s’achète pas, qui n’a pas de prix… réponse tout court ? car y a-t-il réponse à cette question ? qui répond à qui ? péril en la demeure…
j’aime bien l’affirmation qui veut qu’on ne soit pas un corps habité par un esprit mais plutôt un esprit logé temporairement dans un corps… changement de perspective… un peu abstrait encore mais piste intéressante à fouiller, à suivre néanmoins…
plus on avance en âge, plus le corps s’abîme et plus cette perspective est réjouissante, plus elle fait sens … on apprécie et on est attaché à notre corps, notre bolide dans cette course folle, utile pour traverser la vie, mais à mesure qu’il s’use, on apprend graduellement à s’en détacher… en fait il nous quitte morceau par morceau avant qu’on le fasse soi-même… vite, quitter le navire avant qu’il ne s’échoue…
et autant ce corps est notre refuge, notre home en ce bas monde, autant il constitue une prison dans laquelle on reste pris, logé, fixé… autour et dans lequel se logent et s’attachent, se figent pensées, sensations, émotions… et autour duquel on s’identifie, on s’ancre… pour éventuellement s’en détacher de nouveau… bébé, on apprend à s’y loger, à le faire fonctionner, à l’utiliser, à l’exploiter au maximum et lentement mais sûrement, le processus inverse prend place…. prise de possession, appréciation et détachement… et une obsession croissante pour la santé… proportionnelle à notre crainte de la mort… la santé à tout prix… en vain… mais tout de même…
corps à corps avec ce corps… relation amour-haine… jusqu’à ce qu’on dépasse l’attachement… mon corps ? le mien ? juste à moi ? je suis mon corps ou mon corps me suit ? donc pas qui mais que suis-je ?
nous sommes un… donc je suis toi ? tu es moi ? nous sommes la même chose ? la même grande personne malgré nos différences, nos distinctions personnelles, notre prétendue séparation… théorie qui demande à se confirmer… et au plus vite tant qu’à y être… j’invite la réponse en la demeure…
cette finitude imposée par l’attachement au corps physique, aux pensées émotions et sensations qui s’y rattachent, est oppressante, limitative, étouffante… on veut le monde entier, s’y fondre, le prendre en soi, mais on se frotte aux confins de ce corps… à sa petitesse, sa petitude, sa limititude… aux limites de sa personnalité, de son petit moi… dépasser ses limites, les limites du moi… sortir de son toi, vivre à ciel ouvert… où est-ce que je commence et je finis ?
ouvrir son esprit – l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne selon Ariane Moffat, salut la belle – agrandir ses horizons, prendre le large, s’approprier le monde, encore, redevenir Dieu, le tout, le grand Soi… redevenir Sol – pauvre petit de moi, salut Marc – sur lequel reposent nos pieds… c’est vermouilleux, surtout avec cette pluie… de mots…
s’illuminer soi-même pour mieux voir le tout… on nous dit qu’ on ne peut se battre contre la noirceur, on ne peut que s’allumer, ouvrir la lumière… turner on la switch de la conscience et de la compréhension ultime… parfois, léger, de plus en plus libre, on y touche presque, on a le doigt dessus… parfois, on ne se souvient même plus que ça existe, qu’il y a une switch… pris dans les pensées, émotions, sensations… pris dans le noir… 100 % humain…
garder espoir, avoir la foi que notre chemin mène directement à la source, à la grande switch cosmique, grande farce comique, l’arrivée est le départ, envoye à maison… comme dirait Krishna Das, c’est inévitable que nous y arriverons… malgré les détours que nous prenons car nous semblons apprécier le trajet et non seulement la destination… se perdre pour mieux se retrouver… l’effort en vaut la chandelle car ce n’est peut-être pas une switch après tout qu’on cherche, c’est peut-être une flamme…
donc restons ouvert(e), prêt(e) à tout… trouver… prêt(e) à chercher, à quêter… une vision, une réponse, un signe, un indice… qui nous mènera à la prochaine station sur le grand chemin de la croix… qui nous mène à nous-même, qui nous mène à tout… tout le temps, partout… ici maintenant… tadam !
pas fou ce Einstein !
bonne route… aujourd’hui…

un peu comme si «moi», mon «âme», je venais habiter ce corps pour apprendre à «vivre dans la matière»…. une expérience d’intégration, un parcourt au travers la densité de la matière, une rencontre entre «esprit et matière» et que le fil conducteur est «les émotions» ….. un peu comme les mini racines qui s’enfoncent au travers le sol et permettent à la végétation de pousser vers le soleil,
vers mon illumination, le divin-humain
tout un parcourt, combat également, recherche du comment être dans ce parcourt………….
ou laisser le combat se faire au travers moi, mon corps…. je n’ai qu’a être, m’abandonner, devenir témoin de ce chemin que se fait, parcourt initiatique ……… où suis je?