quand tout nous tombe sur la tête

14798_519122684786107_484840741_nquarante-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 23/1

image forte non ? qui représente un peu comment je me sens après que mon auto m’ait lâché sur le bord de l’autoroute alors que j’étais en route pour voir ma fille à sa soirée d’impro… et oui, la vie c’est comme ça parfois… bête, sec, cru… à moins 25 degrés… sur le bord de l’autoroute… jusqu’au point ou même le char ne veut plus avancer… on comprend alors qu’il faille arrêter…

alors on dit finalement OK d’abord, puis on arrête… enwève à maison le chroniqueur… back home… mets-toi au neutre pis attend… attend que la vie bouge pour toi, attend qu’elle te fasse signe, que les choses se passent d’elle-même… sinon, reste au neutre… car même si on veut la pousser la vie, rien à faire… on peut juste la suivre celle-là… et quand plus rien ne va, il ne reste qu’à écrire des chroniques vers nulle part, simplement ici… et les partager, les envoyant dans le cyberespace… et peut-être jusqu’à votre home à vous…

parfois, la vie, c’est juste comme ça… simplement, crument, voilà… le terrain s’effondre sous nos pieds, la terre s’enfonce, la maison tombe en lambeaux, tout fout le camp… tout autour de soi croule, s’écroule, se déboîte… rien à faire pour retenir… falling apart ou falling into place ? l’un et l’autre probablement…

dans ces moments, il ne reste qu’à attendre, observer, revenir à l’essentiel, presque plus rien en dehors de soi pour s’accrocher, qu’un nouvel espace à découvrir en soi mais encore presque vide… un monde entre deux mondes… et en même temps si on peut relaxer, rien à faire d’autre que de se laisser porter, surfer, vague ou pas…

et dans ces moments, couche par couche, une à la fois, le passé nous quitte, s’envole, s’évapore… les vieilles façons de faire deviennent désuètes et disparaissent… on ne peut alors que se laisser délester du superflu par la vie et la laisser nous diriger au gré de ses heures, ses leurres et ses humeurs… qui mènent ici, vers nulle part… maintenant… toujours maintenant…

alors au neutre, en route vers le grand rien, vers le ptit noyau pur et dur qui émerge lentement de soi, en soi, minuscule extrait de quintessence, soupçon de ce qui ne restera finalement au fil du temps qui passe… se détricoter jusqu’à l’âme, laisser tomber couche par couche, éplucher l’oignon jusqu’au coeur… qui ne contient peut-être rien… mais on y va quand même…

moment de mi-vie, temps d’arrêt… pause… moment de vider la tasse, encore et encore… faire le plein de rien, vider le vieux stock, nulle part où aller, nothing to do… et apprécier ce grand soulagement qui accompagne ce doux flottement de vie quand on peut accepter ce qui est pour ce que c’est… si on peut accepter cet immense nowhere to go…

un moment comme tous les autres moments avant celui-ci que celui-ci, et en même temps, un moment unique, nouveau, frais… un moment qui dure toute l’éternité, un moment qui passe vite vite vite et qui revient, et qui mène à l’autre…

moment moment… ton fils passe un émouvant moment…

désolé, mais je ne retrouve pas la source de la photo… si quelqu’un la connaît, SVP me laisser savoir… et je donnerai le crédit…

6 réflexions au sujet de « quand tout nous tombe sur la tête »

  1. Jocelyne Gagnon

    Hmmmmm…..je connais cette sensation. Ça ne m’est pas arrivé à -25 ou -40 facteur éolien inclus, mais à +40, aucun facteur pour venir m’aider, en pleine heure de pointe un vendredi soir. Je devais garder Bébé Chéri et ma fille comptait sur moi….J’ai eu la chance de « m’ôter des jambes » en prenant une sortie inconnue et stationner la Sainte Fée dans le premier espace « safe ». Première pensée: SHIT!!! Ensuite: bon je fais quoi?… J’ai toujours dit à tout l’monde « Avec une langue, on va partout »… alors je me suis servie de la mienne pour appeler à l’aide. En attendant qu’elle se pointe (l’aide, pas la langue), je me suis assise et j’ai observé autour de moi. Il faisait beau et chaud. Les gens marchaient nonchalamment, pas stressés pour deux sous. J’ai réalisé combien j’étais tendue. J’ai relâché et fait confiance. 45 minutes plus tard, est arrivé la dépanneuse et à son bord, mon Sauveur! Tout a été parfait. Ma fille a trouvé l’aide qui lui fallait, moi aussi. Sur le chemin du retour, j’ai réalisé la force du lâcher-prise. À quoi sert de se battre contre le Ciel qui nous tombe sur la tête? Résister ne fait qu’empirer les choses tandis que choisir de se lover dans les bras de Moment avec confiance, rien de fâcheux ne peut se rajouter!

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