sujet chatouilleux…

quarante-deuxième chronique qui tique et pique… 7/11-3

attention ! cette chronique n’est pas aussi légère qu’elle n’y semble…

cette citation vous dit quelque chose ? ça vous parle ? ça touche un certain bouton de panique en vous ? si vous avez déjà été touché(e) de force, en résistant du mieux que vous pouvies, en réussissant à vous défendre de peine et de misère, ou pas… c’est certain que ça vous dit quelque chose… du guiliguili pas si drôle que ça…

pour les unilingues descendants de la tribu de Molière, la citation dit : si tu me chatouilles, je ne suis pas responsable des blessures que tu subiras… ou : si tu me chatouilles, je ne réponds plus de mes actes… quiconque s’est fait chatouiller à outrance dans le passé peut résonner et aquiescer en lisant ça non ?

se faire toucher de force, que ce soit chatouiller ou encore pire, c’est déplaisant, fatiguant, agressant, enrageant, blessant, stressant,  écoeurant, heurtant, humiliant, dégradant, opprimant, marquant éternellement…

en tant que gars, je n’ai jamais subi d’attouchement sexuel mais si je transpose simplement le harcèlement chatouilleux que j’ai subi à l’occasion de la part de mon grand frère lorsque j’étais un petit garçon moins fort que lui, je ne peux qu’imaginer l’impact de la blessure d’un tel geste… et au nom de tous les hommes, je ne peux que m’excuser car j’ai quand même une vague idée des marques que ça peut laisser… vague idée…

cette citation me parle car lorsque mon frère continuait à me chatouiller lorsque je lui demandait d’arrêter, je voyais rouge et j’étais prêt à tuer… et même s’il était plus fort que moi, je réussissais à l’occasion à lui infliger des coups qui auraient marqué quelques points dans un match de boxe… je me rappelle une fois lui avoir asséner un coup de pied sur le nez avec l’intention de lui casser ce dit nez… et j’ai presque réussi… mais en effet, je ne répondais plus de mes actes…

les gens qui chatouillent à outrance ne savent pas l’impact de leurs gestes, du moins je l’espère sincèrement… car ça touche à une telle source d’impuissance et de vulnérabilité  chez la personne assaillie, attaquée, abusée, touchée dans son intégrité… meurt ou tue…

moi-même je me souviens avoir chatouillé certains petits enfants, des garçons surtout avec qui je jouais en gars, juste pour jouer et sans intentions malines quelconques, pour me rendre compte que je les blessais même si je ne voulais et ne pensais que jouer… une chance qu’ils me l’ont dit sinon je n’aurais jamais su… merci les boys !

dans la méditation Humaniversity AUM, il y a une étape dans laquelle on invite les participant(e)s à rire, à faire les fous en interagissant et il arrive que certain(e)s se mettent à chatouiller les autres… vraiment pas drôle… au contraire, c’est frustrant, enrageant, irritant, tannant en sacram… même… l’idée c’est de rire, par de mettre en Chr… ptit Jésus…

chatouiller les autres, c’est la version physique du harcèlement psychologique et moral, la version bully de rire du monde en trépassant leur intégrité physique, en dépassant les frontières du respect, de l’acceptabilité, en pillant sur leur pudeur… la psychologie des gros sabots.. pas mieux ni pire que la version psychologique, aussi méprisant… mais plus visible…

et le pire est que nous le faisons parfois sans même s’en rendre compte… la version physique est au moins plus visible et plus détectable… mais pas plus acceptable…

sans avoir où j’irais en débutant mon tapage… de mots, cette chronique à l’allure légère et bonenfant se veut en fait une ode au respect des autres, à la sensibilité, à la délicatesse, à la compassion et à l’empathie… à notre capacité d’appréhender l’impact de nos gestes, nos attitudes et de nos paroles sur les autres, particulièrement les enfants, les plus faibles que soi physiquement, les «différents de la masse», car on ne connait la sensibilité réelle de nos frères et soeurs…

et même avec de simples jugements, on peut laisser des bleus à l’estime des autres, on peut marquer à vie…

wo beck !

 

P.S. Cette chronique est la deux-centième, let’s read to that !

8 réflexions au sujet de « sujet chatouilleux… »

  1. Dany Côté

    T es pas sérieux 200 ! Comme dans deux-cents ? Tabarouette t es pas arrêtable Ati ! Lâches pas la patate comme qui dit ! :p Tu es très inspirant d’être porter par ta muse comme ça.Bravo et emmènes-en 200 autres !!!

    Répondre
  2. Chantal Deslauriers

    Sincèrement, oui, ta chronique est complètement boulversante et tellement pleine de VRAI.
    Je vais te répondre à l’envers…
    Wo beck j’adore comme finale!
    Comme dans arrêtes tes attouchements que je ne veux pas ou ne veux plus.
    En tant que femme ayant malheureusement vécu cela dans ma petite enfance,
    cela avait franchement tout « fucké » certain aspect de mon être profond.
    Entre autre: Mon estime de moi, le jugement et mon intégrité.
    Heureusement, avec un travail acharné, j’ai réussi à retrouvé la vraie Moi.
    Enfin.
    J’avais 47ans. J’ai aussi à guérir, faire des rituels et j’ai changé tellement même en quelques mois de transformations que ce qui me fait le plus grand plaisir aujourd’hui c’est de goûter pleinement chaque instant de moment jouissif qui passe…
    Un bon powershaking, une chanson qui mÉémeut (wow, une chance que le scrabble des mots a été expliqué 🙂
    le lever de soleil ou même le bout du nez un peu gelé en allant faire marché ma chienne ce soir.
    Merci de ce texte touchant et surtout
    FÉLICITATIONS POUR TA 200e chronique, c’est une « top »!!!
    Aimes-tu les chandelles? 200 chandelles ça doit être trippant!!!
    Oser se dévoiler, ça prend du Courage au Coeur en Tabar…ouch!
    Avant, j’aurais commencé par te féliciter, maintenant, je suis comme je suis simplement et humblement.
    Merci coach de courage, nouvel ami, Ati
    Aho!

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  3. jackie

    Sujet chatouilleux oui, très très chatouilleux… J’en connais un bout là-dessus pour en avoir vécues et entendues des histoires d’abus… du simple guiliguili jusqu’aux pires sévices… Peur, rage, impuissance, ravage et plus encore… Ta liberté s’arrête là où commence celle de l’autre… Quand je dis *arrête* t’arrêtes ok? Peu de règles chez-nous, beaucoup de souplesse, de discussion, de permission, mais il y a * LA RÈGLE* que mes enfants n’ont jamais outrepassée (du moins à la maison)… Si quelqu’un dit ARRÊTE, tu arrêtes! Fini les guiliguilis abusifs, les abus de force, les * je te picosse parce que tu me gosses*, les mononcles chatouilles et les andouilles… Mes enfants ont très vite adopté cette règle qui nous fût bénéfique à tous… Et ceux de mes amis qui ont essayé de l’outrepasser avec mes enfants, ont vu la douce Jackie se métamorphoser en dragon hihi…

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  4. Ravi

    wow……… 200 et ça ne dérougit pas……
    oufffffff ça chat…ouille mes glandes «cérébrales»
    ça provoque des réflexions, ça me sort de mon isolement, de ma solitude, mais je demeure quand même dans le silence où la réflexion continue de faire son chemin intérieur, comme si elle connaissait le chemin à éclairer, à éclabousser, à éclater

    Répondre

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