Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (58)…

croc croc croc… nique chips et bière… pas facile écrire quand on mange des chips… OK OK c’est plus «schhh schhh schh» des chips mais ça fitte pas avec chronique… mais la bière aide un peu… à faire passer les mots… dans la gorge… le clavier et le net… dehors la tempête s’en vient après une journée de soleil qui s’est couverte lentement mais sûrement de nuages blancs, gris pâles, noirs foncés… y a des jours comme ça, dehors et dedans… ça se couvre… bleu, blanc, gris, noir… mouillé…

grosse journée dehors, à l’air frais et chaud… journée physique, totalement dans le body, et avouons-le, un peu aussi dans la tête et le coeur… que j’ai gros d’ailleurs… pelleter de la terre et sable, finir le tipi, le feu pour brûler le bois sec, jouer du rateau, installer le hamac – mais pas en profiter encore 😉 on brûle l’émotion… énergie en mouvement…

ça fait du bien ce dur labeur… à l’air… (j’sais pas combien vont la pogner celle-là ? oui ? labeur à l’air ??? mmm…)… j’ai eu le coeur gros toute la journée… coeur gros ou grand coeur ? les 2… le coeur dans la flotte, la pelle dans les mottes… de terre… flot de mots / flotte de mottes… un temps comme ça… un temps de motton…. admettons… mettons motte sur table… pas de raison, juste comme ça… en fait je sais ce que c’est mais je vous en parle plus demain…

le coeur gros donc, assez pour brailler un peu tout le temps toute la journée, par à-coup, par soubresauts émotionnels, par petits zorages… nouveau pour moi… je gardais ça en d’dans avant cette eau-là… eau de coeur… tout en travaillant, des fois des poussées de colère aussi qui m’ont fait pelleter vite vite vite… payant la colère… rentable au travail… seul, chez-moi, à prendre soin de la terre, heureux et triste… en même temps, en alternance… l’un dans l’autre, les deux en moi…

j’ai eu la visite d’un ami cet après-midi, moment de mise au point, toujours bon… et on a parlé de plusieurs choses, dont certaines que j’ai vécues dans les dernières années… des événements que j’ai vécus semi-publiquement disons… au sein d’une grande famille élargie… pas du vécu aussi publique que les vedettes d’Hollywood mais publique quand même… des événements dont plusieurs personnes discutaient… à mon sujet… parfois inflationnées… parfois distortionnées… des choses dans lesquelles je ne figurais pas toujours bien disons pour le moins…

wow, au fil du temps j’apprends que toutes sortes de choses ont été dites à mon sujet… ça m’a rentré dans l’dash… mais dites le pas à personne OK ? les gens le savent pas trop… on va garder ça entre nous… disons que l’égo a reçu quelques bonnes claques sur la gueule… ça fait partie de la game si on accepte le rôle de leader de quoi que ce soit… on devient under the spotlight on the spot… avec les pour, et les pots… mais on assume tout tout tout…

deux grosses années pour moi que ces deux dernières… ouf… j’vois ça en en parlant… deux séparations, une après 20 ans, l’autre, un an et demi… deux relations back to back, deux séparations aussi, back to back… deux moins deux égale zéro, on repart à neuf… mais les deux séparations atteignent leur apogée en ce moment, en même temps, un spécial deux pour un… lucky winner… lucky looser…

deux grosses années pour moi que ces deux dernières… fin de 20 ans d’auberge, fin de 7 ans de cérémonies dans une zone grise de légalité, fin de 20 ans d’animation de groupes… fin de ma vie active de parent actif au quotidien dans la vie de mes deux filles après 30 ans… papa a pu raison… quelques déménagements, la construction d’une église et une tentative de légalisation de l’ayahuasca, sur le neutre pour le moment, attente, patience impatience patience…

deux grosses années pour moi que ces deux dernières… et depuis ce matin, une tristesse qui m’accompagne parfois, qui me possède à d’autres, toujours en arrière plan… j’avais la tristesse dans les talons… me retrouve pitché dans ma solitude, une solitude humide, assumant totalement tout ce que j’ai créé au fil des ans… récoltant les fruits et les leçons de vie et déterminé à continuer, à sauter dans le vide…. au propre et au figuré… même la beauté de la nature autour me fait pleurer, tout est tellement beau que ça tire la larme… à feu au coeur…

seul un samedi soir, toujours spécial ça non ? me semble que c’est plus facile de toucher à sa solitude un samedi soir seul à maison… mais c’est aussi tellement bon d’aller au fond de ce petit trou en soi… droit, digne, sobre… on veut pas aller là habituellement… alors allons-y ! pour ça que les samedi soirs d’ordinaire sont tellement out there !!! pas toujours drôle le dimanche matin par contre… l’arrière plan se représente la binette, avec mal de bloc en prime… et peut-être quelques trous de mémoire face au miroir…

OK enough for today… je m’en vais me préparer saumon riz brocoli… coupe de vin… un tête à tête avec moi-même… une date avec moi… chin chin…

à demain gang…

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