millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 103 et ça monte – et ça descend…
traduction : seuls ceux et celles qui risquent d’aller trop loin peuvent possiblement trouver jusqu’où on peut aller… – T.S. Eliot
en effet, parfois…
parfois, il faut dépasser les limites pour les trouver, les identifier, ramener les choses en perspective…
parfois, il faut en faire un peu trop pour revenir au juste assez…
car si on se tient un pas du côté trop safe de la ligne, on va fantasmer toute sa vie quant à ce qui aurait pu être…
mais si on dépasse la ligne, un tant soi peu, ça va peut-être brûler, ça va peut-être coûter cher, ça va peut-être faire mal, mais on va peut-être avoir l’air fou pour un bout, mais on n’aura qu’à reculer d’un pas et on se retrouve exactement à la bonne place, à notre place, à sa juste place… exactement là où l’on doit être…
et qui sait ?
peut-être qu’en dépassant la ligne du trop safe, on se rendra compte que ça ne se termine jamais la vie… qu’il n’y a pas de fin, pas de limite, que ça ne peut qu’aller que de mieux en mieux, qu’on peut être de plus en plus tout ce que l’on veut…
mais pour se rendre jusque là, faut s’écouter, en tous cas, il ne faut pas trop écouter ceux et celles qui disent qu’on est trop, trop-ci ou trop-ça, que ça ne se fait pas, que ce n’est pas possible, pas réaliste… car les choses extra ordinaires n’ont été découvertes que par des gens audacieux qui ont défriché des routes pas encore débroussaillées, des sentiers pas encore ouverts… découvrir des endroits vierges…
peut-être aussi que si on dépasse la ligne et qu’on ne regarde jamais en arrière, on n’arrêtera jamais, on va filer jusqu’aux étoiles, on va s’envoler et ne jamais revenir… et retrouver notre vraie nature, soit celle d’être une étoile filante, filant droit vers l’infini…
en osant être trop parfois, on réussit enfin à être totalement soi-même, tout soi, juste assez… on finit par être soi-même, on arrive à sa juste place… on vit enfin sa vie…
parfois, trop est juste assez… ou comme disent nos voisins du West Island, too much is just enough…
en anglais justement, ils ont une expression qu’on a francisée et qui va ainsi : you’re too much… yes sir…
trop comme dans juste assez, trop comme dans parfaitement, trop comme dans wow ! trop comme moi aussi je veux être too much… moi aussi je veux oser être moi-même…
parfois on dit que trop c’est comme pas assez… parfois peut-être…
mais c’est souvent pas comme dans pas assez…
car avec trop, si jamais trop il y a, on n’a qu’à reculer d’un pas et on sait exactement où se placer, où se mettre, où se tenir… juste position de vie…
tandis qu’avec pas assez, on va toujours se demander jusqu’où on aurait pu aller, jusqu’où on aurait pu se rendre, jusqu’où on aurait pu se retrouver…
avec pas assez, on aura des regrets… avec trop, jamais…
avec trop,. on aura peut-être des cicatrices, des dettes, mais on aura appris beaucoup, on aura vécu tout autant… avec trop, on aura peut-être connu ce que certains appellent des échecs mais on aura jamais de regrets…
au pire, on pourra dire, plus jamais autant, plus jamais aussi loin, plus jamais aussi fou… mais ça sera fait une fois pour toute, on saura pour sûr… sure…
alors mes ami(e)s je vous souhaite une journée too much, avec un peu d’excès, une peu d’abus, un peu de folie de l’autre bord de la ligne…
une journée totalement vivante quoi…

Délicieux….
Vous de même monsieur !
merci