fun de cellule et autres petites prisons

Capture d’écran 2016-02-09 à 07.44.36••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• dixième

salut lecteurs/trices… vous êtes-vous ennuyés ? si oui, moissi, si non, moi si…

votre présence et vos yeux m’ont manqué… et vos âmes alors… ah vos âmes… quelles âmes que nos âmes…

week-end familial et petit road trip pour le chroniqueur ces derniers jours durant lequel j’ai troqué les mots virtuels pour des mots en oreilles et en bouche et en chair et en os…

alors ce matin, retour au home et back à la shop à mots… tape tape tape, enter ! de retour avec le plaisir d’un éternel débutant chronique…

excellente occasion que cette brève absence de contact de quelques jours entre nous pour jaser ce matin de notre lien qui relève de la pure virtualité à-travers les ondes, notre lien qui existe grâce au pas de fil… mais aussi de notre lien au temps qui décortique l’infini en tranches d’heures, de minutes et de secondes, de même que de notre matérialité corporelle qui nous garde prisonnier de ce corps et de ses besoins plus ou moins criants…

premièrement, toujours difficile d’admettre que nous sommes dépendant(e) de quelque chose, encore plus peut-être de quelqu’un… mais ceci est une partie bien réelle de notre réalité en ce bas monde matériel…

oh ! si le terme dépendant vous choque ou vous heurte, vous pouvez toujours utiliser le terme codépendant ou interdépendant, mais peu importe le terme choisi, le d, le é, le p, le e, le n, le d, le a, le n et le t y sont inclus dans tous les cas…

car veux veux pas, nous devons admettre que nous avons une relation très proximisante avec nos machines techno, qu’elles soient ordinateur, tablette ou téléphone… nous entretenons pour la plupart d’entre nous une relation virtuelle les un(e)s avec les autres… grâce aux ondes, on garde contact… téléapathie techno… sans elles, il faudrait se voir en chair, ou pas du tout, c’est selon…

mais lentement et subtilement, ce médium qui permet l’ouverture sur le monde, entraîne insidieusement un certain niveau de contrainte… nos sans-fils visibles en créent d’autres invisibles… ceux qui nous lient vous et moi entre autres… d’un côté, on aime bien notre lien, mais de l’autre quelque chose d’un peu trop systématique et mécanique nous dérange non ? sympathique aigre-douceur apathique…

comme toutes choses, les nouvelles techno entraînent des avantages certains, mais aussi certaines conséquences plus ou moins dérangeantes… en tous cas, des habitudes plus ou moins régulières… pour lesquelles l’équilibre n’est pas toujours facile à préserver… mais le propre de l’équilibre est justement, comme pour le funambule sur son fil, de maintenir et perpétuer le déséquilibre sans fil sans le tuer… nous sommes damné(e)s et condamné(e)s à l’équilibre à perpétuité… sans fil et au fil du temps…

l’image du haut, de Felipe Luchi (lien plus bas pour le site du Outside Magazine d’où proviennent ces photos) de même que celle-ci illustrent bien cette relative et pas toujours apparente dualité entre liberté communicationelle et nos chaînes téléphoniques…

Capture d’écran 2016-02-09 à 07.44.48

dans ce cas-ci, le chat (et son tchatteur) est prisonnier de sa souris… et en haut, le beau parleur de son cell…hurle… et manque d’air…

même chose pour le temps dans lequel nous sommes souvent pris et prisonniers… souvent nous sommes les détenus du temps qui ne passe pas… nous n’en avons jamais assez et on lui court après… mais le temps finit par nous rattraper à mort…

Capture d’écran 2016-02-09 à 07.44.56

écrivant tant et parlant temps, si vous en avez en masse de lousse, regardez ces sympathiques messieurs nous expliquer ce qu’est ce temps qui n’existe pas mais que nous percevons comme nous le pouvons :

http://fr.sott.net/article/27562-Le-temps-existet-il?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

loin de moi l’idée de porter un jugement sur notre utilisation des outils techno pas si logiques… car ce que l’on juge nous judge back right away… qu’en génuflexions et en réflexions le chroniqueur… car bien émotionelle et pas toujours très logique la techno…

mais quoi qu’on en dise, cette techno a changé notre façon d’entrer en relation avec le monde et les un(e)s avec les autres… cette techno aigre-douce qui nous permet de garder contact avec le monde tout en faisant entrer le monde dans nos yeux et notre imagination via nos écrans très cathodiques… amène-en des images… oui papa…

on dit d’ailleurs que le web rapproche les gens éloignés les uns des autres tout en éloignant ceux et celles qui sont proches… intéressante réflexion…

et nous ? loins des yeux mais proches par l’écran… et le coeur ? mais surtout, d’états d’âme… car des tas d’âmes, mais la seule et même âme… âmen…

____
http://felipeluchi.com/59761/522767/advertising/go-outside-magazine-jailhouses

 

2 réflexions au sujet de « fun de cellule et autres petites prisons »

  1. Samano

    Oui mon père j’avoue, je suis dépendant…alors comme dirait Jean-François Vézina :
    Pourquoi ne pas danser…
    Dépendanser !

    Répondre
  2. Prashanti.

    Écriture bien douce pour parler de ces dépendances .
    Grrrrr ! Prison quand même bien confortable pour jouer à la cachette . ….

    Répondre

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